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The heat of the night [James Ford]

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Katherine Austen
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MessageSujet: The heat of the night [James Ford] Dim 14 Mar - 2:25

Après une longue journée à essayer de s'installer et à prendre ses repères dans une maison qu'elle ne connaissait pas et qui était pourtant la sienne, Kate avait eu envie de se changer les idées. Une balade dans les environs aurait pu être agréable, mais ce n'était pas envisageable. Premièrement, Aaron s'était presque endormi le nez dans son assiette et Kate n'avait pas eu le courage de le réveiller pour qu'il prenne un bain. A la place, elle s'était donc contentée de lui débarbouiller les mains et le visage avant d'aller le mettre au lit. C'était sa deuxième nuit dans un vrai lit et Kate espérait vraiment qu'il réussirait à dormir. Parce que ça n'avait pas du tout été le cas la nuit précédente. Il avait tenue Kate éveillée une partie de la nuit, car il faisait cauchemar sur cauchemar et il ne voulait pas que Kate le quitte. Épuisée, elle l'avait autorisé à finir la nuit avec elle dans sa chambre. Ça, c'était une chose que Kate ne voulait pas qu'il fasse de peur qu'il prenne l'habitude de toujours venir chercher réconfort dans son lit, mais avec tout ce que le petit bonhomme avait vécu durant les trois derniers mois, la jeune maman n'avait pas eu le coeur de le laisser tout seul dans une chambre qu'il ne connaissait pas. Kate savait aussi que ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne s'y fasse, mais ça ne l'empêchait cependant pas d'avoir hâte que ce jour arrive. Elle aussi avait besoin de dormir...

Il y avait cependant une chose qu'elle adorait de cet emménagement. Le loisir de prendre une douche ou un bain chaud. Certes, elle se lavait tous les jours, mais dans l'océan ou à la cascade, ce n'était pas la même chose. Le premier shampooing qu'elle s'était fait avait été un moment merveilleux. C'était peut-être complètement ridicule, mais il fallait avoir été privé d'une chose aussi simple pour comprendre à quel point ça pouvait être génial. Aaron aussi avait grandement profité de la baignoire. Il avait bien-sûr rechigné à l'idée de prendre un bain avec des tonnes de bulles, mais sa mère était une mâratre et elle l'avait obligé à patauger. Il avait pleurniché en disant qu'il voulait aller jouer dans l'eau sur la plage comme d'habitude et qu'il était propre, mais pauvre chéri, Kate ne s'était pas laissée fléchir. Et au final, Aaron avait passé près d'une heure à jouer comme un bien-heureux dans l'eau avec les quelques jouets pour le bain que Kate avait trouvés dans un placard. De toute évidence, il y avait eu un enfant dans cette maison et les jouets avaient été oubliés là. Tant mieux pour Aaron.

Comme son fils dormait sur ses deux oreilles - pour le temps que ça durerait - Kate avait finalement décidé de faire un feu de camp sur la petite portion de terrain qui était derrière sa toute nouvelle demeure. Durant sa visite rapide des lieux, elle avait découvert un cercle de sable entouré de pierres ainsi qu'une petite pile de bûches bien cordées contre la maison. Après s'être assurée que la porte de devant était bien verrouillée, la jeune femme attrappa une couverture trouvée dans un placard, attrappa son arme et sortit dans le "jardin" par la porte arrière. Arrivée près de ce qui était le lieu du foyer, Kate posa sa couverture sur le sol, à une distance raisonnable du cercle avant d'aller chercher des bûches qu'elle disposa avant d'y mettre le feu et de s'allonger sur la couverture. A l'aide d'une branche, elle joua lentement avec les braises tout en regardant partout autour d'elle. Dans toute cette histoire d'emménagement au village, Kate avait quand même de la chance. Elle avait hérité d'une maison qui était un peu éloignée des autres et comble de bonheur, elle n'avait pas de voisins derrière. Elle avait donc la sainte paix et personne pour épier ses faits et gestes. Ç'avait cependant un côté moins pratique, si jamais elle avait des ennuis avec les Autres, elle serait toute seule. Mais elle avait toujours son arme à portée de main - loin d'Aaron, ça c'était évident - et elle avait rapidement pris l'habitude de verrouiller les deux portes une fois qu'elle était à l'intérieur. C'était peut-être totalement inutile, mais Kate préférait en faire trop que pas assez.

En soupirant, la jeune femme lâcha sa branche et s'allongea sur le dos pour regarder le ciel. C'était une nuit sans nuages, elle pouvait voir les étoiles, la lune et des constellations, mais n'étant pas douée en astronomie, elle ne pouvait pas dire laquelle était la Grande Ourse. Elle avait beau chercher la grande casserole, elle ne parvenait pas à la trouver. C'est à ce moment-là qu'elle se mis à rire doucement. Ça ne lui rappellait que trop la conversation qu'elle avait entendue lorsque James et Karl s'étaient parlés une fois revenus sur "leur" île. Repenser à cette conversation l'amena à réfléchir à ce qui s'était passé entre eux durant les trois derniers mois. C'était... étrange. Ils étaient parfaitement conscients de ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre, ils se voyaient le plus souvent possible - d'ailleurs ils avaient passé quelques soirées auprès d'un feu de camp - mais ils n'allaient pas trop vite, ne brûlaient pas d'étapes. Comme si... comme s'ils avaient peur de tout gâcher par une bêtise. Ils n'en avaient jamais vraiment parlé, c'était une sorte d'accord tacite entre eux, mais Kate était contente de voir que James n'avait pas l'air de vouloir aller trop vite lui non plus. De toute manière, c'était connu, les relations qui démarraient sur des chapeaux de roues ou qui n'étaient pas bâties sur des bases solides n'avaient que peu de chances de tenir la route. Et Kate voulait que celle-là fonctionne... et elle mettrait tout en oeuvre pour que ce soit le cas. Ce qui la rassurait par-contre, c'était de voir que James semblait partager son avis à ce sujet.


Avertissement... le sujet peut devenir quelque peu... torride.
Alors avis à ceux qui ne souhaitent pas lire ce genre de choses, passez votre chemin! ^^


WHEN YOU LOVE A WOMAN YOU TELL HER
THAT SHE'S REALLY WANTED
WHEN YOU LOVE A WOMAN YOU TELL HER THAT SHE'S THE ONE
SHE NEEDS SOMEBODY TO TELL HER
THAT IT'S GONNA LAST FOREVER
SO TELL ME YOU EVER REALLY
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James Ford
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MessageSujet: Re: The heat of the night [James Ford] Jeu 25 Mar - 0:01

La nuit venait tout juste de tomber sur l’île, emportant avec elle la torride température du jour. Une température tropicale à laquelle les survivants n’avaient pas eu le choix de s’habituer, ne pouvant appartenir qu’à une île déserte. Et pourtant, depuis quelques jours, leur vie n’avait plus rien de ce qu’elle avait été sur l’île depuis un an et demi. Ils n’étaient plus en constante méfiance, une méthode nécessaire pour pouvoir survivre sur cette île. Enfin, presque plus. En fait, l’arrivée de ce bateau, The Maelstrom, qui avait le brûlant désir de tous les tuer faisait tout de même planer au-dessus d’eux une menace de mort. Leur vie au village, bien qu’ils aient maintenant l’électricité, de la nourriture plutôt abondante et des lits confortables, n’avait rien de la sérénité qu’avait été leur vie à la plage depuis environ 3 mois. À cette époque où ils étaient heureux pour une fois. Pourquoi diable fallait-il que tout ne soit que de courte durée par ici? Dam nit. Bref, il n’avait eu d’autre choix que de se réfugier au village. Et depuis quelques jours, s’en était terminé des jours tranquilles sans menace de mort pendant au-dessus de la tête. Pour de bon. Pourtant, cette période leur avait fait le plus grand bien, surtout à ceux qui avaient vécu un an et demi aux grottes, craignant à tout moment d’être attaqués. Maintenant, c’était terminé. Face à ce nouveau danger, James s’était senti plus lasse que jamais, se demandant si, après tout, il n’allait jamais pouvoir être heureux dans sa vie, pour une fois. Frustré par les déceptions de la vie, il s’était renfermé sur lui-même, retenant à peine ses remarques sarcastiques. Et cela ne faisait que deux jours qu’il était au village….Bien sûr, ceux avec qui il était le plus proches étaient là pour lui; la plupart d’entre eux avaient remarqué ce changement et, bien qu’ils ressentaient souvent la même chose, avait tenté de lui faire voir les côtés positifs. Bien entendu, ce bon vieux Hurley avait joué toutes les cartes possible et avait presque réussit à rendre de bonne humeur James au cours des derniers jours. Presque; parce qu’il était trop orgueilleux pour avouer que, au cours de l’année et demi, ce gros homme lui avait terriblement manqué, ainsi que les fameuses excursions en van Dharma ou les séances de camping entre hommes (et Claire xD). Un côté de lui était donc bien heureux de revoir son ami et que celui-ci était resté fidèle à lui-même. Comme avant…

Cependant, Hurley n’était pas le seul présent dont il s’était rapproché ces derniers mois, alors qu’ils vivaient tranquillement à la plage. Il n’était pas le seul non plus qui était capable de faire sourire le blond malgré le fait que ces fous du bateau puissent le trouver n’importe quand. Pas le seul non plus à pouvoir, parfois, lui faire oublier en partie cette menace. Et le seul à endurer ses répliques mordantes, plus nombreuses vu son état frustré. Hey oui, après s’être carrément crashé dans sa vie, tombée des airs, Clementine était maintenant dans sa vie. En partie en tout cas. Les tentatives de Kate pour les réconcilier lui et Cassidy avaient finit par porter leurs fruits. Bien entendu, ils n’étaient pas et ne seraient probablement jamais les meilleurs amis du monde; il sentait encore sur lui le regard désapprobateur de Cassidy ou le regard menaçant lorsqu’il était avec Clementine. Elle se méfiait de lui, elle voulait éviter qu’il n’abandonne sa fille encore une fois, malgré toutes ses promesses et le nombre de fois où elle avait pu observer jusqu’à quel point il avait changé. Comme Kate l’avait prévu, James avait finit par fondre devant cette petite blonde aux fossettes adorables. Quelque chose dont Kate ne cessait de le taquiner jusque là. Cela et sa maladresse avec la petite fille qui l’agaçait désespérément même s’il s’était légèrement amélioré. Bref, après s’être montré un peu réticent envers elle, ne sachant pas trop comment réagir, James avait finalement craqué devant sa minette, ainsi que la façon qu’elle avait, quand l’atmosphère entre eux avait finit par s’alléger, de le suivre pratiquement partout pour lui demander de jouer avec lui. Un détail qui exaspérait James tout en le faisant curieusement sourire; mais il avait vite remarqué à quel point ce bout de femme pouvait être tenace et ne pas laisser tomber facilement. Têtue comme ses parents? Probablement. Il avait également remarqué à quel point James ne pouvait pas refuser grand-chose à cette petite, à croire qu’il se la jouait parfois papa poule. Cependant, il lui restait bien du chemin à faire encore, toujours incertain du choix qu’il faisait.

Sawyer ne devait aussi pas oublier le grand rôle qu’une certaine brunette nommée Kate avait joué au cours de ces trois derniers mois. Après leurs doubles retrouvailles, ils avaient plutôt été hésitant, ne sachant pas comment s’y prendre l’un avec l’autre, prenant en tout temps des milliers de précautions pour ne pas tout faire éclater en morceaux encore une fois, bien qu’ils étaient tout deux extrêmement doués en cette matière. Elle avait tenté de le réconcilier avec Cassidy. De le rallier à Clementine. Rien ne semblait avoir changé entre eux, mais James sentait néanmoins que quelque chose, bien qu’il ignorait quoi exactement, n’était plus pareil. Un détail positif ou négatif? Cela restait à voir.

Kate….la pensée de la brunette vint brusquement à lui, se glissant dans tout son corps comme une vague qui déferle sur la côte. Sawyer lâcha un profond soupir et porta la bière qu’il avait en main à sa bouche, avant d’en prendre une très longue goulée. Elle était fraîche. Et il faut dire que la bière Dharma fraîche avait un tout autre goût que celle tiède dont il s’était trop souvent contenté. Une brise se mêlait à ses cheveux toujours aussi longs et blonds; le vent se rafraîchissait quand le soleil n’était plus visible à l’horizon, même sur une île déserte et tropicale. La sensation d’être libre monta en lui, en même temps que la fatigue s’immisçait dans son corps entier. Il n’était rentré que depuis quelques heures de sa tournée presque quotidienne, que certains des survivants se partageaient à tour de rôle afin de vérifier que les types du bateau, ces foutus kamikazes, ne se glissent jamais à proximité du village. Ils avaient donc plus que jamais besoin de protection, surtout vu les nombreux enfants qui peuplaient maintenant le village, l’emplissant de vie à chaque jour. Bon sang. Et dire que maintenant les enfants sont devenus quand même importants pour lui. Est-ce que James Ford deviendrait un peu trop sensible au fil du temps?^^ Que la réponse soit positive ou négative, pourtant, il n’était pas question qu’il laisse quelque chose arriver à Clementine. Ni à Aaron d’ailleurs. Parce que Cassidy ne voudrait plus jamais lui adresser la parole et lui en voudrait à mort et que Kate serait complètement dévastée en plus d’avoir la même attitude que son amie. Mais était-ce que la seule et unique raison à son désir de protection de la petite blonde ou bien ne voulait-il pas s’avouer au fond qu’il l’aimait bien? Peu importait de toute façon la réponse exacte; ce genre d’analyse était loin d’être le style du blond. Ennuyé et désirant se changer les idées, James jeta un regard circulaire sur ce qui se passait près de lui. Le village était plutôt calme, pour une des rares fois. Les lumières étaient, pour la plupart, éteintes. D’où il était, James pouvait apercevoir la maison de Cassidy, de Kate et de Clementine, juste en face de la sienne (Cassidy avait finit par céder vu au désir des deux autres d’être près de lui^^). De douces étoiles blanches commençaient à parsemer le ciel bleu; la nature de l’île leur permettait de mieux observer les étoiles. Des bruits caractéristiques de la jungle lui parvenaient de très loin, rien de bien effrayant par contre. Il ne put toutefois s’empêcher de les écouter attentivement, sur le qui-vive comme s’il s’attendait à tout instant percevoir un intrus parmi ces bruits plutôt familiers. James prit une autre gorgée de bière, lentement; il avait encore quelques heures devant lui pour réfléchir avant que la fatigue ne l’emporte pour de bon. Un bruit parvint alors jusqu’à ses oreilles, différents des autres, ressortant étrangement parmi le lot des sons familiers. Un crépitement de feu. Haussant les sourcils, se demandant qui pouvait bien avoir eu l’idée de faire un feu de camp à une heure pareille, James Ford détourna ses yeux en direction de ce qui semblait être la source du bruit. Sa courte enquête l’amena à la cour arrière de la maison juste en face de lui et il entraperçu pendant quelques minutes une grande chevelure brune. Il esquissa un sourire, lentement et ses yeux se mirent à briller autant que ceux d’un petit à qui on aurait offert le plus beau cadeau du monde. James se leva alors et, presque sans réfléchir, retourna à l’intérieur. Il empoigna une caisse de bière qui trônait dans le réfrigérateur presque vide, accompagné de bonnes vieilles guimauves. Juste avant de franchir de nouveau le seuil de la porte, ayant complètement oublié sa fatigue d’il y a quelques minutes, il fixa le lavabo et se dit qu’une petite corvée vaisselle ne ferait pas de torts, avant de finalement hausser les épaules en signe d’indifférence et de retourner à l’extérieur. Il était un homme après tout; et les gens en général étaient beaucoup moins étonné qu’un homme, particulièrement Sawyer, ait une maison presque en désordre complet que si cela avait été quelqu’un d’autre. Ses mauvaises habitudes avaient le don d’exaspérer Kate et Cassidy, cette dernière glissant presque à chaque fois qu’elle le pouvait combien il devrait ranger un peu histoire de montrer l’exemple à Clementine et blablabla. Mais James avait vite fait de détourner l’oreille, soudainement distrait par autre chose ou engageait une discussion avec Kate. Cette dernière, bien qu’elle lui fasse aussi la remarque, avait compris depuis bien longtemps qu’il était pratiquement impossible d’avoir le dernier mot avec Sawyer.

Lorsqu’il mit le pied dehors, tiré de ses pensées, James fut balayé par la même brise que tout à l’heure, assez agréable finalement. Bière et guimauve en mains, il se dirigea vers la cour arrière de la brunette, qui semblait bien installée pour se reposer près du feu. Il fixa ses yeux verts, sourire pétillant et moqueur aux lèvres, avant de s’inviter lui-même et se de laisser tomber près d’elle.

« Well well Freckles, alors on a décidé de laisser tomber nos petits pour se tapper une soirée camping dans la cour? », commenca-t-il, malicieusement comme à son habitude. Parler de nos petits était en soi un gros pas pour le blond…^^. « Et en plus on a même pas pensé à inviter son grand méchant loup préféré? », ajouta-t-il, tentant de faire réagir la brunette et peut-être d’entraîner vers lui des moqueries qui lui faisait du bien de sa part à elle. Parce que, de toute façon, c’était eux depuis le début.



Time is gonna take my mind and carry it far away where I can fly
My eyes are on you they're on you and you see that I can't stop shaking no, I won't step back but I'll look down to hide from your eyes 'cause what I feel is so sweet and I'm scared that even my own breath Oh could burst it if it were a bubble and I'd better dream if I have to struggle so I put my arms around you around you and I hope that I will do no wrong my eyes are on you they're on you and I hope that you won't hurt me Dancing
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MessageSujet: Re: The heat of the night [James Ford] Jeu 25 Mar - 22:27

La jeune femme était perdue dans ses pensées et c'est pourquoi elle sursauta lorsqu'elle vit un mouvement sur sa droite. Elle tendit la main pour attraper son arme, mais c'est à ce moment-là qu'elle reconnut James et qu'elle se détendit. Kate eut un petit sourire amusé lorsque James se laissa tomber à ses côtés sans prendre la peine de lui demander s'il était le bienvenu à son feu. De toute manière, Kate n'aurait pas refusé. Elle n'avait rien contre le fait d'avoir un peu de compagnie ce soir-là et pour tout dire, la compagnie de James était toujours appréciée. Ils avaient retrouvé leur complicité d'antan et ça, c'était génial. Se taquiner avait toujours été une chose qu'ils avaient aimé faire et Kate avait été ravie de voir que ça n'avait pas changé... même après autant de temps passé loin l'un de l'autre. C'était rassurant en quelque sorte. Certes, ils avaient tous les deux vécu certaines choses durant leur séparation légèrement forcée, mais quelque part, Kate avait toujours l'impression d'avoir le bon vieux Sawyer devant elle, celui qu'elle avait appris à aimer à force de passer du temps avec lui. Avec quelques petites améliorations à la clef, bien-entendu. Il n'essayait plus de se faire passer pour le salaud qu'il aimait faire voir aux autres aux premiers jours. Kate avait aussi l'impression que ce séjour forcé sur cette maudite île de malheurs avait peut-être aussi contribué au fait qu'il était redevenu lui-même et qu'il ne jouait plus de rôle pour la galerie. Et le voir aller avec Clementine, s'attacher à cette fillette était encore mieux. Peut-être que le fait d'avoir sa fille tout près aidait. Kate connaissait un peu les détails de l'enfance de James et il aurait été plus que compréhensible qu'il ne veuille pas que sa fille vive la même chose que lui. Et puis, il était mignon à voir aller avec Clementine. Comme elle l'avait prévu, il avait fondu devant la petite et il était incapable de lui refuser quoique ce soit. Et en ce qui les concernait, les choses allaient bien. Tranquillement, mais ça allait bien. Était-ce positif? Kate était persuadée que oui, mais elle n'osait pas interroger James à ce sujet de peur qu'il lui dise qu'elle n'était entrain de s'imaginer des choses. Ou que ça tourne au vinaigre. Kate préférait encore être dans le doute que de se disputer à nouveau avec lui...

- Je les ai pas laissés tomber! s'écria une Kate faussement offusquée. lorsqu'il lui demanda si elle avait laisser tomber "leurs petits" pour une feu de camp. Cassidy et Clementine sont parties je-ne-sais-où et Aaron s'est endormi en mangeant. J'avais pas le coeur de le réveiller pour aller t'inviter à mon feu de camp... mais je suis contente que tu sois là par-contre. ajouta-t-elle tout en s'écartant un peu pour faire une place à James sur la couverture. Oh, mais tu m'impressionnes! Tu connais le grand méchant loup, toi? Tu crois que je dois me méfier? Il va vouloir me dévorer? ajouta-t-elle en en souriant, faisant référence au fameux grand méchant loup qu'elle avait omis d'inviter à son feu de camp.

Ils ne s'étaient pas vus de la journée et il fallait bien admettre que ça lui avait manqué. Sur la plage, elle avait pris l'habitude de le voir tous les jours et ce, même si ce n'était que pour quelques minutes. La dynamique était toute autre depuis qu'ils étaient venus vivre dans ce village. Kate savait qu'il avait passé la journée en balade avec d'autres personnes histoire de s'assurer que les types du bateau n'approchaient pas du village. Il devait être crevé après avoir arpenté les environs et avec la chaleur étouffante qu'il faisait depuis quelques jours, ça n'avait pas dû être une partie de plaisir. N'eut été d'Aaron et du fait qu'elle devait terminer l'emménagement - même si Kate n'avait que quelques maigres possessions - elle aurait sans doute voulut être de la partie. Même à l'époque de son premier séjour sur l'île Kate n'avait jamais aimé rester à la traîne. Elle voulait participer et faire de son mieux pour aider. Elle serait probablement devenue complètement folle à force de rester sur la plage à ne rien faire ou à regarder le temps passer. Et puis... se casser un ongle, il n'y avait rien de bien grave là-dedans. Et il fallait aussi dire que Kate était un vrai petit garçon manqué quand elle s'y mettait. Pour grimper aux arbres, elle devait battre tout le monde les mains dans le dos et les yeux fermés. Elle ne les avait pas accompagnés, mais ce n'était pas parce que ça ne l'intéressait pas. Elle aussi avait à coeur la sécurité des enfants et de ses amis.

- Alors, tu t'es bien amusé aujourd'hui? demanda la jeune femme en tournant la tête pour voir regarder James... et elle ne put s'empêcher d'éclater de rire en voyant ce qu'il avait apporté avec lui. Bières et guimauves? Tu crois que c'est un bon mélange? On risque d'être malades avec des trucs comme ça. ajouta-t-elle en secouant la tête, amusée.

Malgré tout, Kate se redressa pour s'asseoir avant de se mettre debout pour aller à la recherche de deux branches. Il n'y avait rien de mieux que des guimauves chauffées sur le feu et de les manger alors qu'elles étaient presque calcinées et que la guimauve était toute dégoulinante une fois la couche de grillé retirée. C'était une chose qu'elle avait fait des tonnes de fois en compagnie de Tom... Tom qui ne pourrait jamais plus partager ce genre de truc simple avec personne... Et tout ça, par sa faute, parce qu'elle avait pris sa voiture pour s'enfuir de l'hôpital et qu'il était à ses côtés à ce moment-là. A cause d'elle, Tom ne pourrait jamais vivre certaines choses merveilleuses que la vie aurait pu lui apporter. C'était triste de songer que tout ça c'était de sa faute au final... et ça, elle ne pourrait jamais l'oublier. C'était pour cette raison qu'elle tenait tant à récupérer ce stupide avion dans cette stupide valise. Pour se rappeler de tout ce qu'elle avait causé en prenant sans cesse la fuite. Elle ne s'était arrêtée qu'à cause d'Aaron. Pour lui, Kate avait décidé d'arrêter de fuir et faire face à la musique. C'était à cause de lui qu'elle était prête à aller en prison. Avant d'avoir Aaron dans sa vie, jamais Kate n'aurait cessé de fuir... Chassant cette pensée au loin d'un brusquement mouvement de la tête, ne voulant pas gâcher une soirée qui s'avérerait fort probablement amusante en compagnie de James en passant à la mort de son meilleur ami, Kate se secoua et se mis à la recherche de deux branches assez longues pour qu'ils puissent se tenir assez loin du feu. Lorsqu'elle eut trouvé ce qu'elle cherchait, Kate revint vers James et se laissa tomber à ses côtés avant de lui tendre une branche et d'attraper le sac de guimauves pour en piquer une sur sa propre branche.

- J'ai l'impression d'avoir fait griller des guimauves dans une autre vie tellement ça fait longtemps. murmura la jeune femme tout en approchant sa branche du feu pour y faire griller lentement la guimauve. C'est dingue, je n'ai jamais fait ça avec Aaron. Je suis sûre qu'il adorerait ça. Faudrait le refaire avec nos petits bouts, qu'est-ce que tu en penses? interrogea-t-elle James.

Elle ne voulait pas qu'il se rende compte qu'elle avait l'esprit légèrement ailleurs. C'était stupide, ce n'était qu'un simple feu de camp et des guimauves, mais ça lui rappelait Tom et ça lui ramenait en mémoire tout ce qui s'était passé. Tout en lui remettant sous le nez que cette... tragédie était de sa faute. Que de sa faute. Non! Il fallait qu'elle arrête de penser à ça, il fallait que Kate se secoue un peu et qu'elle pense à autre chose. Ne serait-ce qu'afin que James ne se rende compte de rien et ne lui pose pas de questions. Parce que non, elle n'avait jamais parlé de Tom et de ce qui s'était passé. Et elle n'avait pas du tout envie d'en parler non plus. Il faisait partie de son passé et le passé était enterré. Depuis son retour à Los Angeles, depuis sa mère qui était prête à ne pas témoigner contre elle pour avoir la chance de rencontrer Aaron, Kate avait fait l'impasse sur son passé C'était terminé et elle tentait de passer à autre chose, d'aller de l'avant. Ce n'était pas facile tous les jours, mais elle s'y efforçait.


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MessageSujet: Re: The heat of the night [James Ford] Dim 4 Avr - 1:59

Sawyer venait tout juste de prendre place près du feu…et de la brunette qui y était également. Celle-ci avait alors immédiatement affiché par un sourire son bonheur de le voir là, avec elle, sautant sur chaque occasion pour la taquiner. Il esquissa lui-même un sourire d’ailleurs; soudainement, par cette seule expression faciale, James avait l’impression que toute la pression de ces derniers jours, causée à la fois par les intolérables tensions au village, mais également par la menace de mort qui planait sur eux s’était effacée. Ses épaules semblaient plus légères, comme si le poids qui pesait sur elles venait de s’affaisser. Et tout cela était du à un sourire d’une certaine brunette, du genre qui pouvait rendre une journée horrible merveilleuse. Bon sang que sa journée avait été horrible en fait, menée en long et en large par la peur de voir ces types du bateau finalement débarquer au village et y faire disparaitre toutes traces de vie. Pas une seule fois les personnes importantes pour lui s’étaient disparues de sa pensée alors que James faisait sa ronde habituelle dans la jungle, un peu plus tôt dans la journée. Kate, Juliet, Clementine, Hurley. Ces gens dont la mort finirait par le tuer. Ces gens qu’il ferait tout pour protéger coûte que coûte. Pas étonnant qu’après une journée si lourde en émotions, habitée par cette immense peur, James Ford se soit soudain sentie las. Une soirée près du feu à taquiner Kate, à flirter tranquillement sans penser au lendemain en mangeant de temps en temps une guimauve et arrosée de bière Dharma. Ce qu’il avait besoin en ce moment. Ce qui pourrait lui faire énormément du bien. Déjà, seul son sourire avait déclenché ce petit quelque chose de si familier en lui, qui devenait peu à peu habituel. Cette impression de légèreté et cette pression qui s’amenuisait tranquillement. Ce moment présent, là maintenant, où il venait de s’asseoir près de Kate, ne ménageant pas ses mots pour la taquiner, où la brunette sautait dans son jeu, ce même jeu qu’elle connaissait désormais par cœur, semblait être l’écho d’un passé qui leur semblait si lointain à présent, où il ne savait presque rien sur l’un et sur l’autre tout en sachant qu’ils se comprenaient, qu’ils étaient ensemble. Le chat et la souris, ce jeu où ils étaient passés maître, sauf que ce dernier avait pris tout son sérieux et que la souris et le chat n’étaient plus en guerre désormais. Ils étaient ensemble, un point c’est tout. Pendant un moment, une vague du passé submergea le blond, qui revit mentalement les nombreuses scènes qui semblaient être le miroir de la soirée de ce soir. Se taquiner. En venir au sérieux. Être ensemble. Cependant, tant de choses avaient changé pour eux, ils avaient évolué, ils avaient fait leur petit bout de chemin séparément, comme si le destin voulait leur permettre de grandir chacun de leur côté, afin qu’ils soient capables de vivre quelque chose sans ne plus avoir peur. Ou presque; Sawyer savait bien que chacun d’eux y allait prudemment depuis plusieurs mois déjà, de peur de voir ce rêve se terminer aussi vite qu’il avait commencé.
Être avec elle, ce soir, sous les yeux des milliers d’étoiles, entre le paquet de bières et celui de guimauve, avait quelque chose de rassurant, de familier, auquel il pouvait se raccrocher pour être capable de continuer, d’avancer dans ce que leur vie sur l’île était devenue. Être capable de se lever le lendemain et se surprendre à penser au moment où sa fille pourra vivre normalement hors de l’île, saine et sauf. Parce que, quelque part, malgré tout le temps qui s’était écoulé et qui les avaient trainé à des années lumières l’un de l’autre, il finissait néanmoins par se retrouver ce soir, autour d’un bon feu. Comme avant. La bonne vieille tâche de rousseur, son sourire enchanteur, ses yeux verts pétillants, celle qui trouvait toujours les mots pour lui répondre. Le blond légèrement arrogant (ou faussement arrogant) donneur de surnoms au sourire à fossettes ravageur. Les tâches de rousseur et les fossettes qui se retrouvaient de nouveau comme au bon vieux temps, comme si rien n’avait changé. Cette scène près du feu semblait être issue d’un autre temps, alors qu’ils ne se connaissaient que depuis quelques mois à peine. Pourtant, ils savaient tous les deux que, malgré tout, quelque chose avait changé entre eux. Ils avaient évolué, avancé. Les expériences que l’île avaient semé sur leurs chemins avaient porté ses fruits; ils avaient avancé pour mieux se retrouver par la suite. Un sourire découvrit ses joyeuses fossettes quand Kate répondit à sa réplique bien placée, ces dernières illuminant soudain ce visage las. Sans même qu’il ne s’en rende compte, ses yeux s’étaient mis à briller plus que jamais quand la brunette avait fait référence à Clementine en parlant du fait qu’elle ignorait où les deux femmes se trouvaient. James le grand protecteur qu’il était sentit un brin d’inquiétude pincer son cœur mais son côté profondément orgueilleux préféra grimacer et l’ignorer en se disant qu’il serait stupide de s’en faire; Cassidy ne pouvait être allée bien loin avec la petite en plein milieu de la nuit. Il regarda la brunette, ou plutôt ses magnifiques yeux verts dans lesquels se reflétaient les flammes du feu de camp, ce qui lui causa un autre pincement au coeur. Ils avaient beau être séparés l’un et l’autre par les guimauves d’une part, mais également les bières DHARMA apportées par Sawyer, ils avaient toujours cette impression d’être près l’un de l’autre, comme si, désormais, rien ne pouvait véritablement les séparer, aucune barrière, aucun océan et aucune île. Mais enfin, c’était plutôt à voir^^.

« O et tu essaies vraiment de me faire croire que Cass et la petite orange sont parties quelque part en pleine nuit? Avoue-le Freckles, pas la peine de me servir des milliers d’excuses. Tu voulais prendre du temps toute seule », répondit James, la regardant dans les yeux avec ce regard intense dont il avait le secret. Ce même regard qui donnait l’impression de pouvoir lire dans ses pensées, de percer tous les mystères. En fait l’air de rien, James la connaissait très bien maintenant cette brunette à tâches de rousseur. Elle pouvait bien lui sortir des millions de mensonges, il devinait sans grande difficulté qu’elle lui cachait quelque chose. James ne la forçait pas à le lui révéler quoique ce soit; tout le monde avait ses secrets et il était bien placé pour le savoir, mais il ne pouvait s’empêcher de lui laisser entendre qu’il savait qu’elle lui mentait. Après libre à elle de tout lui dire ou pas. James laissa un moment un court silence s’installer, comme pour laisser le temps à la brunette de comprendre que sa dernière phrase n’était pas une question, mais une affirmation. Il savait. Point. Et il ne la plaindrait pas de vouloir passer une soirée complète toute seule dans ce village où ils étaient presque à l’étroit à présent, habitués à la grandeur de la plage. Ils avaient une vie qui était à l’opposé même de tout ce qu’ils avaient connu. James n’avait aucune idée si c’était la même chose pour les autres, mais c’était bel et bien son cas. Jamais il n’aurait cru devoir jouer au papa. Jamais il n’aurait cru autant s’attacher en si peu de temps à un de ces petits êtres humains. Non mais quand même, si on prenait en compte qu’il était un ancien arnaqueur, habitué au plaisir d’une nuit avec différentes femmes, c’était tout un exploit de sa part. Il faut dire par contre que cette vie d’arnaqueur ne lui avait jamais plut…Bref. Lorsque Kate ouvrit à nouveau la bouche pour ajouter qu’elle était contente qu’il soit venu, James réinstalla sur ses lèvres le sourire qui s’était effacé il y a de cela quelques secondes à peine. Bien entendu. Il se félicitait lui-même d’avoir repérer dans la nuit cette touffe brune, occupée à observer les étoiles, pensive, devant un bon feu de camp. Il ne regrettait pas sa course folle dans la maison pour trouver le nécessaire et ainsi la rejoindre. Et, par-dessus tout, il ne regrettait pas d’avoir laissé tomber cette idée au profit de quelques assiettes sales à côté de son lavabo (bon okay, c’était peut-être plutôt quelques dizaines assiettes sales rendu à son niveau^^). James baissa un moment les yeux vers le feu qui scintillait devant lui, toujours le sourire aux lèvres, comme s’il voulait choisir les mots parfaits pour ce qu’il voulait dire. Ou plutôt comme s’il tentait encore une fois de cacher ce qu’il ressentait vraiment. Ses yeux bleus se replongèrent peu après dans ceux de la brunette.

« Well Freckles. Je suis content d’être venu aussi. Tu sais que j’ai tenté de te remplacer par une session intensive de ménage?" Ajouta-t-il, légèrement taquineur comme à son habitude. Son sourire était toujours aussi large sur son visage. « T’aura qu’à dire à Cass demain si l’envie lui prend de me crier après parce que soit disant c’est pas assez propre pour Clem par chez moi que c’est de ta faute, veux-tu? », termina-t-il, toujours sur ce même ton qui semblait inviter au jeu. Évidemment, mieux valait rire de cette Cassidy qui voulait que tout soit parfait pour sa fille que de réellement s’inquiéter pour cela. Quoique….lui non plus n’était pas vraiment mieux de son côté pour cet aspect. Mais bon, cela il ne fallait pas le dire trop fort; il doutait cependant que Kate tomberait dans ce piège qu’il lui tendait pour la simple et bonne raison qu’elle le connaissait quoi…
Leur discussion déboula sur la dernière réplique de Sawyer juste avant qu’il ne s’installe devant le feu. Il venait de lui glisser un mot, faussement vexé, sur le fait que Kate ne l’avait pas invité à son feu de joie. Remarque moqueuse à laquelle la brunette avait rapidement répondu, attirant de nouveau sur elle les yeux couleur océan de James Ford. Il ne put en fait que continuer sur la lancée qu’il avait lui-même démarrée.

« Et bien oui, je le connais le méchant loup », commença-t-il de nouveau sur le même ton moqueur, taquineur à souhait. « Si j’étais toi Freckles, je me méfierais; le loup m’a dit qu’il avait un goût particulier pour les brunettes », termina-t-il tendant du même coup une main avide vers le paquet de bière à ses côtés pour en prendre une. La soirée semblait s’être bien installée à présent, il pouvait sentir la brise de plus en plus fraîche glisser sur sa peau chaude, lui arrachant un frisson de temps en temps. En silence, il attrapa deux bières avant d’en lancer une à Kate juste à côté de lui et de prendre l’autre, l’ouvrant d’un mouvement sec. James prit une longue gorgée avant de laisser glisser d’entre ses lèvres un soupir de satisfaction. Si la soirée continuait comme cela, il y avait de fortes chances pour que James ait un haut taux d’alcool dans le sang. Et dans ce temps-là, qui pourrait en prédire le résultat? Le regard de Sawyer venait de se détourner de la brunette pour se replonger dans le feu. S’ensuivit alors un moment de silence, auquel Kate coupa court en détournant la discussion vers un autre sujet. James s’était-il bien amusé aujourd’hui? Il lâcha un nouveau soupir, cette fois exaspéré. La journée qu’il venait d’avoir avait été longue. Trop même. Il avait passé la plupart du temps dans la jungle à errer le long des pistes habituelles, attentif aux moindres sons, tentant de repérer un de ces zigotos du bateau. Il était partie assez tôt le matin, presque tout de suite après avoir avalé un petit déjeuner et avait croisé Clementine, déjà dehors à cette heure, qui le voulait comme compagnon de jeu. Il avait grimacé avant de lui promettre de revenir plus tard dans la journée juste pour elle, ce qu’il ne fit finalement pas. James était revenu de la jungle particulièrement fatigué, las de cette menace de mort qui planait au-dessus d’eux. Il s’était alors contenté d’une bière devant sa porte pendant que le reste de ses compagnons étaient à la maison, endormis, avant de repérer Kate dans la cour. Bref, la journée avait été excessivement longue.

« Bof. Ça dépend ce que tu veux dire par amusé. Si pour toi une ronde d’enfer dans la jungle est amusant, hey bien…Jackpot. », répondit-il, lâchant un grognement pour montrer son agacement face à son emploi du temps de la journée. Et pourtant il savait bien que ce n’était pas inutile sa tâche. « Et toi Freckles, belle journée? ». James lui avait automatiquement renvoyé la question à s’attendant à la réponse habituelle quoi, soit une journée passée avec Aaron, Cassidy, Clementine, peut-être Claire, Jack, Hurley et les autres aussi. James avait toujours les yeux rivés sur le feu de camp, perdu dans son agacement face à la situation présente sur l’île, quand la conversation dériva soudain sur un sujet beaucoup plus intéressant, qui le força à lever de nouveau des yeux rieurs vers la brunette. Elle venait de faire finalement une remarque sur ce qu’il avait apporté, une lueur d’amusement brillant dans ses yeux verts. Des fossettes apparurent sur le visage du blond, mêlées à un éclat indéniable de défi qui étincelait dans son regard bleu. « Et alors Kate? Tu as peur d’être malade maintenant ? ». Ces mots sonnaient comme une provocation, un défi à réaliser. Et il savait plus que bien qu’elle mordrait à l’hameçon. Parce qu’elle le faisait toujours.

Les yeux de James se perdirent de nouveau dans le rouge et orange des flammes alors que la brunette s’était levée pour aller chercher deux branches. Ils avaient bien besoin de quelque chose pour pouvoir manger leurs guimauves^^. Un sourire Jamesien apparut sur son visage en apercevant l’ombre de la brunette revenir tranquillement vers lui, armée de deux grosses branches. Ils pouvaient finalement commencer leur soirée pour de vrai maintenant. James tendit la main, les yeux moqueurs, pour attraper une des branches qu’elle avait amassée. On dirait bien que l’heure était venue pour les guimauves. James en glissa habilement une avant de la diriger vers le feu pendant que Kate, amusée, lui disait jusqu’à quel point qu’elle en avait pas mangé depuis longtemps. Sawyer regardait le feu qui crépitait devant lui dans une musique presque relaxante après la journée éprouvante qu’il avait eu. Il avisa le regard de Kate planté sur lui et se retourna vers elle, moqueur. « Vraiment, Freckles? Pourtant c’est un classique. Guimauve, bière et feu. T’essaie pas de me dire que t’a jamais fait de camping au moins? » Un certain moment de camping revint donc à sa mémoire. C’était un certain temps il y a environ trois mois, alors qu’il était partie en camping en van DHARMA avec Hurley, Claire et ce type, Daniel. Ça avait été plutôt…spécial comme soirée, mais c’était ce qu’il avait vécut de plus proche du camping depuis un bon moment déjà. Il était perdu dans ses souvenirs, regardant sa guimauve griller aussi rapidement qu’une tranche de pain dans un grille-pain, quand Kate continua sur sa lancée mais, cette fois, en mode maman occupée protectrice. Sawyer leva les yeux vers elle, le regard moqueur, arrivant à peine à croire à ce qu’elle venait de proposer. Une soirée camping avec les petits du village? Tenait-elle seulement à la vie? xD. James ne les connaissait que depuis un court moment, mais il avait comme l’impression qu’une telle soirée pourrait très facilement mal tourner et leur donner plus de difficultés que de bonheur. Il y avait que les petits pouvaient se la jouer très diables quand ils le voulaient, surtout autour d’un feu où il y avait guimauves à volonté.

« You ain’t serious Freckles? Don’t think this is a great idea, ça finirait plutôt mal", ajouta James, un sourire inquiet aux lèvres.



Time is gonna take my mind and carry it far away where I can fly
My eyes are on you they're on you and you see that I can't stop shaking no, I won't step back but I'll look down to hide from your eyes 'cause what I feel is so sweet and I'm scared that even my own breath Oh could burst it if it were a bubble and I'd better dream if I have to struggle so I put my arms around you around you and I hope that I will do no wrong my eyes are on you they're on you and I hope that you won't hurt me Dancing
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Katherine Austen
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MessageSujet: Re: The heat of the night [James Ford] Dim 11 Avr - 2:01

Devant tout le monde, Kate faisait celle que rien n’affectait réellement, mais avec James, elle pouvait se permettre d’être elle-même. Enfin. Avec Jack, elle n’avait jamais pu se le permettre… même après tout ce temps passé ensembles, même quand ils avaient vécu ensembles à Los Angeles, il n’aimait pas vraiment qu’elle soit elle-même. En fait, Kate avait fini par réaliser ou enfin par comprendre qu’elle n’était pas aussi… parfaite que Jack l’aurait voulu. Il aurait fallut qu’elle change selon ses bons désirs, mais ça ne pouvait pas fonctionner ainsi. S’il l’aimait vraiment, il fallait qu’il la prenne telle qu’elle était et sans vouloir la changer pour qu’elle soit comme il l’aurait voulu. Avec James, Kate n’avait pas ces problèmes-là. Il l’acceptait telle qu’elle était et encore mieux, il ne posait pas de questions. Il la comprenait, chose que Jack n’avait probablement jamais été capable de faire. Ils étaient, de toute évidence, trop différents pour que ça puisse fonctionner. Tandis qu’avec James à ses côtés, Kate pouvait se dire que ç’avait une chance de marcher. Elle parvenait même à oublier tous ses problèmes. Bref, avec lui, Kate oubliait tout le reste, plus rien n’avait autant d’importance. C’était génial.

La jeune femme s’était longuement demandée pourquoi elle en était venue à ce genre de constat et la réponse s’était avérée fort simple. Elle était tout bonnement heureuse. James Ford la rendait heureuse, voilà tout. Il n’y avait pas d’autres explications à fournir. C’était un sentiment tout nouveau pour Kate qui n’avait jamais eu le bonheur facile et elle se surprenait à profiter pleinement de chaque petit moment de bonheur qui passait. Comme si elle avait peur que ce petit bonheur tout neuf ne disparaisse dès l’apparition de la première petite bourrasque de vent qui oserait se pointer le bout du nez. Kate avait l’impression de rêver et elle ne voulait pas avoir à se réveiller. Pire encore, elle avait la trouille de se réveiller et de se rendre compte qu’elle avait rêvé tout ça, que James n’était pas à ses côtés, qu’il était toujours sur cette maudite île et qu’elle, elle était à Los Angeles. Ç’avait été assez pénible lors de son retour à la civilisation, elle n’était pas prête à revivre ça. Jamais. Les cauchemars, se réveiller en sueur ou en criant son nom, c’était arrivé trop souvent. Elle avait assez donné. Mais ça, c’était un truc que James ignorait et Kate pensait que c’était peut-être aussi bien ainsi. Se moquerait-il d’elle s’il en venait à le savoir? La jeune femme n’en savait rien et c’était pour cette raison qu’elle préférait se taire.

Il y avait cependant une chose que Kate était ravie d’avoir contribué à rendre possible. Quelque part, c’était un peu grâce à elle que père et fille s’étaient rapprochés. Certes, elle ne pouvait pas s’attribuer tout le mérite, mais… elle savait qu’elle y avait un peu contribué à sa façon et rien ne pouvait la rendre plus heureuse. Elle avait toujours su que James tomberait sous le charme de Clementine. Elle ne savait pas pourquoi elle en était persuadée, mais les trois mois qui s’étaient écoulés lui avaient donné raison. C’en était rendu que James ne pouvait rien refuser à sa fille… et c’était mignon de voir ce petit bout haut comme trois pommes mener James Ford par le nez. La petite démone savait que son père ne pouvait rien lui refuser et elle en profitait. La seule chose que Kate déplorait dans toute cette histoire, c’était de voir que Cassidy se méfiait toujours de James. Bien-sûr, Kate ne pouvait pas lui en tenir rigueur et à sa place, elle aurait sans aucun doute réagit de la même façon, mais… elle trouvait dommage de voir Clementine être ainsi prise entre ses parents… même si ce n’était sûrement pas le but recherché.

Ce qui était bien entre James et elle, c’était de voir qu’ils avaient rapidement pris leurs marques, comme si c’était une vieille habitude qu’ils reprenaient avec plaisir. C’était sans doute pourquoi ils prenaient plaisir à se taquiner sans arrêt. James avait même recommencé à lui donner tout plein de surnoms plus ridicules les uns que les autres, mais la préférence de Kate allait toujours à «Freckles». Si les choses avaient lentement repris leurs places, il y avait quand même un petit plus à leur relation. Ils parlaient plus, ils ne se prenaient plus pour acquis… De toute évidence, ils avaient gagné en maturité durant les trois années passées loin l’un de l’autre, ça aidait sûrement. N’eut été de ça, peut-être qu’ils ne seraient pas ensembles aujourd’hui. C’était quand même positif. Cette longue séparation avait donc véritablement servit à quelque chose. C’était donc un mal pour un bien. Un mal qui avait pourtant été fort douloureux…

Kate ne pu s’empêcher de pousser un petit soupir lorsque James lui dit qu’il n’était pas nécessaire qu’elle lui mente en lui disait qu’elle ne savait pas où était Cassidy et Clementine. En réalité, il était vrai qu’elle ignorait où était passées la mère et la fille, elle ne mentait donc pas à ce sujet, mais par-contre, James avait raison sur un autre point. Il avait raison de dire que Kate avait voulu être un peu toute seule. Des mois de cavale l’avaient quelques peu forcée à être solitaire. D’un autre côté, Kate n’avait jamais particulièrement aimé les foules. C’était pourquoi elle ressentait encore parfois le besoin d’être seule.

- Bon, ok… tu as raison. avoua Kate avec un petit sourire. Mais ça ne veut pas dire que ça serait désagréable d’être seule avec toi. ajouta la brunette en lui faisant un petit clin d’œil un peu coquin.

Il n’y avait qu’avec lui que Kate aurait voulu passer la soirée. Elle avait parfois l’impression qu’il la connaissait si bien qu’il pouvait même lire en elle comme si elle était un livre ouvert. Ce qui était bien là-dedans, c’était que jamais James ne la forçait à parler. Contrairement à ce que Jack aurait fait dans pareilles circonstances. Ou comme la fois où il l’avait forcée à lui dire qu’elle avait commis un meurtre. Elle l’avait détesté pour celle-là. Peut-être était-ce dû au fait que, quelque part, James la connaissait mieux que quiconque… ses parents y compris. Même Jack ne pouvait pas prétendre la connaitre comme ça et pourtant, ils avaient quand même vécu longtemps ensembles à Los Angeles. Plus longtemps que n’avait duré la relation de Kate avec James sur l’île. Et pourtant… Kate n’en revenait pas de voir avec quelle facilité James et elle étaient parvenus à se glisser dans une vie de couple. Bien-sûr, ils allaient doucement et tout, mais c’était naturel. Comme si… comme si c’était l’ordre naturel des choses. Ça lui faisait vraiment bizarre d’y penser, mais ce n’était pas désagréable pour autant.

Lorsque James lui confia qu’il avait été tenté de la remplacer par une corvée de ménage, Kate éclata de rire. James Ford n’avait jamais été porté sur le ménage et c’était justement une chose que lui reprochait allègrement Cassidy… mais Kate n’irait pas se mêler de cette histoire-là. C’était bien beau de vouloir les aider et tout, mais il y avait des limites à ne pas franchir. Et puis c’était connu, c’était toujours le messager qui payait le prix fort! Et ça, ça ne tentait pas du tout à Kate. C’était une bataille que son homme devrait mener tout seul comme un grand. De toute manière, il en était fort capable, Kate ne s’inquiétait même pas pour lui! Quant à Cass, elle était parfaitement capable de se défendre toute seule.

- Si tu penses que je vais me mettre entre vous deux, c’est que tu n’as plus toute ta tête! répondit la jeune femme lorsqu’il lui demanda de dire à Cassidy que c’était de sa faute si sa maison n’était pas assez propre pour leur fille. Mais je ne dis pas non pour assister au spectacle par-contre, vous êtes drôles à voir quand vous vous chamaillez. ajouta la jeune femme en souriant.

Quand vint le sujet du grand méchant loup qui avait un goût fort prononcé pour les brunettes, Kate haussa un sourcil et regarda James, sérieuse comme un pape. Si c’était chose possible, évidemment.

- Dis… tu crois qu’il va vouloir me dévorer? Parce que si c’est le cas, je vais avoir besoin d’un garde du corps… J’ai pas vraiment envie de finir dévorée par un loup, moi. répondit Kate tout bas sur un ton légèrement inquiet.

Ça, c’était une chose que Kate n’arrivait pas à s’expliquer. Enfin, si on faisait ici légèrement référence au sexe… En trois mois, il ne leur était pas était pas encore arrivé de passer la nuit ensembles. A faire autre chose que dormir, on s’entend. D’un autre côté, la jeune femme avait un peu peur d’en arriver là. Parce que quelque part, elle craignait que ça ne vienne tout gâcher s’ils passaient à l’acte. Après tout, tout allait bien entre eux, c’était calme et paisible… en faisant abstraction de ces crétins sur ce maudit bateau de malheur, il n’y avait aucun problème, tout était parfait. Et risquer de le perdre à nouveau à cause d’une bêtise, c’était une chose que Kate ne voulait pas voir se produire. C’était donc une échéance que Kate n’était pas prête à voir arriver, mais d’un autre côté, ils n’étaient pas faits en bois et il devenait de plus en plus difficile pour Kate de garder les deux pieds sur terre. Ça devait être sensiblement la même chose du côté de James, mais elle n’en avait jamais parlé. Par peur. Peur de quoi? Par peur que la conversation ne vienne qu’à produire ce qu’elle redoutait, que ça ne gâche tout.

Après lui avoir vaguement raconté comment s’était passé sa journée, Kate lui demanda comment s’était passée la sienne. Kate n’avait pas grand chose à dire à ce sujet, aussi se contenta-t-elle de hausser les épaules. Il n’y avait rien de palpitant dans la journée qu’elle avait passée à faire du ménage dans la maison qui était dorénavant la sienne. Il y avait une épaisse couche de poussière un peu partout et le ménage n’avait donc pas été un luxe. Sans compter que Kate avait horreur de vivre dans la crasse et qu’elle ne voulait pas qu’Aaron tombe malade en respirant de la saleté. Un ménage de fond en comble de la maison s’était donc avéré nécessaire.

Bien-sûr, James trouva le moyen de la mettre au défi lorsqu’elle émit la vague hypothèse qu’ils pourraient être malades s’ils faisaient un mélange guimauves-et-bières. Elle aurait dû s’en douter, celle-là elle ne l’avait pas vue venir… Avec un regard de défi, Kate piqua une guimauve sur sa branche et la tendit au-dessus du feu… avant de voler à James la bière qu’il venait d’ouvrir. Elle en pris une longue rasade avant de lui rendre sa cannette. Ça faisait longtemps que Kate n’avait pas bu de bière et il fallait dire qu’une bière froide par une telle chaleur, il n’y avait rien de meilleur.

Évidemment, lorsque Kate avait parlé de faire un feu de camp avec les enfants, James n’avait pas compris qu’elle ne parlait que d’Aaron et de Clementine. Peut-être même la petite Ji Yeon si ses parents acceptaient. Sinon, Kate ne voulait pas voir d’autres gamins que ces trois-là dans son minuscule jardin. Il était totalement hors de question que les gamins du village soient de la partie. Pas parce que Kate ne voulait pas que son fils se fasse des petits camarades, mais… la situation était légèrement tendue entre les adultes et Kate ne voulait pas voir une soirée prévue à prendre du bon temps tourner au vinaigre. C’était déjà suffisamment stressant pour les enfants, inutile d’en ajouter une couche supplémentaire.

- Je ne parlais pas de tous les enfants! s’exclama Kate. Uniquement de Clementine et Aaron… A moins que t’aie décidé d’adopter un autre petit entre-temps, chose dont je doute soit dit en passant, les autres ne seront pas invités. Je n’ai pas envie que ça tourne mal. Alors une soirée entre amis, c’est tout ce que je propose. ajouta la jeune femme en souriant.

De toute évidence, James était crevé après la dure journée qu’il avait passée à se balader dans la jungle. En plus de devoir surveiller les imbéciles du bateau, il devait avoir les autres à l’œil… après tout, l’alliance était toute fraîche encore et certaines personnes n’étaient pas d’accord avec ça. Ça créait des tensions et ça pouvait éclater à tout moment. Même durant une balade pour s’assurer que personne n’approchait du village. Kate retira sa guimauve des flammes et la pris entre ses doigts pour la décrocher avant de la porter à sa bouche pour l’avaler. C’était bon, mais elle veillerait quand même à ne pas trop en ingurgiter, histoire de ne pas être malade non plus. Mue par une inspiration subite, la jeune femme posa sa branche sur la couverture et se mis à genoux avant de forcer James à lui tourner le dos. Il avait bien bossé, il avait fait une chaleur épouvantable, il méritait bien une petite récompense. Il avait bien droit au petit massage que lui prodigua Kate. Ç’aurait cependant été plus facile s’il avait retiré sa chemise… mais ç’aurait été jouer avec le feu et… Kate avait un peu peur de se brûler les ailes.


WHEN YOU LOVE A WOMAN YOU TELL HER
THAT SHE'S REALLY WANTED
WHEN YOU LOVE A WOMAN YOU TELL HER THAT SHE'S THE ONE
SHE NEEDS SOMEBODY TO TELL HER
THAT IT'S GONNA LAST FOREVER
SO TELL ME YOU EVER REALLY
- REALLY REALLY EVER LOVED A WOMAN?

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MessageSujet: Re: The heat of the night [James Ford] Ven 16 Avr - 17:47

De l’eau avait bien coulé sous les ponts depuis cette fois où, pour la toute première fois, ils avaient tous les deux cédé à l’immense tentation que constituait l’autre. La fois où ils avaient laissé la peur courir en eux, la peur de perdre l’autre, que ça soit la dernière fois où ils pourraient être ensemble. Où ils avaient laissé leurs instincts sauvages prendre le dessus sur la raison. Le temps s’était écoulé, parfois aussi lentement qu’un escargot et d’autre fois si rapidement qu’il ne pouvait à peine le voir passer. Ils avaient été séparés. James s’était rapproché de Juliet. Elle était finalement revenue; les chaudes retrouvailles n’avaient que peu duré avant que les problèmes irrésolus ne refassent irruption en même temps que la jalousie. Parce qu’ils avaient beau avoir cédé à la joie de se revoir, il savait qu’une bonne discussion serait nécessaire pour tout rentre dans l’ordre. Pour qu’ils arrêtent de se lancer l’un et l’autre contre un mur pour essayer de le faire souffrir le plus possible. Parce que ce petit jeu ne leur avait rien apporté d’autre que des larmes, des dizaines de milliers de larmes et une colère et une jalousie sourdes qu’ils avaient peiné à contenir. Ils avaient essayé pendant un moment d’éviter le sujet, en espérant que les étincelles que les deux savaient qu’il sortirait allaient rester enfouis en eux, mais sans succès. Ils avaient finit par comprendre que les sujets Jack et Juliet était inévitables. Tout simplement. Quand les mots étaient finalement sortis, les bons moments avaient explosé, cela ne va pas sans dire. Kate avait tenté de concocter des retrouvailles entre le père et la fille, avec d’abord plus ou moins de succès, entre autres à cause de la sombre ambiance. Le tout avait pourtant très rapidement changé lorsqu’ils étaient revenus dans le présent. L’atmosphère s’était soudainement plus qu’alléger, une vie aussi normale qu’elle pouvait l’être sur une île avait fait son cours. Tranquillement et doucement, comme un fleuve qui coule. James s’était rapproché de sa fille….peu à peu alors que, d’abord, il avait été si incertain de la manière de faire avec cette petite. Alors qu’il avait peur de la faire souffrir davantage en étant proche d’elle, comme une malédiction qui atteignait tout ceux près de lui. Kate avait su le convaincre que c’était ridicule de penser ici et James n’avait plus, par la suite, résisté très longtemps. Il avait finit par fondre devant cette petite blondinette, se maudissant de se voir si poule envers elle. Mais il n’y pouvait rien…

L’arrivée au village, il y a de cela pas si longtemps, avait marqué le passage à la vie quotidienne. Enfin après des mois passés sur la plage ils avaient de l’électricité et des lits confortables. Les jeunes s’y étaient d’ailleurs très vite habitués. Bref, James était heureux, plus qu’il ne l’avait jamais été dans sa vie entière, même si cette dernière avait été la vie réelle, dans une ville qui était bien loin de cette île. Il avait Kate; bon sang. Oui, elle était enfin près de lui. Il pouvait enfin la voir tous les jours sans avoir peur que le destin les éloigne l’un de l’autre pour la millième fois. Et merde que, encore aujourd’hui, il sentait que c’était trop beau pour être vrai, que tout allait se terminer d’une journée à l’autre ou bien que Kate allait encore une fois aller se jeter dans les bras du docteur, le laissant tomber lui. Et pourtant, Jack étant plutôt distant, cela n’était pas encore arrivé. James ne pouvait cependant pas s’empêcher d’avoir peur, bien que, par principe, il ne le montrait jamais. On ne l’avait pas habitué à vivre longtemps heureux avant que le malheur, ou le destin au choix, vienne tout détruire pour de bon, le laissant bras ballants devant un tas de débris qui avait autrefois été sa vie. Et puis il avait Clementine. Bon sang. Encore un détail qu’il n’aurait jamais cru qui pouvait se produire un jour. Une petite puce blonde qui le détestait pas, au contraire, qui s’était vite adapté et lui sautait dans les bras en insistant pour qu’il joue avec elle à chaque fois que l’occasion se pointait le bout du nez. Elle semblait plutôt fière et, de nature moqueuse, prenait plaisir à mettre Sawyer dans les situations de jeux les plus…féminines? Il savait pourtant bien que ce n’était pas méchant; après tout, vu les parents dont la petite était dotée, cela ne pouvait étonner personne. Kate et Hurley avait donc eu, depuis ces trois derniers mois, des tonnes d’occasions pour se payer sa tête. Charmant non? En fait, personne n’ayant jamais osé imaginer Sawyer en papa poule, ils prenaient tous plaisir à les voir ensemble, jetant de temps en temps une remarque moqueuse sur le sujet auquelle Sawyer ne se gênait pas pour répondre. Comme d’habitude quoi. Il n’était cependant pas le seul à être devenu un peu gâteux (enfin, façon de parler); Hurley était l’oncle par excellence du village, celui qu’ils adoraient tous parce qu’il ne pouvait leur refuser quoique ce soit et avait toujours des idées originales pour les jeux. Comme de quoi Sawyer et Hurley faisaient encore la paire après tout. Et étaient plus semblables que leur apparence pouvait leur laisser croire.

Bref, malgré le fait que, tout était trop beau pour être vrai, il avait fallu que ce maudit bateau vienne s’échouer sur l’île, ajoutant une tension dans l’air dont ils se seraient bien passés, James était plutôt heureux. Bien sûr, la crainte de voir leur vie arrivée à son bout lui tournait toujours l’estomac et l’empêchait souvent de dormir, d’où le besoin de dépenser son énergie à aller faire des rondes dans la jungle. Ils tentaient pourtant de s’amuser un peu quelquefois…En tout cas, au plus grand étonnement du blond, les choses allaient comme si lui et Kate ne s’étaient jamais séparés pendant trois ans. Comme s’ils n’avaient rien perdu du temps qui avait passé. Les vieilles habitudes de discussion autour du feu avaient repris, les moqueries gentilles, les petits jeux dont eux seuls avaient le secret…bref tout. Pourtant, bien que cela ait pu être le signe que rien n’avait changé entre eux, James savait que ce n’était pas le cas. Ils avaient changé en trois ans. Ils avaient vécu des expériences. Grandis. Ils n’en parlaient pas mais en avait pas besoin, justement parce qu’ils le savaient tous les deux. Une preuve de ce changement; ils étaient devenus immensément prudents entre eux, s’osaient pas dépasser les limites tout simplement parce que c’était ce désir d’aventures qui les avait brisé la dernière fois. Qui les avait amené loin l’un de l’autre. Ils n’en avaient jamais parlé mais ni l’un ni l’autre avait osé, en ces trois derniers mois, aller plus loin que les jeux et les moqueries, le flirt, en faisant le grand pas de coucher ensemble….Étrange non pour n’importe qui connaissant le grand blond avec un sourire sournois qu’était Sawyer? Mais c’était comme ça, c’est tout. Peut-être avait-il seulement trouvé moyen de contrôler ses foutues hormones parce que la peur de la perdre de nouveau était plus grande? Il ne le savait pas. James prit une autre gorgée de la canette Dharma qu’il tenait à la main avant de répondre à la brunette, après un petit regard^^.

« Well Freckles…va falloir que tu me dises comment tu peux être seule tout en étant avec moi? », commenca-t-il, sourire aux lèvres et légèrement moqueur, comme pour changer de son habitude. Il leva par contre les yeux en l’air quand la brunette protesta au désir de James qu’elle porte un message à Cassidy. Non mais quoi, tenait-elle absolument à ce qu’il endure pour la énième fois des engueulades avec Cas, du style qui ne donnerait absolument rien? « Comment ça j’ai plus toute ma tête? Tu es la seule qui peut lui parler de nos deux sans recevoir des assiettes au visage! », continua-t-il avec toujours ce même sourire et l’air faussement offusqué. « Franchement Freckles, je vais commencer à penser que tu ne tiens pas à ce que je m’en sorte vivant », dit-il pour toute réponse à la réplique de Kate comme de quoi elle adorait les voir se chamailler. Pfff….non décidemment, cette brunette n’avait pas autant changé qu’elle le laisser voir. Elle était même légèrement sadique avec ce pauvre James par moment. Hey oui pauvre homme pris avec elle…xD.

La dénommée Freckles continua donc son beau discours en répondant du tact au tact à sa remarque sur le petit champeron rouge, agrandissant son sourire à fossettes. Elle faisait exprès, ce qui ne fit que le convaincre beaucoup plus le blond d’exagérer cet air faussement vexé qu’il portait au visage avant d’enchaîner la discussion. Il tourna ses yeux pour la regarder et aperçut le reflet du feu dans ses yeux verts, le front plissé. « Si tu penses que je vais jouer le garde du corps après que tu viennes de m’avouer que tu voudrais que je finisse mort avec une assiette dans le front, tu me connais bien mal petite sadique. Je risque de laisser le loup te dévorer tout rond », ajouta-t-il, son regard pétillant de moquerie, comme d’habitude. Sawyer pigea une guimauve dans le sac maintenant entre eux, imitant ainsi Kate qui avait déjà commencé à goûter à son petit lunch de minuit. Empoignant une branche pour ensuite la faire cuire sur le feu, Sawyer jeta un coup d’œil à la brunette qui ne semblait avoir rien de bon à lui raconter concernant sa journée d’aujourd’hui. Il avait donc ignoré le manque de réponse, sachant que les journées au village étaient très rapidement devenues très routinières. C’est lorsqu’il détourna le regard de sa guimauve pendant quelques secondes encore pour tourner ses yeux bleus vers la brunette qu’il s’aperçut qu’elle avait répondu à sa provocation et s’apprêtait aussi à mettre une guimauve sur le feu. Son sourire, maintenant malicieux, s’agrandit instantanément à cette vision. Kate, apparemment énervée qu’il n’ait pas compris ce à quoi elle faisait précédemment allusion, répéta plus clairement sa proposition, ce qui fit lever les yeux au ciel à James. Bon sang. Un party de petits dans la cours? Ça et l’étape suivante était d’ouvrir une garderie….Il avait beau bien aimer les jeunes, il ne tenait pas à devoir s’occuper de plusieurs petits monstres au même moment. Conservant son air de « You’re ain’t serious Freckles???!! », James la regarda un moment avant de continuer, toujours sur le même ton. « Qu’est-ce que je disais Kate? Tu veux ma mort c’est sûr, enterré sous ces petits jeunots…et en plus tu penses que je pourrais en adopter un autre? », il avait prononcé ces mots avec une certaine moquerie, ne sachant pas trop si elle était réellement sérieuse ou pas xD. Non, trop d’enfants au même endroit, il n’allait en sortir rien de bon.

Les deux survivants étaient là, tranquillement au coin de feu et mangeant des guimauves à moitié brûlée quand, soudain, Kate fit quelque chose que James avait arrêté d’espérer. Quelque chose qu’il brûlait de faire depuis longtemps maintenant mais, sachant que la brunette voulait attendre, il n’avait jamais osé. Elle avait mis sa branche de côté pour lentement le tourner dos à elle. Sawyer, comprenant à demi où elle voulait en venir, l’avait fixé dans les yeux pendant un moment jusqu’à ce que ses mains se posent sur ses épaules pour un massage. Bon sang. Après une journée à suer dans la jungle sous la chaleur torride, à marcher jusqu’à avoir tout ses muscles d’endoloris….voila qu’il avait droit à un massage. Kate osait cette fois, elle allait plus loin que les limites qu’ils s’étaient donnés. Quelles en seraient les conséquences? C’était…magique. James se laissa aller un moment, mais sentait un désir familier monter en lui, se glissant dans chacune de ses veines aussi vite qu’un poison mortel, il n’eut d’autre choix que de serrer les dents pour s’empêcher de faire quelque chose dont il regretterait bien vite. Merde. Il ne devait, il ne POUVAIT pas tout gâcher en une nuit non? Après tout ce temps à être heureux….Il demeura les dents serrées de longues minutes, n’osant pas parler pour ne pas tout détruire, goûtant avec intensité le mouvement des mains de Kate sur son épaule. Il devait chasser les pensées qui lui venaient à l’esprit. Pour ne pas aller trop loin. Et bordel que c’était dur. Depuis trois mois qu’il réussissait à se contenir de peine et de misère, alors que la tentation était beaucoup moins élevée que présentement. Il ne pouvait quand même pas céder non? Mais ne pourrait pas endurer longtemps ce flot de désir qui l’habitait maintenant tout entier. Soudain, il n’en peut plus. Ha non c’était finit. Le sentiment, la sensation que ses mains sur ses épaules lui apportait, le flot de souvenirs qui montaient en lui…s’en était trop. Laissant sa branche tomber sur le sol, inutile, se foutant de l’herbe qui allait rendre sa guimauve immangeable, James se retourna en fixant Kate dans les yeux. Et il ne pouvait être on ne peut plus clair sur ses intentions. Il glissa sa main le long de ses épaules jusque sur son bras, doucement, tendrement. Puis, relevant encore une fois les yeux vers les siens, comme pour s’assurer qu’ils n’indiquaient pas un désaccord avec ce que James s’apprêtait à faire, il posa ses lèvres sur les siennes, un choc électrique parcourant tout son corps.



Time is gonna take my mind and carry it far away where I can fly
My eyes are on you they're on you and you see that I can't stop shaking no, I won't step back but I'll look down to hide from your eyes 'cause what I feel is so sweet and I'm scared that even my own breath Oh could burst it if it were a bubble and I'd better dream if I have to struggle so I put my arms around you around you and I hope that I will do no wrong my eyes are on you they're on you and I hope that you won't hurt me Dancing
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Katherine Austen
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MessageSujet: Re: The heat of the night [James Ford] Dim 18 Avr - 1:44

Kate ne put s’empêcher de faire la moue lorsque James lui demanda de lui expliquer comment elle pouvait être seule tout en étant avec lui. Ouais, bah il avait raison, ça n’avait pas de sens. Enfin, pour la jeune femme, c’en avait un, mais qu’en savait-il après tout? Ce n’était pas comme si elle lui avait tout expliqué et qu’il pouvait lire dans son esprit! Ça, ça serait bien le bouquet, Kate ne pourrait jamais endurer une telle situation, ça la rendrait complètement dingue. Heureusement, ça n’existait qu’à la télévision ou dans les bouquins que James affectionnait tant. Évidemment, Kate n’avait rien manqué du petit sourire moqueur que son homme avait sur le visage lorsqu’il lui avait demandé ça. Elle jugea quand même préférable de s’abstenir de répondre. C’était ça ou embarquer dans le jeu de James… et elle avait quand même assez donné pour la soirée. N’avait-elle pas avalé une guimauve pour lui prouver qu’elle n’avait pas peur d’être malade? Et ce, même si l’idée même de vomir lui remuait l’estomac. Il y avait bien des choses que Kate était prête à faire si on la mettait au défi, mais elle savait quand même où étaient ses limites. De toute manière, qu’aurait-elle pu lui répondre? Qu’elle n’avait besoin que de la présence d’Aaron et lui pour être heureuse? Qu’elle n’en demandait pas plus? Qu’être avec eux même lorsqu’elle avait envie d’un peu de solitude ne lui était pas désagréable parce qu’ils étaient au centre de sa vie et ne pouvait pas s’imaginer sans eux? Pathétique. Et James lui aurait probablement rit au nez. Sentimentale. Voilà ce qu’elle était devenue et ça, Kate ne le supportait pas. Ce n’était pas elle! Ce n’était pas son genre! Et puis, pour éviter d’aborder la question des sentiments, James était tout à fait capable de plaisanter à ce sujet juste pour la faire fâcher et qu’elle décide qu’elle ne veut plus en entendre parler. A quoi bon perdre du temps dans ce cas-là? Ils n’avaient pas besoin de mettre des mots sur leurs sentiments, ils n’en parlaient presque jamais. En fait, depuis leur réconciliation à la cascade, ils n’en avaient jamais reparlé. Ils savaient ce qu’ils ressentaient l’un pour l’autre et ils s’en contentaient. C’était plus simple ainsi de toute façon. Et puis, qui avait besoin d’entendre l’autre lui dire «je t’aime» à tout bout de champ? Pas Kate… même si ça ne lui déplairait pas de l’entendre de temps à autre. Mais bon… elle n’irait pas le dire à James. A lui de comprendre ou de trouver la façon d’être romantique. A sa manière. Kate n’avait pas besoin que ce soit comme dans les films, juste que ça vienne du cœur avec l’envie de faire plaisir.

Et puis, même si elle avait eu envie de répondre, James avait déjà enchainé sur autre chose. Cassidy qui allait l’assassiner à coup d’assiette et Kate qui s’en fichait. A l’en croire, elle n’avait même pas pitié de lui et laisserait son amie le tuer. Et voilà que ça, ça ne le pousserait pas à jouer au garde du corps. De son corps. Bon, James ne le disait pas, n’en parlait pas – Kate pas davantage à vrai dire – mais elle se doutait bien qu’il en était au même point qu’elle. Depuis son retour sur l’île, depuis qu’ils étaient à nouveau ensembles, il ne s’était rien passé sur le plan sexuel entre eux. A moins… à moins que James ne se soit tourné vers Juliet? Après tout, c’était vers elle qu’il s’était tourné durant tout le temps de leur séparation, ça ne serait que normal qu’il soit retourné la voir. Cependant, aussitôt que cette pensée lui effleura l’esprit, Kate la chassa. Non, elle ne pouvait pas croire que James l’aie trompée. Elle avait confiance en lui et devait avoir confiance en lui. Et il fallait que ça dure! Il n’aurait jamais osé lui faire ça, c’était inconcevable! Kate voulait que ça fonctionne entre eux, elle ne s’était pas engagée dans cette relation-là à la légère. Pour elle, c’était du sérieux. Elle aimait James Ford et cette fois-ci, elle s’arrangerait pour ne pas le perdre. Ça ne serait plus jamais sa faute si ça merdait, Kate s’en était faite la promesse. Elle ne fuirait plus au moindre problème, elle ferait face et le règlerait comme une adulte. Enfin, elle tenterait de le faire autant que faire se peut. Kate avait bien eu envie de faire la même chose en ce qui concernait sa relation avec Jack, mais c’était moins aisé… leurs relations étaient tendues, distantes, voire même froides. La jeune femme ne savait pas que faire pour que ça s’arrange. En fait, elle ne savait plus quoi faire à son propos… mais elle chassa bien vite cette pensée-là de sa tête aussi. Il était hors de question de gâcher une belle nuit passée avec James en pensant à Jack. Oh que non! Jack était un problème que Kate devait régler, mais qu’elle ne pouvait pas laisser gâcher les rares moments qu’elle passait seule avec James. Elle règlerait tout ça en temps et lieux. Et ce n’était ni le moment ni le lieu.

Mais tout ça, ce n’était rien comparé à la réaction qu’eut James lorsqu’elle commença à le masser doucement. Si au départ Kate n’avait eu l’intention de lui faire qu’un simple massage, les choses avaient changées légèrement. Le sentir si près d’elle, son massage qui devenait une légère caresse, penser à ses larges épaules auxquelles elle s’agrippait… «Stop! Ça suffit le cerveau! On se calme les hormones, le sexe, c’est pas au programme!» s’écria-t-elle dans sa tête. Il fallait arrêter de faire tourner la bobine sinon elle allait faire des bêtises! Elle ne voulait que le masser pour essayer de l’aider à se détendre après une rude journée à se balader dans la jungle pour essayer de protéger le village. C’était ça le but et il ne fallait pas en déroger! Son esprit s’était légèrement égaré et elle ne revint à l’instant présent que lorsqu’elle sentit James se raidir sous ses doigts. Sur le coup, Kate avait même cru qu’elle lui avait fait mal. Après tout, les massages ce n’était pas son domaine, elle n’était pas qualifiée là-dedans et elle n’avait pas nécessairement de talent, mais il fut rapidement clair pour la jeune femme que ce n’était pas parce qu’elle lui avait fait mal que James réagissait de la sorte. De toute évidence, il s’efforçait de garder le contrôle sur ses sens… C’est vrai qu’ils avaient en quelque sorte instauré certaines règles de conduite… ils avaient convenu ensembles de ne pas brûler d’étapes, mais plus le temps passait, plus il était difficile de s’y tenir et de ne pas se laisser emporter par leurs sens. Quand c'en était rendu qu’un simple effleurement faisait en sorte que votre cœur se mette à battre la chamade, c’était peut-être parce qu’il était grandement temps de passer à autre chose…

Ça faisait déjà un petit moment que Kate lui prodiguait son massage quand James la surprit en se retournant. Elle ne l’avait pas vu lâcher sa branche, toute occupée qu’elle était à essayer de se concentrer sur ce qu’elle faisait pour ne pas laisser son esprit vagabonder allègrement. Elle avait peur de voir une lueur de reproche dans les beaux yeux de James, mais au contraire, c’est du désir qu’elle y vit… un désir longtemps contenu et jamais assouvi. Le même qui consumait Kate, celui qu’elle essayait en vain de chasser de ses pensées. Lorsque James posa la main sur elle cependant, la jeune femme poussa un léger soupir. De satisfaction? Peut-être! Kate ne saurait le dire. Enfin, tout ce qu’elle savait pour le moment, c’était qu’elle ne voulait pas que ça s’arrête. James fit lentement glisser sa main sur la peau nue du bras de Kate et quand il releva la tête, elle eut envie de lui demander ce qu’il attendait pour l’embrasser. Mais elle ne le fit pas, car ce qu’elle vit dans ses yeux la troubla. Il lui demandait presque si c’était vraiment ce qu’elle voulait… mais Kate n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche pour parler que déjà James l’embrassait. La jeune femme noua ses bras derrière la nuque de son homme et se serra contre lui, comme si elle voulait anéantir tout espace infime qui pouvait encore les séparer. Un frisson lui parcourut l’échine et c’est à bout de souffle qu’ils mirent fin au baiser.

- Dis, tu crois… tu crois que ça serait une bêtise? Qu’on est assez grands pour que ça ne dégénère pas? murmura-t-elle tout en lissant doucement une mèche de cheveux de James entre ses doigts… et sans le regarder parce qu’elle n’osait pas affronter son regard.

Parce que oui, Kate avait envie de lui, mais il était tout aussi vrai qu’elle avait peur que le fait de coucher avec James ne vienne gâcher tout ce qu’ils avaient mis tant de temps à construire. Ils essayaient de repartir sur des bases solides et Kate ne voulait pas tout gâcher. Ils avançaient lentement, mais sûrement… et c’était parfait comme ça. Est-ce que de franchir cette étape allait tout chambouler encore une fois?

- Tu comprends… si le fait qu’on couche ensembles cette nuit gâche tout, je… je préfère ne pas le faire. Ça me ferait plus mal de te perdre que de ne pas coucher avec toi. murmura-t-elle tout en continuant à fixer la mèche de cheveux de James qu’elle lissait toujours entre ses doigts… comme si c’était ce qu’il y avait de plus passionnant à regarder.

Kate ne savait pas si James la comprendrait, mais c’était vraiment ce qu’elle ressentait. Sur ce point par-contre, il ne pourrait jamais venir lui dire ou lui reprocher qu’elle ne lui confiait pas ce qu’elle ressentait. Elle l’avait déjà perdu une fois et elle ne voulait surtout pas que ça se reproduise. Une fois avait suffit. Elle avait envie de lui au point où c’en faisait mal… mais Kate préférait ne plus coucher avec lui de toute sa vie – même si elle savait par expérience que c’en valait le coup – si c’était pour ne pas le perdre une seconde fois. Elle espérait seulement qu’il ne lui en voudrait pas pour ce qu’elle venait de lui dire. Kate avait pris la résolution d’être le plus honnête possible avec James afin que leur relation n’en pâtisse pas, pour qu’il n’y ait pas de problèmes entre eux… et elle comptait bien poursuivre sur cette voie.


WHEN YOU LOVE A WOMAN YOU TELL HER
THAT SHE'S REALLY WANTED
WHEN YOU LOVE A WOMAN YOU TELL HER THAT SHE'S THE ONE
SHE NEEDS SOMEBODY TO TELL HER
THAT IT'S GONNA LAST FOREVER
SO TELL ME YOU EVER REALLY
- REALLY REALLY EVER LOVED A WOMAN?

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James Ford
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MessageSujet: Re: The heat of the night [James Ford] Sam 8 Mai - 1:44

Le désir était un phénomène plus qu’étrange. Cela, James Ford le savait depuis bien longtemps maintenant. Ces derniers mois, il l’avait senti monter en lui, bouillir dans ses veines comme de l’eau, comme une pression qui se faisait de plus en plus insistante, faisant fi des promesses qu’ils s’étaient faites il y a un moment. Ce soir, alors que leur conversation près du feu, qui était d’abord constituée en majeur partie de taquineries, avait pris un tout autre tournant, les choses étaient devenues différentes, inattendues même. Peut-être propulsée sous l’impulsion du moment, Kate avait décidé de sortir ses talents de masseur, au plus grand daim du blond. Ces derniers temps, James avait bien remarqué que la tension devenait de plus en plus incontrôlable, qu’il arrivait à peine à dissimuler les vagues de désir qui montaient en lui de façon irrégulière comme un océan en pleine tempête. Il mettait le plus d’efforts possibles pour respecter sa partie de la promesse, tentant d’ignorer ces impulsions, ce qui s’avérait être presque impossible à présent et demandait un contrôle total en tout temps. Une tonne de fois au cours de ces trois derniers mois, James aurait pu relâcher sa concentration près d’elle et laisser libre-court à tous ces sentiments qui le traversaient, à toutes ses pensées qui galopaient en lui lorsqu’elle n’était pas loin. Jamais, cependant, il n’avait choisit de rompre les promesses qu’il lui avait fait parce que c’était plus facile ainsi. Enfin, dans les derniers mois en tout cas. Cette persévérance et sa volonté de ne pas briser cette règle entre eux en aurait impressionné plus qu’un; Sawyer ne cachait à personne qu’il était le genre de type à être habitué d’avoir des relations régulièrement, même sur l’île. Une chose exigée par son travail d’arnaqueur hors-île et qui lui avait été bien utile de nombreuses fois, que ça ne sois que pour oublier sa vie pathétique. Pourtant, malgré la personnalité du blond, malgré l’envie de sauter à l’étape suivante qui se faisait de plus en plus pressante chaque jour, James Ford s’était obligé à respecter sa promesse. Pourquoi ferait-il cela, lui qui ne s’était jamais gêné auparavant? Simple. Il savait ce que la perte d’une certaine brunette pourrait lui faire. Il savait le poids de la culpabilité qu’il avait traîné des mois durant à cause de ce stupide saut de l’hélicoptère. Il se souvenait de comment il s’était senti bouleversé par sa supposée mort. Il ne voulait pas la perdre pour la seconde fois, point final. Il était prêt à tout pour cela, même à jouer selon des règles qu’elle avait elle-même mise en place, comme quand, il y a de cela au moins deux ans à présent, il avait été prêt à mourir pour la sauver elle si c’était sa dernière chance de le faire. Il avait donc toutes les raisons du monde…

La discussion était passée du grand méchant loup qui aimait les brunettes à Cassidy, en passant par son défi des guimauves. Certes, pour la plupart des femmes, une soirée près du feu de ce genre où les deux riaient, se taquinaient était très loin d’être romantique comme dans les vieux films. Mais James n’avait jamais été du style souper aux chandelles ou pétales de roses sur le lit. En fait, James n’avait jamais eu seulement besoin d’être romantique dans ses dernières relations, qui duraient, pour la plupart, le temps que prenait le soleil pour se coucher et se relever le matin. Ou le temps que son arnaque soit terminée, au choix. Il avait toujours fait preuve d’une grande maladresse quand il en arrivait à ce domaine; être romantique pour plaire aux femmes. Enfin, rectifions le tout; Sawyer avait toujours fait preuve d’une grande maladresse quand il s’agissait de jouer sincèrement la carte romantique et non pas pour séduire une certaine femme avec qui il n’aurait fait qu’avoir du bon vieux sexe et partir avant qu’elle ne se réveille. Cette fois, les choses étaient bien différentes, il le sentait au plus profond de lui. Cela aurait été tellement facile de prétendre respecter sa promesse et de succomber de coucher avec une autre des femmes du nouvel avion qui venait de se crasher parce que Kate refusait de se laisser aller à ce plaisir. Il aurait même pu aller voir Juliet, si celle-ci n’avait pas été au courant de la promesse et n’avait pas assez de respect pour Kate pour repousser James s’il s’était aventuré sur ce terrain. Bref, trois mois difficiles pour lui, bien que les obstacles aient très souvent été compensés par des moments de purs bonheur sur l’île, les premiers véritables depuis le tout premier crash en 2004. Pour la première fois, ils ne craignaient plus rien. Pour la première fois ils pouvaient vivre pleinement. Ce repos n’avait guère duré, mais, même maintenant, une tonne de souvenirs subsistaient dans la mémoire de James, autant avec Juliet, Kate, Clementine que ce bon vieux Hurley.

C’est ainsi que, pour la première fois depuis un bout, Kate fit véritablement un rapprochement physique avec lui en lui offrant un inoffensif massage. En tout cas en apparence. Le contrôle qu’il du s’imposer fut plus intense que jamais, mais ne sut seulement contenir le feu en lui, qui se propagea dans son corps aussi rapidement qu’un poison dans les veines. L’intensité montait de plus en plus, le brûlait, le dévorait de l’intérieur; la seule chose qu’il pouvait penser à l’instant même était les mains de Kate sur ses larges épaules, sa proximité qu’il pouvait aisément remarquer grâce au souffle régulier qui rafraichissait le dos de son cou et qui avait le don de lui rendre les choses plus difficiles. Elle était si près de lui, il pouvait presque sentir son parfum de fraise de là où il était. Mais non, James ne devait pas y penser. Pas du tout. Parce qu’il savait pertinemment où cela les mènerait. Pendant un instant, un court instant, alors que son corps était à la limite de céder à ses impulsions animales, James se mit à fixer le feu devant lui. Il espérait ainsi se concentrer sur ce dernier et oublier tout ce qui montait en lui en cet instant. Il regarda les flammes crépiter, s’élever dans les airs pour contraster avec le ciel noir d’encre du village. Il vit des tisons, tels des lucioles, s’échapper de leur nid et flotter un instant dans les airs. Il observa la fumée monter elle aussi vers le ciel étoilée, embrumant le paysage alentour de sa teinte noire. Alors, tout d’un coup, quelques secondes plus tard, ce fut trop. Beaucoup plus que ce qu’il pouvait endurer. Le feu ne réussissait plus à remplir le rôle qu’il aurait voulu; il la voulait elle et n’en avait rien à foutre du truc qui crépitait devant lui. Sawyer se retourna donc et lança un regard ardent, encore plus de brûlant que le feu vers une Kate complètement déboussolée. À partir de cet instant, ce fut comme si Sawyer avait laissé son impulsion contrôler tout ses faits et gestes; il venait d’approcher Kate de lui pour coller sa bouche contre la sienne avec un désir pressant, laissant couler pour la première fois depuis longtemps le feu vagabondant à travers son corps, à travers ces deux âmes qui n’avaient semblé jusqu’à maintenant qu’à attendre avec impatience le moment où ils ne deviendraient enfin qu’une seule. Alors, après un moment indéfini qui lui sembla à la fois durer une éternité tout en étant beaucoup trop court, Kate mit brusquement fin à leur étreinte passionnée, qui venait tout juste de débuter d’ailleurs. Sawyer laissa échapper un grognement impatient avant de lever un regard brûlant vers la brunette, mais également confus. La seule chose à laquelle il aspirait à présent était de retrouver cette sérénité qu’il venait tout juste de ressentir. Comme chaque fois qu’elle était avec lui. Kate, évitant de le regarder, avait pourtant prononcée des paroles qui lui arrachèrent un soupir exaspéré. C’était bien les femmes d’interrompre un moment pareil avec leurs incertitudes, bien que cela ne ressemblait pas vraiment à Kate. James haussa les sourcils et réduit aussi rapidement que possible la distance que le séparait de Kate;

« Dam nit Freckles, don’t start with that… », commença-t-il dans un chuchotement bien à lui. « I….i need you. Right now, i can’t just wait anymore », termina-t-il avec une sincérité désarmante. Il ignorait en fait ce qu’il pourrait faire de plus pour lui montrer qu’il la voulait elle, peu importe ce qu’il avait pu dire ou faire dans le passé. Comme pour appuyer ses propos, il posa une main rude sur son visage, sentant presque le toucher de ses dizaines de tâches de rousseurs sous ses doigts. Bon sang. Il ne pouvait plus attendre désormais, il n’en serait même plus capable, il en était presque sûr. Cela faisait trop longtemps….trop longtemps qu’il réprimait tout juste pour elle. Pourquoi ne pourraient-ils donc passe faire plaisir pour une fois? Kate évitait toujours de le regarder, mais continuait son discours qui ramenait leur promesse sur la table. Sawyer s’était rapproché d’elle, son visage à quelques centimètres du sien dans une position qui laissait présager qu’il était sur le point de l’embrasser. Il arrêta néanmoins son geste lorsque la brunette prit la parole une nouvelle fois. Bon sang. Combien de temps devrait-il se retenir avant que Kate ne soit certaine d’être prête? Des années? Pôurtant, d’un côté, James sentait que la brunette n’avait pas tort. Trop de fois ils avaient voulu aller trop vite. Trop de fois ils avaient gaffés et s’étaient perdus l’un et l’autre. Pourquoi précipiter les choses cette fois-ci si ce n’était que pour s’éloigner davantage par la suite? La perdre encore? Non, pas question. Cependant, James avait la sensation que c’était correct cette fois, qu’ils avaient assez grandis, assez changés pour essayer de ne plus reproduire les conneries d’antan. Ils étaient…différents. Alors pourquoi les choses seraient identiques à la dernière fois? Non cette fois, James le sentait, c’était bon. James tenta de se faire rassurant envers elle, glissant ses doigts sur son visage d’une manière qui n’était pas sans rappeler leur première fois. Les fameuses cages. Sales, terreuses. Mais parfaites. « Well…We’ll never know if we’re ain’t trying Freckles », commença-t-il, comme pour la rassurer, ce qui ne marcha plus ou moins. Il venait de chuchoter juste devant elle tout en sentant son souffle à elle dans sa figure, ce qui n’était pas pour l’aider à se contrôler en fait. En voyant le regard incertain de Kate suite à ses paroles, James lâcha un autre soupir et, confus, détourna aussi les yeux d’elle. Il savait qu’il devrait se faire convaincant pour qu’elle cède; ne restait qu’à trouver les mots. James laissa le silence s’installer; pas un silence lourd, mais plutôt réconfortant. Le feu en lui s’était à peine calmé et il avait du mal à se concentrer pour réfléchir, mais il devait trouver les mots. « I…I don’t wanna loose you too, not again », commença-t-il encore une fois, toujours les yeux rivés dans le vide et se mordant les lèvres, comme s’il avait peur d’affronter son regard. Chez lui, les sentiments étaient toujours aussi durs a exprimer....« [color=brown] But…. [/olor]», il s’interrompit en sachant que la brunette n’allait pas vraiment apprécier son discours, hésitant sur les mots à emprunter avant de continuer « But I’ve told you. I want IT so damn badly, you have no idea. If….if you don’t want it because you think you’re ain’t ready…I’m goin’ to try to…get ova it », termina-t-il, cette fois en posant les yeux dans ceux de la brunette. « It’s ain’t gonna be easy, Freckles ». La dernière phrase était plus une affirmation, pour lui montrer qu’il était sérieux, que son impatience avait pris le dessus et qu’il était incapable d’attendre désormais, porté par son impulsion. Tellement de temps…comment avait-il fait pour attendre? Comment avait-il seulement fait pour ne pas céder après l’avoir pensée morte, après l’avoir perdu pendant presque deux ans? Il n’en savait rien.



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Katherine Austen
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MessageSujet: Re: The heat of the night [James Ford] Sam 8 Mai - 22:18

Durant un cours instant, Kate eut un léger moment de panique. James s’était mis à insister et sur le coup, elle avait eu peur qu’il ne sache pas s’arrêter à temps… et pourtant, il l’avait fait. La jeune femme savait que c’était de sa faute, elle avait simplement eu envie de l’aider à se détendre et voilà qu’ils s’emballaient… Kate sentait son sang bouillit dans ses veines, elle n’avait pas envie qu’ils s’arrêtent, il fallait bien être honnête, mais d’un autre côté, elle avait la trouille que ça ne vienne tout gâcher. Heureusement, même si James semblait légèrement frustré et qu’il l’avait rapprochée de lui après qu’elle se fut légèrement écartée, il avait compris ce qui la retenait d’aller plus loin… tout comme il lui avait demandé de ne pas commencer avec ça. Ou qu’il avait été assez honnête pour lui dire qu’il ne pouvait plus attendre plus longtemps. Et Kate pouvait parfaitement le comprendre, elle était sans aucun doute dans le même état d’esprit que lui. Et autre truc qu’elle aimait chez James, c’était qu’il était prêt à essayer de passer à autre chose si jamais c’était vraiment ce que Kate voulait. Même qu’il admettait que ça serait difficile. C’était le genre de conversation qu’ils n’avaient pas eue très souvent… A vrai dire, les sujets vraiment sérieux n’avaient jamais vraiment été leur genre. Avant, ils se contentaient de changer de sujet. Bien-sûr, c’était plus facile comme ça que d’aborder une question qui pourrait s’avérer être difficile. Kate trouvait ça étrange comme évolution, mais c’était génial qu’ils puissent se permettre de parler aussi ouvertement ensembles. Pour Kate, c’était là le signe que leur relation avait évoluée, qu’ils avaient changés et étaient prêts à aller plus loin, de passer à une autre étape.

D’un autre côté, James avait entièrement raison sur un point. Sur plusieurs en réalité. S’ils n’essayaient pas, ils ne sauraient jamais s’ils étaient capables de passer sur cette étape-là sans que leur relation en pâtisse. Sinon, ils n’étaient pas faits en bois et inévitablement, ce dilemme se représenterait un jour ou l’autre. Et avant longtemps, de l’avis de Kate. L’autre chose qui la rassurait, enfin c’était probablement tout ce qu’elle avait besoin d’entendre, c’était que si elle, elle ne voulait pas le perdre, la réciproque était tout aussi vraie. La simple idée d’avoir à peut-être revivre une perte semblable avait tout pour leur faire comprendre qu’ils ne souhaitaient pas avoir à revivre ça. Ils feraient donc les efforts nécessaires pour l’éviter… et ça, c’était rassurant.

- Je sais que tu as raison, on ne le saura pas si on essaie pas, mais… je ne peux pas m’empêcher d’avoir peur. murmura la jeune femme en relevant les yeux… pour s’apercevoir que James ne la regardait pas lui non plus. Tu… tu m’en veux? ne put-elle s’empêcher de lui demander en espérant qu’il la regarderait lorsqu’il lui répondrait. S’il voulait lui répondre, évidemment. Tu sais, je… je comprendrais que tu m’en veuilles. ajouta-t-elle avant de se mordiller la lèvre inférieure sans détourner le regard.

Que Kate admette devant James qu’elle avait la trouille, c’était nouveau. En fait, elle ne se reconnaissait pas toujours et par moment, c’était vraiment pénible. Quiconque la connaissait réellement pouvait deviner ce qu’elle ressentait, mais ils savaient tous que jamais elle n’admettrait ouvertement qu’elle avait peur. La jeune femme avait toujours caché ses sentiments le plus possible, car à ses yeux, les montrer équivalait à afficher ses faiblesses aux yeux de tous… et à courir le risque de les voir s’en servir contre elle. James l’avait déjà fait d’ailleurs, mais ça faisait tellement longtemps que Kate avait parfois l’impression que c’était durant une autre vie. C’était à l’époque du fouttu radeau que Michael avait tant tenu à construire pour sortir son fils de l’île. Elle avait réussit à le convaincre de l’amener avec lui, mais James, l’avait fait changer d’idée. C’était à ce moment-là que James avait tout fait pour prendre sa place… et aussi à ce moment-là qu’il avait découvert le passeport que Kate avait légèrement trafiqué afin de passer entre les mailles du filet. Mais c’était loin tout ça et quelque part, ils n’étaient plus ceux qu’ils étaient à cette époque-là. Et c’était peut-être aussi bien ainsi. Kate ne se voilait cependant pas la face, elle savait que même à ce moment-là alors qu’elle le détestait pour mourir, il l’attirait quand même comme un aimant. Même quand Kate était persuadée que plus rien ne pourrait le racheter à ses yeux, elle ne pouvait pas s’empêcher de ressentir quelque chose pour lui. Ne disait-on pas que la haine était proche de l’amour? Eh bien dans ce cas-là, elle devait l’aimer énormément… et depuis fort longtemps.

A quoi ça servait de tergiverser davantage? James était le bon, ça Kate le savait. Depuis longtemps d’ailleurs. Elle n’avait plus de doutes à ce sujet… Ça ne servait à rien de faire deux pas en avant et cinq en arrière. Ça ne faisait que repousser l’inévitable et ce n’était tout simplement pas vivable et ils allaient devenir fous avant le temps. Quand c’en était rendu qu’un simple effleurement leur faisait un effet monstre et que leurs cœurs commençaient à battre la chamade, c’était parce qu’il était grandement temps de faire quelque chose pour remédier à la situation. Et puis après tout, ils étaient des adultes, bon sang! Ils savaient maintenant faire la part des choses. Non? Sans compter que s’ils avaient mis autant de temps à bâtir leur relation, pris autant de soins pour que tout se passe en douceur et pour ne rien brusquer, ce n’était sûrement pas pour tout gâcher après avoir sauté le pas! Bon! La décision de Kate était prise. Restait maintenant à savoir si James était toujours dans le même état d’esprit… Kate n’avait pas vraiment de doutes à ce sujet, mais savait-on jamais…

- Si… si je te dis qu’il est temps qu’on passe à l’étape suivante, t’en pense quoi? chuchota Kate qui jouait toujours de façon distraite avec la mèche de cheveux de James qu’elle lissait entre ses doigts depuis un bon moment déjà. Il n’y a qu’une condition par-contre… pas dehors. ajouta-elle en grimaçant légèrement.

Elle n’avait pas jugé nécessaire d’en dire plus, la jeune femme savait que James comprendrait où elle voulait en venir. Kate n’avait pas du tout envie qu’un sale pervers s’amuse à les regarder en pleine action. Elle n’avait jamais aimé les voyeurs et elle ne souhaitait pas réitérer le coup de la cage où Jack l’avait vue avec James. Ce n’était pas parce qu’elle ne voulait pas que le docteur sache ce qui s’était passé, mais davantage parce que c’était du domaine privé et que si elle voulait que quelqu’un le sache, elle le lui apprendrait elle-même. Les gens concernés – à supposer qu’il y en aie parce que ça ne regardait personne sinon eux – ils n’avaient pas à apprendre ça par quelqu’un qui se serait amusé à les observer. Parce que non, Kate ne se faisait pas d’idées. Ce n’était pas parce qu’une alliance avait été formée entre les deux clans qu’ils se faisaient tous confiance. Non, si eux les avaient à l’œil en permanence, il n’en allait sûrement pas autrement venant de leurs nouveaux… amis. Si on pouvait les appeler ainsi.

C’est en entendant le feu crépiter joyeusement que Kate soupira. Ils ne pouvaient pas le laisser se consumer comme ça pour aller faire des galipettes à l’intérieur… Ils pouvaient l’éteindre, mais quand même… S’amuser à nouveau à la belle étoile aurait sûrement été génial, mais l’idée de se faire espionner gâchait tout… et puis, Kate se connaissait et elle connaissait James. Lorsqu’ils seraient épuisés, ils s’endormiraient sur place… autant être installés confortablement dans un lit… en veillant à verrouiller la porte de sa chambre pour qu’Aaron ne déboule pas dans la chambre de sa mère dès le saut du lit. L’homme et l’enfant n’étaient pour ainsi dire pas très proches. Dans un sens, Kate pouvait comprendre que son homme aie suffisamment à faire avec Clementine, mais d’un autre côté… s’ils devaient faire un bout de chemin ensembles – elle espérait sincèrement que le bout de chemin serait ultra long – ses deux hommes devraient apprendre à se connaitre et à vivre plus ou moins ensembles. D’un autre côté, Kate n’avait pas trop expliqué à Aaron se qui se passait entre elle et James. Pourquoi? Tout simplement parce qu’elle ne savait pas comment expliquer tout ça en mots simples pour un enfant de trois ans. Elle ignorait également qu’elle serait la réaction de son fils s’il devait voir un homme dans son lit. Le seul qu’il aie vu, c’était Jack… et depuis que Jack et elle s’étaient quittés, les choses n’allaient pas super bien et Aaron en subissait les répercussions. Comment réagirait-il en voyant que sa maman dormait avec un autre homme que Jack? Kate préférait ne même pas y penser!


WHEN YOU LOVE A WOMAN YOU TELL HER
THAT SHE'S REALLY WANTED
WHEN YOU LOVE A WOMAN YOU TELL HER THAT SHE'S THE ONE
SHE NEEDS SOMEBODY TO TELL HER
THAT IT'S GONNA LAST FOREVER
SO TELL ME YOU EVER REALLY
- REALLY REALLY EVER LOVED A WOMAN?

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James Ford
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MessageSujet: Re: The heat of the night [James Ford] Jeu 3 Juin - 0:03

Il était si près d’elle, encore et toujours, que son soufflé se mêlait au sien. Il n’était qu’à quelques centimètres de ses lèvres au goût de framboise qu’Il n’avait pas goûté depuis des années déjà. Un seul mouvement de plus et il aurait été capable de les poser sur les siennes. Sensation étrange, mais tellement agréable au même moment, comme si son corps n’attendait que cela pour déverser en la brunette tout le désir, toute la passion, toutes les sensations qu’elle savait faire naître en lui, cette sorte de courant qu’elle seule semblait être capable de déclencher en lui. Et pourtant, pourtant, il avait fallut que Kate se recule, encore incertaine de son choix, prise par la crainte de faire une erreur qui pourrait être la fin de ce qu’Ils avaient ensemble. Pour de bon cette fois. Sawyer, lui, était enclin à laisser parler les émotions en ébouillissions en lui et refusant de se reculer. Il avait tout de l’homme qui pouvait essuyer un énième refus, mais d’un autre côté, il ne pouvait s’empêcher de ressentir une pointe de déception face à la réaction de Kate. Apparemment, cette dernière avait peur de le perdre, ou bien se cherchait-elle seulement des excuses pour se tapper Jack dans son dos? James se mordit la lèvre et, regardant précautionneusement dans le vide, tenta du mieux possible d’éloigner ces pensées de son esprit. La magie du moment, qui les avait pourtant envahi il y a de cela quelques minutes, avaient complètement déchirée à présent; elle n’existait plus car les hésitations de Kate, ou plutôt les éternelles hésitations de Kate, avait tout brisé. Cependant, James se refusait à laisser aller la jalousie qui grondait en lui à l’idée que Kate ne veuille plus rien savoir de lui désormais. Peut-être même ne l’aimait-elle pas vraiment et, ne s’étant pas retenue contrairement à lui pendant tout ce temps, elle s’amusait dans son dos avec un homme du village. Bon sang; il était stupide de penser de cette façon, mais il n’y pouvait strictement rien, c’était dans sa nature, toujours se sentir inférieur à ce maudit docteur. Ces pensées là sombres ne faisaient que rendre la fin du moment magique qu’ils venaient de vivre encore plus évidente, les choses encore plus difficiles en sommes, surtout pour lui. James fixait depuis tout à l’heure le feu qui grondait à quelques pas d’eux, s’éloignant de Kate assez légèrement. Ses pensées étaient encore une fois ailleurs, mais il continuait de sentir la présence si réconfortante de Kate près de lui, un petit quelque chose qui réchauffait cette nuit plutôt fraîche avec un effet instantané encore plus efficace que n’importe quel feu. D’une oreille, il écoutait Kate déblatérer des excuses, légèrement mal à l’aise de la situation dans laquelle il se trouvait. James ne pouvait cacher sa grande déception, mais d’un autre côté, il comprenait parfaitement les craintes que Kate venait de lui affirmer et il les partageait en partie. Il l’aimait; ce soir il avait l’impression d’être arrivé au terme de sa patience, au-delà de la limite que son désir pouvait attendre, comme si quelques heures de plus auraient été impossibles. Il avait l’impression d’en être au point culminant ce soir; il la voulait point. Il voulait la toucher dans tous les angles possibles. Il voulait poser ses lèvres sur les siennes et imprégner à jamais son goût de fraise dans sa tête. Ce goût qui lui avait manqué. Il voulait placer ses mains sur toutes les places imaginables de son corps et sentir sa main rude glisser sur sa peau de soie. Il voulait sentir sa respiration sur son visage, son cœur contre sa poitrine battre au rythme de leurs gestes; ce dernier commença à battre juste un peu plus vite lorsque ces pensées l’atteignirent. La brunette lui posa alors une question, inquiète de la réaction qu’il pouvait savoir. James hésita un moment avant de lui répondre, comme s’il ne savait pas quelle réaction serait la plus appropriée, comme s’il ignorait soudain ce qu’il ressentait face à cela.

« Well Freckles…Pourquoi je t’en voudrais vraiment? On risque pas de partir de cette foutue île demain matin donc ça presse pas tant… », répondit-il avec une sorte de pointe sarcastique qui rendait ses propos très peu convaincants; il savait bien que la brunette, le connaissant, n’achèteraient pas vraiment ses dires. Il n’avait pourtant pas pu s’empêcher de lui laisser voir sa déception, bien que James respectait, bien entendu, la décision de la brunette d’attendre. Il n’était pas guaranti par contre qu’Il sache ignorer le feu qui brûlait en lui indéfiniment parce qu’il avait comme l’impression que ce n’était qu’une question de temps avant que ce même feu ne le brûle finalement tout entier.

Comme pour se convaincre autant qu’elle, James esquissa un sourire moqueur et tourna la tête un instant pour plonger ses yeux dans les siens d’un long regard intense qui voulait dire plus que tous les mots du monde. Le blond capta alors l’énergie que transmettait les yeux verts comme la jungle de la brunette, put lire toute la peur en elle d’un seul coup d’œil, comme elle lisait en lui la plupart du temps avant de pivoter vers le feu de nouveau. Malgré son acceptation apparente, il savait qu’il avait besoin d’un peu de recul pour attiser la déception qui brûlait en lui, mais cela viendrait; il était prêt à tenter d’attendre juste encore un peu, parce que c’était Kate. Parce qu’il la respectait. Tout simplement. Ses pensées le ramenèrent dans le passé; c’était presque incroyable combien leur vie avait changé depuis qu’ils étaient restés loin l’un de l’autre. L’époque où il était le type égocentrique, qui voulait depuis toujours se faire détester de la même façon qu’il se détestait lui-même profondément paraissait dater de plusieurs siècles. Celle où il ne se permettait pas d’être heureux, où il croyait dur comme fer que rester loin de sa fille, par exemple, la rendrait plus heureuse et la vaccinerait contre une vie pathétique comme lui-même avait eu droit. Bon sang. Si on lui avait dit il y a quelques années qu’il se retrouverait à demeurer sur une île étrange depuis un peu plus d’un an et qu’il jouerait les papa (poules, mais ce détail-là, il ne l’avouerait jamais) avec sa petite fille de 8 ans, il ne l’aurait à peine cru. Peut-être n’était-il seulement pas prêt? Bref, peu importait; Kate et lui ne se contentaient plus désormais de lire dans les pensées de l’un et l’autre, ils pouvaient maintenant aborder des sujets plus épineux, bien qu’ils avaient souvent besoin d’un moment avant de le faire. C’était une pas mal évolution non? James avait la vie dont il avait toujours rêvée; ou presque. Il était sur une île, avec les gens qui avaient probablement été les plus importants dans sa vie, soit les survivants du crash, ces mêmes gens qui l’avaient aidé à changer, à redevenir lui-même et de chasser le Sawyer qu’il était devenu. Maintenant, il vivait au village avec ces gens, avait même une petite famille et des amis qu’il protégeait consciencieusement, surtout après que la menace du bateau ait sonnée à leurs portes. Sa vie aurait même presque été heureuse s’il avait fermé les yeux et oublié le danger qui rôdait sans cesse autour d’eux; le maudit bateau. Pourquoi ne pouvait-il pas les laisser en paix un moment ce foutu destin? Pourquoi fallait-il que quelque chose lui retombe dessus à chaque fois?

James lâcha un soupir et porta sa canette de bière à sa bouche pour prendre une autre gorgée quand la voix de Kate rompit pour une deuxième fois le silence inhabituel qui régnait entre eux depuis de nombreuses minutes déjà. Les mots qu’elle prononça le surpris et pas du tout en même temps. Quelque part, il avait toujours su que Kate ne pouvait lui résister très longtemps, peu importe comment elle tentait. Et puis, qui pourrait résister à un homme comme lui alors qu’ils se trouvaient tous les deux à la belle étoile, bière et guimauves en main et devant un feu de camp? Il eut l’impression qu’une pierre de soulagement tombait lourdement dans sa poitrine, faisant disparaitre à jamais la déception amère de tout à l’heure. Peut-être trop rapidement peut-être; il aurait peut-être dut garder un peu de rancune envers la brunette….mais c’était quelque chose qu’il n’avait jamais été capable de conserver bien longtemps à vrai dire. En fait, il finissait toujours par revenir vers elle, serrant les dents de son orgueil implacable. C’est pour cette même raison; l’orgueil, que James se contenta d’abord de sourire intérieurement. La brunette avait fait sa journée ou plutôt sa nuit, avec cette proposition alléchante contre laquelle il luttait depuis plusieurs mois. S’en libérer serait une véritable joie. James dut avouer qu’il prit un malin plaisir à faire durer le suspense de sa réaction alors que, jouant d’une main avec sa canette maintenant à demi-vide, il avait toujours ce regard fixé dans le feu, presque indifférent. Il attendit avec une patience presque surprenante pour lui que la brunette eut terminé ses paroles avant de laisser pleinement sa réaction s’installer. Cette fois, seulement cette fois, il prit un air moqueur que la brunette lui connaissait bien et fixa de nouveau ses yeux bruns dans les siens, verts, le front plissé dans un air faussement vexé et levant des yeux exaspérés au ciel.

« Ho, damn women, always the same. You know you’re terrible at this Freckles? Really. Ya can’t just make up your mind, ain’t ya? », commença-t-il sur le même ton, espérant par contre que la brunette ne le prendrait pas mal en tout cas xD. James, baissa de nouveau les yeux vers elle, toujours ce sourire moqueur aux lèvres, conscient que ces paroles-là étaient surtout destinée à la taquiner, lui lança alors un autre long regard. « Pas dehors, tu es certaine Freckles? I’ve never done it under the stars, beside a firecamp, beer and mashmallow. That could be kinda...interesting. » Encore une fois, James redevenait le charmeur et le tombeur de dames qu’il avait été il y a un temps, alors qu’il utilisait encore son charme naturel pour gagner de l’argent. Et merde que c’était efficace à cette époque; personne n’avait idée à quelle point les gens pouvaient être naifs et les femmes se transformer en banque ambulante. Bien sûr, ce soir, c’était très loin d’être son but. Ce soir, il voulait que ça soit pour de vrai. Vraiment. De toute façon, arnaquer Kate aurait été d’une inutilité flagrante; l’argent n’avait plus aucune valeur sur cette île. Néanmoins, le flirt avait longtemps été une sorte de petit jeu entre eux, qui avait le don de les amuser énormément, un peu comme les moqueries du blond. C’était devenu naturel avec Kate, d’une sorte de naturel sincère quoi, étonnement. Pour donner plus de poids à ses paroles et ainsi tenter d’attirer Kate plus rapidement contre lui (Bah quoi, il fallait bien que son côté pervers sudiste ressorte de temps en temps), il les accompagna d’un regard rempli de sous-entendu, qui en disait bien long sur son état d’esprit. À le voir, il n’y avait aucun doute qu’il était encore dans l’état pour le sexe; à vrai dire il s’y glissait plutôt facilement et puis bon…..c’était de Sawyer tout de même qu’on parlait^^. « What do ya think about the polar bear cages? We could eat fishbiscuit for breakfast ya know. That’s ain’t to bad don’t ya think? » Il avait tenté ainsi de répondre, toujours sur le ton des sous-entendus et de la taquinerait, à la réplique de Kate concernant le fait qu’elle se refusait à le faire dehors. Bon okay, il la comprenait dans le sens que lui non plus ne tenait pas être surpris par un petit Aaron ou même une jeune Clementine qui, ne pouvant plus se rendormir à cause d’un quelconque cauchemar, les avait rapidement repéré et venait vers eux histoire de rechercher un peu de réconfort. C’était même un des désavantages de demeurer au village et pas à la plage, où il était plus facile de se cacher. James soupira; cela serait loin d’être facile.




* Désolée pour l'anglais, petite traduction;
1) Haa les femmes, toujours la même chose. Tu sais que t'es terrible là-dessus, Freckles? T'es vraiment pas capable de te décider non?
2) Pas dehors, certaine? Je l'ai jamais fait sous les étoiles, à côté d'un camp, de la bière et des guimauves. Ça pourrait être euh....intéressant?
3) Tu penses quoi des cages? On pourrait meme manger des biscuits en forme de poisson pour déjeuner, t'sais c'est pas si mauvais.



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MessageSujet: Re: The heat of the night [James Ford] Ven 4 Juin - 14:15

Juste en voyant James se mordiller la lèvre et regarder dans le vide, Kate compris qu’il se passait quelque chose dans sa tête. Quoi? Elle l’ignorait cependant. Si Kate avait pu lire dans les pensées de James, elle l’aurait probablement frappé pour avoir osé penser un seul instant qu’elle avait pu être assez bête pour coucher avec un autre homme vivant dans le village. Il n’était peut-être pas facile pour elle de se décider ou de prendre des décisions, mais une fois que c’était fait, elle n’en changeait pas. De plus, elle était du genre fidèle. Elle ne tromperait jamais un homme avec un autre. Non, elle le quitterait avant d’en arriver là. C’était exactement le genre de chose qu’elle ne supportait pas et qu’elle ne pourrait jamais se faire faire… Alors oser le faire à quelqu’un d’autre? Jamais. Et encore moins à James! Ils venaient à peine de se retrouver, ils allaient tranquillement pour ne rien gâcher, elle n’irait pas tout ruiner pour une simple histoire de fesses! Heureusement pour ce cher James, Kate ne pouvait pas lire dans ses pensées et aussi s’évita-t-il une baffe. Parce que non, elle n’aurait pas hésité à le frapper s’il avait eu le malheur de dire tout haut ce qu’il venait de penser tout bas. Bien-sûr, s’il l’avait mentionné et s’il s’était expliqué, Kate aurait pu le comprendre et pardonner. Elle ne pouvait pas lui en vouloir d’être quelque peu jaloux. Avec Jack dans les parages, ça ne devait pas être facile pour James… pas plus que ça ne l’était pour Kate en sachant ce qui s’était passé entre James et Juliet avant son retour. Parce que oui, elle aussi subissait les affres de la jalousie. Elle n’irait cependant jamais l’avouer! Pas même sous la torture!

Par-contre, elle ne savait pas sur quel pied danser et ça commençait à lui tomber sur les nerfs. Elle s’énervait elle-même à force de jouer à la girouette! Bon, elle avait expliqué à James pourquoi elle hésitait et il avait compris, mais elle n’était pas sûre de trouver très drôle sa réplique concernant le fait qu’ils n’étaient pas prêts de sortir de cette île et donc que ça ne pressait pas. Ouais, bon, elle pouvait lui donner raison sur ce point, mais quand même! Kate n’était pas totalement idiote non plus, elle avait bien sentit que James ne pourrait plus attendre longtemps. Et pour être tout à fait honnête, elle était dans le même cas de figure. Ça suffisait! Toujours faire un pas en avant pour en faire deux en arrière ne les aiderait pas… et ils n’avanceraient jamais. Kate devait arrêter d’avoir peur et franchir les étapes une à une. Et puis, il fallait quand même arrêter de se raconter des histoires un jour ou l’autre. Si leur relation devait être gâchée, ça ne serait sûrement pas parce qu’ils auraient passé la nuit ensembles! Ça serait quelque chose d’un peu plus gros que ça. C’était complètement idiot de se faire des peurs pour quelque chose qui ne se produirait peut-être pas. Après tout, ils étaient d’accord sur un point, ils ne voulaient rien gâcher, alors ils faisaient d’autant plus attention à ce qu’ils faisaient et se disaient. Il fallait arrêter d’imaginer le pire. Ça ne voulait pas dire que ça serait facile pour autant, mais Kate en avait assez de cette situation-là. Il fallait que ça cesse. Il fallait qu’elle arrêter de reculer. Ça ne serait pas toujours facile à faire cependant…

Et James avait aussi le don de la faire grimper dans les rideaux quand il s’y mettait. Il était là, buvait tranquillement une gorgée de sa canette de bière et se moquait d’elle. Gentiment, ça allait de soi parce qu’autrement, elle le lui aurait déjà fait payer. Se moquer de l’autre ainsi, c’était un de leurs petits jeux préférés. C’était également une chose qu’elle adorait en temps normal, mais franchement, là ça ne l’intéressait pas vraiment de jouer. En fait, ce n’était pas l’heure de dire des bêtises… mais c’est également à ce moment-là que Kate compris la véritable motivation de son homme. Il tentait aussi de se convaincre que ce n’était pas grave s’ils ne couchaient pas ensembles cette nuit-là, qu’il serait capable d’attendre et qu’il accepterait qu’elle recule si elle en éprouvait le besoin… mais Kate savait qu’il était dans le même état d’esprit qu’elle. La peur de tout gâcher dominait et puis, c’était bien beau de vouloir attendre, mais il fallait bien se rendre compte qu’ils en étaient au point de non retour. Certes, ils pouvaient mettre le sexe de côté cette nuit-là, mais les prochaines fois, ça serait d’autant plus difficile. Plus le temps passait, plus c’était dur de résister, plus ils se faisaient violence pour ne pas franchir les limites imposées depuis le début. Ce n’était donc plus qu’une question de temps… Et d’un autre côté, si elle avait peur qu’il aille parfois voir ailleurs, James pouvait tout aussi bien éprouver ce genre de sentiment.

- Mais… tu me crois, hein? Tu ne vas pas aller t’imaginer n’importe quoi? s’enquit-elle sérieusement en le fixant droit dans les yeux. Tu sais aussi que je t’aime? ajouta-t-elle rapidement avant que James ne vienne répondre n’importe quoi à ses questions comme il était capable de le faire.

Kate ne savait pas trop pourquoi, mais elle avait l’impression qu’il était vraiment important qu’elle soit sûre que James savait qu’elle l’aimait et que c’était sincère. Certes, ils ne passaient peut-être pas tout leur temps à se le dire comme certains couples le faisaient, ils n’en avaient pas vraiment besoin, mais quelque part… Kate avait parfois besoin de l’entendre le lui dire, mais elle ne le lui avait jamais mentionné. Il ne pouvait donc pas deviner. Enfin! C’était un détail, du moment qu’elle savait qu’il l’aimait et qu’il savait que c’était réciproque, Kate ne se plaindrait pas. Et dire qu’elle s’était longuement moquée des gens qui avaient le besoin constant de se faire dire «je t’aime» par l’autre! Ça l’avait tellement fait rire, comme si c’était une chose nécessaire, un besoin de base, comme si c’était aussi important que de respirer ou de dormir. Et bien maintenant qu’elle était vraiment amoureuse, qu’elle le vivait, Kate commençait à comprendre ces personnes qu’elle trouvait légèrement dépendants. Non, elle ne disait pas à James tous les jours qu’elle l’aimait, mais… ce soir, elle avait besoin de le lui dire. De le lui faire comprendre. Quelque part, elle sentait que c’était important de le faire, que ça pouvait peut-être régler bien des choses… Pourquoi avait-elle cette impression-là? Elle l’ignorait, sincèrement, mais elle gardait toujours l’impression qu’il fallait qu’elle le lui dise. Kate voulait que cette relation-là dure, elle le voulait vraiment et elle veillait à tout faire pour ne pas mettre la merde. C’était parfois plus facile à dire qu’à faire, mais elle faisait de gros efforts. Il s’agissait maintenant de ne pas répéter les erreurs du passé, de ne jamais prendre leurs sentiments pour acquis. Pas toujours facile non plus. Maintenant, ils étaient grands, ils avaient appris de leurs erreurs et pouvaient se parler franchement de sujets plus compliqués. Ils étaient maintenant des adultes qui voulaient bâtir une relation stable et durable. Ils avaient bien changé tout compte fait!

La jeune femme ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel et de pouffer de rire lorsque James lui dit que les femmes étaient toutes les mêmes et qu’elle était bonne à ce jeu-là. Bon, ok, James marquait un point, Kate était prête à le lui concéder, mais il ne fallait pas exagérer non plus! Elle s’était décidée quand même! Bon, d’accord, elle avait hésité, mais elle avait aussi décidé que c’était terminé de toujours reculer. Maintenant, elle avancerait et ferait son possible pour que ça continue à bien aller avec James. C’était ça son objectif. Ça ne voulait pas dire qu’elle n’aurait jamais de rechute, mais elle s’efforcerait de faire de son mieux. La jeune femme préféra cependant faire l’impasse sur son ce que disait son homme quant au fait de ne l’avoir jamais fait sous les étoiles à côté d’un feu de camps et cie. Et dans la cage, c’était quoi s’ils n’étaient pas à l’extérieur? Kate se souvenait très bien d’avoir vu des étoiles… et de les avoir atteintes grâce à James, soit dit en passant, mais c’était un tout autre sujet. Et comme de fait, parce qu’elle pensait aux fameuses cages, il fallait que James en parle, ce qui la fit sourire. Était-ce là un signe qu’ils étaient sur la même longueur d’ondes. Bah si c’était le cas, c’était génial. La jeune femme ne put s’empêcher de pouffer de rire lorsque James parla des biscuits de poisson pour le petit déjeuner. Ils en avaient mangé, mais c’était parce qu’ils étaient affamés… pas vraiment parce que c’était bon. Évidemment, il fallait qu’il dise que ce n’était pas si mauvais que ça. Kate secoua la tête en levant les yeux au ciel. Il avait le don de dire des bêtises quand il s’y mettait. Comme s’il voulait toujours tout dédramatiser. C’était une autre chose qu’elle aimait chez lui. Avec James, Kate pouvait s’amuser, elle pouvait rigoler. Et quand il était temps d’être sérieux, c’est aussi faisable. De toute évidence, elle était bien avec James. Elle était enfin vraiment heureuse.

- Là j’hésite… soit je te frappe pour avoir osé me dire ça – en passant, les cages étaient à l’extérieur - ou bien soit je te saute dessus pour que tu te la ferme et te convaincre que je n’ai pas changé d’idée et que j’en ai toujours envie. dit Kate en le fixant droit dans les yeux, un petit sourire aux lèvres… avant de justement arracher la canette de bière de James de ses mains pour la lancer un peu plus loin… avant de se jeter sur James qu’elle força à s’allonger sur le dos pour se placer au-dessus de lui. Et puis oui, je suis certaine que je ne veux pas qu’on s’amuse dehors. Et maintenant beau blond, tu continues à te moquer de moi et de croire que tu as gagné ou bien tu viens t’amuser avec moi dans mon lit? Il est super confortable soit dit en passant.

Kate l’empêcha cependant de répondre en l’embrassant… et quand ils furent à bout de souffle, elle s’écarta lentement de James, plongea ses yeux verts dans les beaux yeux bleus de son chéri et murmura:

- Alors? Qu’est-ce que tu choisis?


WHEN YOU LOVE A WOMAN YOU TELL HER
THAT SHE'S REALLY WANTED
WHEN YOU LOVE A WOMAN YOU TELL HER THAT SHE'S THE ONE
SHE NEEDS SOMEBODY TO TELL HER
THAT IT'S GONNA LAST FOREVER
SO TELL ME YOU EVER REALLY
- REALLY REALLY EVER LOVED A WOMAN?

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James Ford
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MessageSujet: Re: The heat of the night [James Ford] Mer 9 Juin - 1:10

It's always beautiful to see when to people can stumble together rather then fly together.





James n’avait su comment réagir autrement que de se perdre, le regard complètement dans le vide, lorsque Kate avait imprimé des doutes dans son esprit, un peu plus tôt. L’idée sournoise que la brunette pourrait ne pas l’aimer assez pour en profiter pleinement et le faire avec un autre homme s’était engagée dans son esprit comme un venin. Il avait aussitôt grimacé et tenté avec plus ou moins de succès d’écarter cette pensée parasite; il n’avait pas besoin de se faire encore plus mal et puis, de toute façon, il aurait bien du temps pour sombrer dans les doutes un peu plus tard. En fait, James était déchiré entre son désir de ne pas briser ce moment magique, du genre qu’il avait attendu avec tellement d’impatience depuis son retour et même auparavant, alors qu’Il avait été rongé par la culpabilité d’avoir perdu une femme qu’il aimait par sa faute. Cependant, Sawyer avait beau avoir réunit tous les efforts du monde pour tenter d’écarter cette pensée, il ne pouvait l’empêcher de demeurer dans un coin de son esprit, attendant, comme un serpent, le moment idéal, un seul petit moment de vulnérabilité profonde de la part du blond, une seule parole de Kate qu’Il pourrait avoir interprété dans ce sens pour se dresser et l’achever d’un seul coup de dent. Malgré la déception amère qui lui tombait dessus, formant une sorte de poids lourd, un fardeau en lui de plus à transporter, James n’avait pas fait un seul geste pour s’éloigner d’elle. Il s’était contenté de noyer ses yeux dans le rouge et le orange des flammes, mais également cette même amère déception et son désir animal dans l’alcool périmée qu’Il tenait toujours à la main. Un tableau qui pourrait semblé assez pathétique lorsqu’Il était décrit dans ces mots. Cela faisait un moment déjà qu’il sentait son corps gronder d’impatience en lui, une impatience qui semblait augmenter à chaque jour qui passait. Il avait toujours contenu avec plus ou moins d’habileté cette sorte de force qui le poussait sans cesse vers elle, à la toucher, à inspecter son corps dans les moindre recoin. Aussi étonnant que cela puisse paraître, James avait tout de même bien réussit. Et pourtant...bon sang, ces derniers mois n’avait pas été faciles, loin de là. Il devait sans cesse surveiller son comportement autour d’elle, refouler au plus profond de lui-même des gestes qu’il savait trop déplacé pour la place où était leur relation. Plus le temps passait et plus il avait l’impression sonore de devenir une sorte de bombe à retardement, qui n’attendait que la bonne occasion, qu’un seul geste déplacé, pour exploser de tout son soûl. C’était ce qui avait manqué se passer ce soir....si les mots percutants et décevants de la brunette n’étaient pas venus briser en milles miettes cet instant magique. Si elle n’avait pas pensé de façon rationnelle, faisant passer sa peur avant son désir de lui sauter dessus.

James se demandait encore comment il avait pu tenir jusqu’à ce soir; parce qu’il savait qu’à partir de cette nuit fatidique, plus rien ne sera jamais pareil entre eux. Maintenant que le compte à rebours était commencé, il n’était plus question qu’il continue de refouler le tout un jour de plus. De toute façon, James doutait bien sincèrement d’en être seulement capable. Bon sang. Comment lui, qui auparavant aurait presque sauté sur tout ce qui bouge, pouvait-il en être arrivé là, à se contenir pendant des semaines pour une femme? Il serra de nouveau les dents pendant un cours laps de temps. Il savait que cela n’avait pas toujours été facile. Il ne comptait plus les moments où il s’était réellement demandé si ça en valait la peine puisque, si ça se trouve, Kate elle-même ne respectait pas leurs promesses. Sawyer s’était demandé si cela n’était pas inutile; les connaissant, peu importe ce qu’Ils pourraient faire, leur relation ne durerait probablement pas. Bref, à certaines périodes, toutes sortes de pensées lui avait traversée l’esprit....même concernant le fait qu’il serait si facile de se faire une autre femme sans que la brunette ne le sache...C’était parfois à ce demander pourquoi est-ce qu’il se contenait ainsi, pourquoi le blond se donnait seulement cette peine. Pas en fait qu’Il était en désaccord avec les promesses qu’Ils s’étaient fait l’un à l’autre; il portait lui aussi cette peur, ce petit pincement au ventre dans l’idée qu’ils pourraient gâcher leur dernière chance ensemble. Il partageait cette crainte de voir tout se briser entre eux seulement à cause des pulsions qui les habitaient, un sentiment horrible qu’il devait combattre chaque jour depuis 3 mois environ. C’était comme s’ils marchaient constamment entre la vie et la mort; chaque faux pas pouvait emporter comme un coup de vent tout ce qu’ils avaient tenté de construire ensemble et ça, il ne pourrait le supporter de sitôt. Alors pourquoi tenter ainsi de contrôler des pulsions naturelles, animales, alors qu’Il ne l’avait jamais fait dans sa vie? Pour sa peur, oui. Pour eux, oui. Pour Elle. Surtout pour elle. Parce que c’est ce qu’elle avait décidé, parce qu’elle semblait si incertaine..C'était peut-ètre complètement stupide selon certains, mais peu lui importait finalement, il avait réussit. James posa les yeux dans ceux de la brunette juste le temps d'apercevoir une flamme dans son regard, de la sorte qui signifiait clairement qu'elle n'appréciait guère ce qu'elle entendait de sa bouche. Il n'avait pas encore baissé les yeux, sachant plus que bien que la brunette avait sentie au plus profond d'elle-même la déception du blond. La même qu'Il tentait de lui cacher, ne voulant pas prendre en compte le fait qu'elle lisait en lui comme un livre ouvert depuis toujours. Ou presque. Des les tout premiers jours après le crash, il y avait eu entre eux cette sorte de connection inébranlable, comme s'Ils s'étaient connus depuis toujours. Une connection qu'Ils avaient tous les deux tenté de nié, mais qui n'avait de cesse de ressortir juste devant leurs yeux, peu importe ce qu'Ils pouvaient faire. Pendant un moment, un long moment de silence qui n'avait rien d'inconfortable, ils étaient restés dans cette position, les yeux dans les yeux, comme s'Ils attendaient que l'un des deux réagissent en premier. Comme s'ils attendaient que l'un des deux accomplissent le premier geste de la longue suite d'événements inévitables de cette nuit. Ce fut Kate qui brisa la première ce silence, empruntant un ton sérieux qu'Il lui connaissait à peine. Elle lui demandait s'il la croyait, un petit quelque chose de vulnérable et d'espoir vibrant dans sa voix. Était-ce sa façon de la supplier, en quelque sorte? Était-ce sa façon de lui signifier qu'elle souhaitait plus que tout qu'il réponde par la positive? Les premières secondes, James ne bougea pas d'un poil; il attendait. Il attendait en se disant que probablement la brunette poserait le premier geste envers lui. Soudain, il se rendit compte qu'elle ne ferait rien, que ses yeux le supplier de lui répondre sans dire de conneries pour une fois dans sa vie.

« Qu'est-ce que t'en pense Freckles? » Il avait conservé son air sérieux de tout à l'heure, collant encore une fois ses yeux dans les siens. Quelque chose dans sa voix demeurait touchant, presque vulnérable à ce moment-là et un côté de lui-même se détestait amèrement de montrer à la brunette cette partie de sa personnalité...et plus souvent qu'il ne l'aurait voulu. Encore une fois il avait marché sur son égo et, même si l'on disait que c'était mieux ainsi, il ne pouvait s'empêcher de ressentir une sorte de pincement au ventre. Le genre pour vous rappeler qu'il avait toujours cet énorme égo quelque part en lui. James espérait que ces mots suffiraient pour lui faire comprendre qu'Il la croyait, effectivement, bien qu'il ne puisse s'empêcher d'avoir des doutes. M'enfin, une partie de lui-même ne pouvait s'empêcher d'avoir quelques doutes. James continua à garder ses yeux rivés dans les siens et attendait encore une fois une réaction de sa part, peu importe la réaction, quand elle prononça des mots. C’était le genre de mots qui étaient plus que normaux dans n’importe quelle relation amoureuse. Du genre qu’un homme et une femme étant en couple prononcent irrémédiablement. Et pourtant, ces derniers provoquèrent en James une grande réaction, comme s’il ne les avait jamais vu venir, comme si ces deux-là n’avaient pas besoin de les dire ces mots magiques. Ils tentaient de voler ensemble depuis un bon moment déjà, avaient vécu des bons comme des moins bons moments, où le doute s’étaient insinué en eux et qu’ils n’étaient plus sûrs de rien. Kate avait cependant réussit à effacer tous les doutes du blond, enfin pour le moment, avec un seul coup de brosse, avec la formule magique ultime qui ferait enfin éclater tout ce qu’ils étaient l’un pour l’autre au grand jour. Elle venait de mettre en mot des émotions qu’il ressentait depuis des années maintenant et que lui-même n’avait jamais réussit à décrire en termes connus, ni même à les comprendre. Quelque chose, une sensation s’insinua dans chacune de ses veines, comme si, tout d’un coup, tous ses problèmes s’envolait, comme s’il pouvait désormais être si léger que le vent pourrait l’emporter d’une seule brise. Un frisson lui parcourut le corps, mais il savait très bien que la température n’y était pour rien. Il était heureux. Il pourrait mourir là et maintenant qu’il serait satisfait. Il le savait maintenant, elle l’aimait. Elle venait de le dire et il avait senti une telle sincérité dans sa voix qu’il ne pourrait démentir ces mots. Il s’était si souvent demandé s’ils seraient du type à échanger ce genre de mot, si elle lui dirait un jour après que lui l’ait déjà fait, un bon soir dans les cages. Cependant, aussi étonnant que cela pourrait paraître, il fut totalement pris au dépourvu. Comment réagir à ces mots? Comme son habitude, avec moquerie, en dédramatisant le tout? Humm…il n’était pas certain que c’était une très bonne idée, sauf s’il voulait tout gâcher encore une fois. James haussa les sourcils sous le coup d’une sorte de surprise et, comme un réflexe acquis depuis des années, un sourire se forma sur ses lèvres, creusant des fossettes sur son visage. Définitivement, cette femme n’allait pas cesser de le surprendre de sitôt. Et c’était bien ainsi; c’était un côté d’elle, comme sauvage, presque indomptable, qu’il adorait plus que tout. C’était elle, tout simplement et il ne pouvait l’ignorer.

« Pourquoi tu me dis ça maintenant Freckles ? », commença-t-il sur un ton à la fois étonné, mais tout de même satisfait. Cette déclaration venait de déclencher quelque chose en lui, comme si elle lançait une sorte de bête qu’il était incapable de contrôler. Il baissa le regard un moment pour éviter la brûlure de ses yeux, mais quand il la fixa de nouveau, ce fut pour se rapprocher d’elle, juste un peu plus. Juste pour pouvoir percevoir d’un peu plus près l’incroyable chaleur de son corps. Il venait de poser sa main rude sur son visage parsemé de tâches de rousseur, la faisant glisser sur elle doucement, comme s’il craignait de l’abîmer avec toute sa force masculine. Dans un silence électrique de chimie, James fit glisser sa main lentement, continuant son manège, jusqu’à parvenir à la fin de ses bras. Ce ne fut que lorsqu’il fut à ses poignets qu’il s’arrêta brusquement, comme s’il venait de trouver les mots à dire. « Well…I love you too ». Sa mémoire le rappela alors à la dernière fois qu’il avait prononcé ces mots; un certain moment magique où il venait de goûter à elle pour la toute première fois. Il avait exploré chaque parcelle de sa peau douce comme si c’était la dernière, comme s’il allait mourir le lendemain. Ce n’était que par la suite qu’il s’était résolu à dire tout haut ce qu’il savait déjà depuis plusieurs années, se sentant pour une des rares fois si vulnérable, comme si sa vie entière dépendait de la réponse de la brunette. Comme s’il ne pourrait mourir en paix sans savoir ce qu’elle en pensait réellement. Sawyer dut pourtant se ramener à la réalité lorsque Kate continua la conversation qu’ils étaient en train d’avoir. En fait, c’était plutôt son rire cristallin après chacune de ses répliques qui le ramena sur terre, le poussant à en faire toujours plus, juste pour l’entendre encore et encore. Parce que ce rire-là lui faisait diablement bien, le rendait serein.

Ce soir, il était heureux. Complètement heureux. En fait, il l’était depuis de nombreuses semaines déjà, mais c’était comme s’il ne venait que de le réaliser pleinement. Et bon sang, c’était quelque chose d’agréable à ressentir. Plus que tout. C’est alors que Kate continua son discours, lui partageant son hésitation, ce qui eut le don de faire naitre un sourire moqueur mais craquant sur le visage de James. Un sourire de circonstance quoi. « Well Freckles…puisque t’a l’air de bien aimer me frapper, on pourrait faire les deux non? Tu le fais et puis tu me sautes dessus, comme ça tu pourras peut-être me soigner….à ta manière. » James la fixait toujours, mais cette fois, il savait que la conversation avait passé à un tout autre niveau, pleins de sous-entendus qu'eux seuls semblaient comprendre. Le sourire charmant et son ton séducteur, presque joueur et emprunt de moquerie étaient donc de mises. Et bon sang qu’il aimait flirter avec cette brunette qui se faisait une joie de répondre à ses piques comme il répondait aux siennes, même après tout ce temps. Une immense joie qui les éloignait de la routine; si routine il pouvait y avoir sur une île. Ses yeux pétillaient d’espièglerie quand il repensa à tous ces moments où Kate avait sauté sur l’occasion pour lui donner une bonne gifle, du style qui pouvait résonner pendant des jours sur son visage. Cela ne fit qu’agrandir davantage son sourire. « En plus j’avoue que t’es plutôt mignonne quand tu te fâches. Le rouge tomate te va bien Freckles ». C’est alors que la Freckles en question, comme pour lui prouver qu’elle avait toujours envie de passer à l’acte, écarta d’un geste les derniers obstacles qui pouvaient les en empêcher, soit une canette de bière DHARMA, avant de se jeter carrément sur un Sawyer, l’obligeant à se coucher sur le dos. Les yeux du blonds brillèrent de satisfaction et d’un désir sauvage alors qu’il savait que le moment était arrivé. Il se permit par contre d’empoigner la brunette par les poignets et de la retourner sur le sol en un seul geste, se jetant à son tour sur elle. Bah quoi? Depuis toujours être sur le dessus était une sorte d’obsession chez lui et ce n’était pas aujourd’hui qu’il allait changer. Parce que bon, il en avait déjà assez fait pour cette femme non? L’éclair sauvage qu’il perçut dans les yeux verts de la brunette ne fit qu’accélérer encore davantage les battements de son cœur, qui semblait vouloir exploser dans quelques minutes. Elle insista néanmoins pour aller ailleurs, le coupant agréablement d’un baiser passionné lorsqu’il tenta de répondre. Merde. Il y avait si longtemps maintenant…si longtemps…et voila qu’ils se retrouvaient tous les deux ensemble, au village, comme avant. Ou presque. Encore une fois son goût de fraise s’imprégna dans sa bouche toute entière, demeurant probablement en place pour plusieurs jours, mais il n’allait certainement pas s’en plaindre. Ce fut seulement lorsqu’ils dure s’arrêter pour prendre une bouffée d’air qu’ils s’éloignèrent l’un de l’autre et encore là, il leur semblait que leur yeux, leur bouche, n’avaient comme objectif que de se connecter l’un à l’autre. Ils n’étaient qu’à quelques centimètres l’un de l’autre; il sentait son souffle dans son visage, ses yeux verts semblaient lui brûler la rétine. Mais jamais brûlure ne fut plus agréable. Quand il parla de nouveau, ce fut doucement, mais il ne laissa pas tomber pour autant le ton séducteur et moqueur qu’il utilisait depuis tout à l’heure. « Hum….on peut faire les deux? Si je me moque de toi j’aurai toujours droit à ton lit ou bien je devrai me contenter que du divan? »

Chaque mots chuchotés, chaque seconde passée à quelques centimètres seulement du visage de l’autre leur semblaient interminables, intenables. Ce soir, ils étaient comme deux aimants de pôles opposés qui, peu importe à quelle distance on les mettait l’un de l’autre, peu importe dans quelles circonstances, ne pouvaient faire autrement que de se coller l’un à l’autre sans plus jamais pouvoir s’éloigner. Irrémédiablement. Ce soir, les deux aimants en question étaient leurs deux corps enlacés l’un contre l’autre, leurs yeux pétillants d’électricité. Incapable de rester éloigné plus longtemps, James posa de nouveau ses lèvres sur les siennes, l’embrassant comme s’il voulait vider tout son âme en elle.



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MessageSujet: Re: The heat of the night [James Ford] Jeu 10 Juin - 1:32

C’était le cœur battant que Kate attendait la réponse de James. Ou tout du moins, de voir quelle réaction il aurait. Elle lui avait déjà dit qu’elle l’aimait, mais jamais vraiment comme elle venait tout juste de le faire… et pour être tout à fait honnête, elle redoutait sa réaction. Après tout, ils n’étaient pas du tout habitués à mettre des mots sur ce qu’ils ressentaient l’un pour l’autre… et voir qu’il mettait autant de temps avant de répondre, ça ne l’aidait pas à garder son calme. Tout d’un coup, Kate fut prise d’une peur panique de l’entendre lui dire qu’il ne l’aimait pas, de le voir se mettre à rire, se lever et partir comme il était arrivé. C’était ridicule, elle tentait bien-sûr de se raisonner, mais ce n’était pas facile, c’était plus fort qu’elle. Avait-il… était-il allé voir ailleurs? James Ford était un bel homme et même s’il avait le don d’emmerder les autres avec ses moqueries et ses surnoms parfois idiots, il savait comment emballer une femme. Et sur cette île, Kate savait pertinemment qu’il y en aurait plusieurs qui étaient sans aucun doute prêtes à faire des pieds et des mains afin de pouvoir prendre un peu de bon temps. Mais aussitôt que cette pensée qui lui tordait l’estomac lui effleura l’esprit que Kate la chassa en tentant de se dire que ça ne se pouvait tout simplement pas! En prenant le temps d’être logique deux petites secondes, Kate devait admettre que James n’avait pas vraiment le temps d’aller faire des galipettes avec une autre. Quoique… Non! Il ne fallait surtout pas commencer à douter de lui! Elle lui faisait confiance, elle l’aimait et il lui avait dit l’aimer lui aussi. Si ce n’était plus d’actualité, il le lui aurait fait savoir, ils ne se verraient pas aussi souvent, ne passeraient pas autant de temps… et le désir qu’ils ressentaient tous les deux ne les brûlerait pas comme c’était présentement le cas. Il fallait qu’elle arrête de se faire des peurs comme elle était entrain de le faire, parce que c’était exactement ce qui lui faisait prendre la fuite par le passé. Et Kate avait décidé de ne plus jamais fuir. Dès que la peur s’emparait d’elle, Kate n’était plus en mesure de réfléchir intelligemment. Fuir était bien plus facile qu’affronter les problèmes qui se présentaient… ç’avait toujours été sa façon de procéder et il fallait vraiment qu’elle travaille là-dessus. C’était ça ou bien c’était risquer de tout fouttre en l’air encore une fois.

C’était donc avec cette bonne résolution qu’elle attendait la réponse de James… qui ne fut vraiment pas celle qu’elle avait espérée. Non, vraiment pas. Il lui demandait ce qu’elle en pensait. Mais que devait-elle répondre à ça? Comment devait-elle le prendre d’ailleurs? Son cœur se mis à battre la chamade, Kate n’aimait vraiment pas la tournure que prenait leur conversation… Même si elle ne voulait pas laisser galoper son imagination, se faire toutes sortes d’idées, c’était une promesse qu’elle s’était faite, mais bon sang que c’était difficile! Et James ne l’aidait pas à se calmer. Même le fait de l’entendre lui donner du «Freckles» n’avait pas grand-chose pour la rassurer alors qu’en temps normal, ça l’aurait fait sourire et elle aurait cru que tout était normal… mais là… Kate ne savait pas trop ce qu’elle devait croire. Elle se contentait de regarder James droit dans les yeux en attendant la suite… qui voulait littéralement dire pourquoi elle lui disait qu’elle l’aimait, là maintenant. Que pouvait-elle répondre à ça? Devait-elle lui dire qu’elle avait peur de le voir s’imaginer n’importe quoi? Qu’elle le pensait vraiment Et elle dû avoir l’air inquiète, car lorsqu’il parla enfin, ce fut pour lui dire qu’il l’aimait aussi.

- Pourquoi je te dis ça maintenant? Parce que le pense bon sang! marmonna la jeune femme en baissant la tête. Je… je me rends compte que je ne te le dis pas souvent, mais… mais c’est vrai que je t’aime. Et je sais aussi que c’est les non-dits qui viennent toujours tout compliquer. ajouta-t-elle avant de relever la tête lentement pour regarder James. Je veux vraiment que ça fonctionne, je ne veux pas te perdre… et je veux tout faire pour qu’on aie enfin notre chance. souffla Kate en baissant à nouveau les yeux, incapable de soutenir son regard.

Elle n’aimait pas avoir l’air vulnérable comme ça… elle n’aimait pas se dévoiler comme elle venait de le faire ou dire clairement comme ça ce qu’elle ressentait, ce n’était pas son genre. Kate était habituée de garder ses histoires pour elle, de ne pas emmerder les autres avec ses états d’âme ou ses problèmes. En fait, Kate était de nature plutôt solitaire. Ses années de cavale y étaient sans aucun doute pour quelque chose. A l’époque, elle ne pouvait pas prendre le risque de se lier à des tas de personnes. Moins elle connaissait de personnes, moins elle risquait de se faire trahir ou de se faire dénoncer aux flics. Et puis, comment aurait-elle pu faire confiance à de purs étrangers alors que sa propre mère l’avait vendue à la police? Sa propre mère avait proposé de ne pas témoigner contre elle en cours si Kate lui permettait de faire la connaissance d’Aaron. Autant dire que ça ne s’était jamais produit. Comment pouvait-elle faire confiance aux autres dans de telles circonstances? Et pourtant, elle faisait confiance à James. Elle pouvait lui faire confiance les yeux fermés… et pourtant là, il commençait sérieusement à l’inquiéter en ne répondant pas et en lui posant de telles questions. Kate était heureuse avec James, elle se sentait bien avec lui et elle s’imaginait fort bien passer le reste de ses jours à ses côtés. Certes, c’était là encore une chose qu’elle ne lui avait pas dite, mais elle le pensait réellement. Bien-sûr, ce n’était peut-être pas le genre de chose que Kate jugeait intelligent de dire immédiatement à James. Ça ne ferait que lui faire peur… et ils s’étaient juré d’aller tranquillement, de ne rien brusquer. Il fallait franchir une étape à la fois! Ils hésitaient à faire l’amour pour ne pas tout gâcher et voilà qu’elle pensait à leur avenir commun? Ridicule! Avant de songer à passer leurs vies ensembles, ils devraient commencer par être capables de se dire ce qu’ils ressentaient sans avoir peur que ça ne vienne toujours tout détruire! James dû cependant se rendre compte qu’il y avait quelque chose qui clochait, ou peut-être même qu’elle était inquiète, enfin c’est ce que cru Kate, car il finit par lui dire qu’il l’aimait lui aussi… ce qui lui fit fermer les yeux durant trois brèves secondes et inspirer profondément, comme si elle avait eu le souffle coupé durant tout ce temps. Il n’y avait pas à dire, c’est trois petits mots avaient le don de la calmer! D’un autre côté, c’était vrai qu’ils ne se le disaient jamais. La dernière fois, c’était lors de leurs retrouvailles à la cascade… et encore une fois, ç’avait faillit mal se terminer. Heureusement, tout avait finit par s’arranger. Cependant, ils avaient mis beaucoup de temps avant de se détendre et de pouvoir être enfin eux-mêmes lorsqu’ils étaient ensembles. Ç’avait été long, mais Kate savait que c’en avait valut la peine. Et si c’était à recommencer, elle le ferait n’importe quand. James valait la peine qu’elle fasse autant d’efforts pour que leur histoire ait enfin une chance de voir le jour. Et de durer.

- Ce n’est vraiment pas gentil de me faire des peurs comme ça! Mon cerveau commençait à se faire des films… et j’aimais pas ce que je voyais. souffla Kate avant de se rapprocher de James et de se serrer un peu plus contre lui en poussant un petit soupir de soulagement. Je viens de découvrir que j’étais du genre jalouse et franchement, j’aime pas ça. murmura la jeune femme en nichant son nez dans le cou du beau blond pour sentir son odeur. Et comme toujours, il sentait bon…

Oui, Kate était soulagée, ce n’était faux de le dire. Elle s’était mise à imaginer n’importe quoi et ça, elle n’allait pas le lui cacher. Elle n’arrêtait pas de se dire qu’il fallait avancer et éviter de torpiller elle-même leur histoire. Elle ne savait cependant pas si c’était une bonne idée d’avouer qu’elle pouvait être jalouse. Il était cependant trop tard pour revenir en arrière. Et puis, si elle voulait partir sur de nouvelles bases, construire une relation solide, Kate savait qu’il ne fallait pas qu’elle cache à James ce qu’elle ressentait. Elle n’avait peut-être strictement aucune raison d’être jalouse, mais c’était plus fort qu’elle, c’était un sentiment tout nouveau qu’elle ressentait et à vrai dire, elle ne savait pas trop comment il fallait qu’elle se comporte maintenant. Enfin! James le savait. Il se moquerait peut-être d’elle, mais ça ne la dérangeait même pas. Elle était capable de lui répondre et pour être tout à fait honnête, Kate se doutait qu’il devait lui aussi subir les affres de la jalousie. Certaines personnes disaient que c’était malsain, elle était d’accord, mais d’un autre côté… s’il était jaloux, ça prouvait qu’il tenait vraiment à elle. Non? Ou bien était-elle complètement à côté de la plaque? Quoique ça, ça pouvait bien être une possibilité. Kate n’était pas très au fait de ces choses-là. Finalement, être amoureuse, c’était génial, mais il fallait vraiment que ça vienne avec un livret d’instructions!

Ils étaient allongés sur le sol, Kate n’avait plus le dessus parce qu’à un moment où elle n’avait plus trop les idées claires, James les avait faits basculer. C’était un détail, du moment qu’il restait près d’elle, Kate n’avait aucun problème à lui laisser être sur le dessus! Si ça pouvait l’amuser, elle n’y voyait aucun inconvénient! Elle ne revint à ses moutons que lorsque James lui dit qu’elle avait l’air d’aimer le frapper et qu’ainsi, elle pourrait faire les deux. Le frapper et lui sauter dessus. L’offre était quand même alléchante, mais Kate n’eut guère le temps de le lui dire, car l’espèce de bouffon qu’il était ajouta qu’elle était mignonne quand elle se fâchait. Bon, pour ça, Kate ne pouvait pas trop lui donner tort. Enfin, pas en ce qui concernait le fait d’être mignonne ou non! En fait, c’était qu’il devait un peu savoir de quoi il parlait puisqu’il avait le don de la mettre en colère et qu’il l’avait quelques fois vue alors qu’elle n’était vraiment pas de bonne humeur. Après un baiser légèrement passionné, James finit par lui demander s’ils pouvaient faire les deux, mais il s’inquiéta de devoir passer la nuit sur le sofa du salon. Avec raison, il était loin d’être confortable celui-là! S’il y avait eu une télévision, personne n’aurait pu s’endormir devant installé dans ce truc brun et laid.

- Bah… si tu performes bien, tu auras droit à ta place dans mon lit à chaque soir, mais sinon… tu risques de devoir utiliser ton propre lit. Ou le canapé du salon. Il est pas super confortable par-contre. répondit Kate, taquine tout en laissant glisser lentement ses mains sur la chemise de James en jouant un peu avec les boutons. Ah et puis non, si tu es ici, tu dors dans mon lit. Comme ça, j’éviterai que Cass te tue parce qu’elle te trouvera dans la salon. Ça serait dommage de devenir veuve aussi vite, pas vrai? ajouta-t-elle avant de se redresser légèrement pour poser un petit baiser sur les lèvres de son homme. Il faudra juste éteindre le feu avant… d’aller s’occuper de celui qui nous consume. lui murmura-t-elle à l’oreille avant de la mordiller doucement.


WHEN YOU LOVE A WOMAN YOU TELL HER
THAT SHE'S REALLY WANTED
WHEN YOU LOVE A WOMAN YOU TELL HER THAT SHE'S THE ONE
SHE NEEDS SOMEBODY TO TELL HER
THAT IT'S GONNA LAST FOREVER
SO TELL ME YOU EVER REALLY
- REALLY REALLY EVER LOVED A WOMAN?

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James Ford
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MessageSujet: Re: The heat of the night [James Ford] Sam 19 Juin - 1:21

Sawyer baissa un moment les yeux sur le feu qui grondait juste à quelques pas d’eux, légèrement pensif, avant de retourner son regard sur la brunette. Il savait qu’il n’aurait pas du attendre si longtemps avant de répondre à la question de sa Freckles. Ils n’abordaient que trop peu souvent les questions du cœur et voila que, au moment même où Kate lui avouait finalement qu’elle l’aimait (avec un décalage de trois ans par rapport à la première fois qu’il lui avait dite quand même^^), il avait pris un temps infini pour lui donner une réponse. Alors qu’il savait exactement combien cette déclaration était importante pour elle. Sawyer se sentie soudain mal d’avoir fait durer le suspense de cette façon; pourtant ce n’était pas parce que les sentiments n’étaient pas partagés. Loin de là. En fait, il avait seulement besoin d’un temps plus de temps. Un peu de temps pour réfléchir au sérieux des mots qu’ils étaient en train d’échanger. Un peu de temps pour juger le degré de sincérité de Kate. Il lui faisait confiance, bien entendu, mais un côté de lui, celui qui se sentait toujours en infériorité de ce maudit Jack, n’avait de cesse de lui remettre dans la figure le fait qu’elle avait passé auparavant passé son temps à passer de Jack à lui, ce qui rendait toute déclaration de la part de Kate peu sérieuse. James avait beau faire son possible pour chasser cette partie de lui-même qui semblait décider à gâcher le moment magique qu’ils s’apprêtaient à avoir (que Sawyer avait déjà gâché en partie par contre). Il tentait de se résonner, repousser fermement toute pensée dans ce sens, du genre qui pourrait faire éclater toute relation qu’ils essayaient de reconstruire l’un avec l’autre. Un moment de recul pour gagner du temps était donc nécessaire; il préférait prendre son temps pour des déclarations de ce genre, bien qu’il déteste voir une Kate dans cet état qui s’éloignait tellement de la brunette explosive qu’il avait appris à connaître. Il voulait ne pas dire un mot plus haut que l’autre, ne pas parler d’une manière dont il avait l’habitude pour tout gâcher ce qui était potable entre lui et Kate alors que les choses recommençaient à bien aller. Il ne voulait pas tout lancer en l’air, pas cette fois; il n’en avait pas le droit. Tout simplement. Il ne voulait pas perdre peut-être sa dernière chance de pouvoir finalement avoir un petit quelque chose avec Kate. Il ne voulait pas la perdre, ne plus avoir à se réveiller le matin et ressentir ce douloureux pincement au ventre, ses tripes se tordre, son être s’emplir de tristesse en constatant qu’elle n’était plus. Sans parler du fait que Sawyer n’était pas le type à parler sentiments avec la première femme venue. Bien entendu, il avait distribué auparavant des « je t’aime » à à peu près toutes les femmes qu’il avait arnaquées. La plupart n’était pas sincère. La plupart, Sawyer n’avait pas senti ces mots jusque dans ses tripes, ils n’avaient pas glissé naturellement sur ses lèvres, il n’y avait pas eu dans ces yeux et ces mots toute cette vulnérabilité, toute cette intensité. En fait, une seule fois jusqu’au moment où il s’était retrouvé sur cette île (cette foutue île de malheurs qui lui avait apporté bien des choses finalement), James avait été étonné de capter une certaine sincérité dans ces trois petits mots. Une seule fois; et non seulement cette fois en question, les choses ne s’étaient pas bien terminées pour eux, mais il ignorait à l’époque qu’il n’avait jamais réellement aimé cette femme.

Et au final qui était la femme en question? Cassidy Phillips. Ni plus ni moins que la brunette avec qui il avait eu une petite fille. La même brunette qui le détestait avec autant d’intensité à présent, de cette haine qu’elle avait eu des années pour nourrir. Cette époque lui paraissait bien loin à présent, comme d’un autre temps. Un sentiment vraiment étrange quand on y pensait bien, mais pas inusité tout compte fait. James avait tout de même passé plus d’une année sur cette île en plein milieu du Pacifique, à craindre chaque jour pour sa vie. James avait levé les yeux et les avait planté un moment dans ceux, verts, de Kate. Ces derniers semblaient s’être vrillés sur lui, comme si, à eux seuls, ils pourraient le faire sortir plus rapidement la réponse qu’ils désiraient. Cependant, il pouvait percevoir dans ses yeux un éclat d’anxiété, qu’elle désirait cacher le plus possible, mais qu’il pouvait néanmoins toujours percevoir en elle, comme s’il pouvait lire en elle. Comme toujours entre eux. Lorsque Sawyer parla enfin, il sentit comme un poids disparaître sur les épaules de Kate alors qu’une certaine culpabilité s’abattait sur le blond. La brunette s’empressa par contre de répondre à la question qu’il lui avait lancé. Une question à laquelle il n’attendait pas de réponse en fait; il aurait voulu qu’elle comprenne où il voulait véritablement en venir….La brunette prit alors encore une fois la parole, mais sur un ton tellement précipité que le blond n’en compris que la moitié. Bon sang; avait-il pu la rendre anxieux à ce point?

« Woo Freckles. Dam nit stop it. I’ve told you i don’t wanna loose you again », commença-t-il en employant un ton à la ferme, assez en tout cas pour la faire taire et ralentir le débit, mais assez doux pour lui montrer qu’il le pensait réellement, pour la rassurer. James lâcha une sorte de soupir sonore qui était sa marque de commerce et fixa la brunette dans les yeux, légèrement surpris de la facilité avec laquelle elle baissait les yeux. Encore un aspect d’elle qu’il n’avait pas encore vu et qui ne ressemblait guère à la Kate qu’il avait connu lors des premiers mois passés sur l’ile. Comme pour bien lui montrer qu’il ne tentait que de la rassurer, il posa une main légèrement maladroite autour de son épaule. Devant cet air drôlement vulnérable que Kate empruntait devant lui pour une des premières fois, James fut touché, mais même le sérieux de la situation ne put empêcher un très léger sourire moqueur sur ses lèvres, découvrant ses fameuses fossettes. Voir la brunette qu’il connaissait, si explosive, si indépendante se montrer pour une fois si vulnérable devant lui avait quelque chose d’à la fois sincère et comique tellement cela était inhabituel. Elle avait tant de fois essayé de se monter un masque en sa présence, de tout cacher; il ne pouvait cependant pas lui en vouloir puisque le blond avait cette tendance à se comporter de la même manière- que la voir abaisser toutes ses défenses de cette façon…Bref, tout ça pour dire que James allait probablement gentiment se moquer de son attitude à l’avenir et se ferait un plaisir de le lui rappeler. Ben quoi, il avait bien le droit de lui lancer une petite pique de temps en temps non? Sinon ça ne serait pas eux…Et puis il savait plus que bien que si les positions étaient échangées, la brunette ne se gênerait pas le moins du monde. Alors pourquoi le ferait-il? James n’avait pas bougé d’un poil, mais il avait comme l’impression que sa Freckles aurait tôt fait d’apercevoir le sourire qui s’était formé sur ses lèvres….et qu’elle ne mettrait que quelques secondes avant de vivement réagir. Combien de temps? Les paris étaient ouverts dans la tête de James Ford. Avant que James n’ait pu dire un seul mot, cependant, Kate avait rapidement diminué de façon considérable la distance entre eux pour se lover contre son épaule. Ses paroles ne furent qu’accentuer le sourire qu’il portait toujours sur les lèvres alors qu’il plongeait lui-même discrètement, comme par habitude, le nez dans les cheveux de la brunette, reniflant avec plaisir ce mélange de flagrance qui était sienne. Cette odeur, ces cheveux qui lui chatouillaient le visage, c’était si bon, c’était si délicieux après une journée passée à courir dans la jungle. Il sentait son corps contre le siens, maintenant couvert de sueur et il avait l’impression que chacune des pores de sa peau portait un aimant qui n’avait de cesse que de l’attirer contre lui, d’appuyer contre la peau de soie de la brunette chaque centimètre de son corps. Un cadeau sans prix aucun après une journée aussi éprouvante. Pendant un moment, James laissa le silence combler tous les espaces vides de leur conversation, apportant avec lui un calme serein. Le genre qui vous vide le corps de tous le stress du jour, qui emporte le plus loin possible le poids qu’il pouvait porter sur les épaules. Un silence agréable seulement emplit par les effluves, ses effluves à elle qui lui emplissait les narines, nourrissaient chacun des pores de sa peau.

En fait, James hésita un bon moment avant de rompre ce silence bienvenu; ne pas parler pour un aussi long moment et surtout dans ce genre de moments magiques où il avait justement l’habitude de gâcher. « Well Shortcake…ya know, ya should never listen your brain. He’s always wrong…and it’s worse for girl’s damn complex brain », commença-t-il sur son ton habituel, destine non pas à briser ce moment, mais surtout à la rassurer, à la faire sourire un peu pour une fois tiens. Juste pour voir son visage s’éclairer encore une fois….Il avait parlé doucement, mais avait tout de même pu entendre les dernières paroles de Kate concernant sa jalousie. « If it can make you feel betta Freckles…I’ve seen jealous girls much worse than ya. At least your not throwin’ some damn plates to me because a girl called home or worse...forks. » Il avait prononcé ces mots sur un ton décontracté, Presque moqueur et qui en disait long sur ce qu’il pensé de la jalousie de Kate. Encore une fois, il n’avait à l’idée que de la faire réagir…positivement s’entend. Il voulait simplement se moquer un peu de toute cette jalousie et lui montrer qu’il n’avait pas peur. Ne restait plus qu’à espérer maintenant que cette bonne vieille Freckles comprendrait où il voulait en venir cette fois, lire en lui comme elle savait bien le faire. Ou peut-être ferait-elle exprès d’exagérer sa réaction juste pour embarquer dans son jeu? Après ce qu’il venait de voir, cet autre côté de la personnalité de Kate qu’il ne connaissait pas, James ne savait plus prévoir ses réactions. Incroyable comment cette brunette savait le surprendre sans arrêt et ce, presque tous les jours. C’est alors que, avant même que le blond n’ait eu le temps de dire deux mots, il sentit le sol devenu légèrement mou, mais ferme à cause du gazon, contre son dos trempé. Un sourire étira ses lèvres et James fit aussitôt un mouvement pour se retrouver sur le dessus, renversant Kate sur la pelouse tiède qui entourait sa maison. C’était devenue une habitude chez lui; pour l’instant cependant, il se trouvait seulement à quelques mètres du visage de la brunette, dans une position qui fit remonter en lui de nombreux souvenirs. Des souvenirs qu’il croyait enfouit….des souvenirs qui dataient de cette période juste quelques semaines après le crash où ils avaient tous les deux bels et bien conscience de cette connexion naturelle entre eux. Cette époque où James savait qu’il était irrésistiblement attiré vers la brunette, mais s’entêtait à la traiter comme n’importe quelle autre des femmes avec qui il avait couché; la seule manière qu’il connaissait quoi. La seule façon pour qu’elle le déteste et s’éloigne de lui en courant comme l’on fuit la peste avant qu’elle ne découvre l’homme pathétique qu’il est vraiment. Aujourd’hui c’était différent. Tout lui semblait différent, changé, comme si, au fil du temps, il avait changé de paire de lunettes de façon si drastique que cela avait changé sa vision du monde. James fit découvrir encore plus les fossettes qui ornaient ses joues en apercevant Kate réagir à ses propos la concernant, de la manière avec laquelle il avait espéré. Pourtant, peu importe comment il avait voulu encore une fois la voir répliquer, James ne lui laissa pas le temps de mettre un seul mot dans la conversation et répondit à l’urgence que leur proximité demandait à ce qu’il pose de nouveau ses lèvres contre les siennes, à ce qu’ils fusionnent encore une fois son corps et le sien. Le blond ne s’éloigna d’elle qu’à contrecoeur, parce qu’il avait besoin, comme tout être humain, de prendre une bonne bouffée d’air. Il s’était promis de recommencer ce manège de sensations fortes le plus vite possible quand Kate choisit de sauter sur l’occasion pour répliquer à ces propos de tout à l’heure. Le blond ne s’était cependant reculé que de quelques centimètres à peine; il avait mis assez de distance entre eux pour qu’ils puissent tenter de discuter tout en étant prêt à riposter avec un nouveau baiser autant que possible. S’appuyant sur le sol avec ses mains pour ne pas écraser la pauvre Kate, James avait conservé son visage près de celui de la brunette. Son souffle irrégulier, explosait sur son visage, réveillant des sensations qu’il s’empressa de réprimer pour l’instant; certains besoins deviendraient cependant très bientôt assez pressants^^. De là où il était, il pouvait presque compter, ou plutôt tenter de compter les tâches de rousseur qui ornait son visage. Ses yeux verts d’où une lueur moqueuse s’échappait brillaient près de son visage, éclatants. Difficile de résister à cette bouche-là, si parfaite, qui semblait être capable de se poser sur les lèvres du blond avec une parfaite synergie. Difficile de résister à ces yeux verts qui semblaient vous brûler jusqu’au fond de l’âme, à ces tâches de rousseur comme des étoiles dans le ciel...

James s’empressa de porter attention sur la discussion qui se produisait dans ce fond de cours, au village, près d’un feu de camp à moitié éteint. Ses paroles lui soutirèrent un petit rire; sacré Kate. Il sentit ses mains se poser sur son torse, ou plutôt sur la chemise trempée de sueur par la forte activité physique mélangée à la chaleur. C’était des mains fébriles, animées par la maladresse d’une personne habitée par un besoin urgent, presque enflammé. Sauf que dans le cas de la brunette, il n’y avait aucun doute qu’il l’était, enflammé^^. « Si je performe bien? Well, Sweetheart, comment tu peux douter comme ça de mes performances? Tu te rappelles plus le nombre de pratiques que j’ai eu avant? » commença-t-il un peu joueur, faisant référence à ses nombreuses conquêtes dans sa vie, mais comprenant que la brunette se moquait de lui. « Et puis Freckles, qui va juger de ma performance, hein? Je pense pas que Cass voudrait assister en personne à notre…spectacle » continua-t-il, amusé par l’image mentale qui s’imposait soudain à lui; une image qui ne risquait pas d’arriver d’ailleurs. Non mais quand même…il avait comme l’impression qu’avec la haine que lui portait Cassidy, assister à leurs ébats serait la dernière chose qu’elle voudrait faire. Kate revint à la charge, attestant que si elle le voyait dans le salon, endormi, Cassidy le tuerait carrément. Le blond n’eut pas le temps de répondre que la brunette se redressait légèrement, juste assez pour reposer pour la énième fois ce soir un baiser sur ses lèvres. Non mais, c’était que la soirée s’annonçait chaude, dans tous les sens du terme! Ce n’est lorsqu’il prit conscience que son souffle manquait qu’il se résolut à se séparer d’elle, se reculant à peine. C’est donc à ce moment-là que James profita de cette pause forcée pour continuer la conversation. « Haaa Freckles…I’m so amazed to see how you still care ‘bout me », lança-t-il sur un ton sarcastique qui était sien depuis un bon moment déjà, mais auquel la brunette semblait commencer à s’habituer; elle n’avait jamais vraiment eu le choix^^. « Didn’t know Cass planned to kill me this way though. It’s good to know », continua-t-il sur un ton qui en disait plus que long sur combien cette pensée l’amusait; il savait que Cassidy le détestait, mais au point de le tuer…hum, ça restait à voir. La fixant dans les yeux, il sentit une sorte de fourmillement agréable à travers tout son corps lorsque la brunette s’approcha lentement de son visage, encore, toujours plus….pour lui murmurer quelque chose à l’oreille. « Hummm….je savais pas que t’avais l’âme d’une poète Freckles. Alors….le lit te tente toujours? Ou le sofa peut-être? J’te laisse le choix », termina-t-il, ses yeux brillant d’un éclat qu’il connaissait trop bien, tout en étant différent de toutes les autres fois. Il attendit la réponse de la brunette couchée sous lui, en pensant pour la deuxième fois qu’ils auraient été bien ici.



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1) Merde Freckles arrête, je te l'ai dit que je voulais pas te perdre encore une fois
2) Well, tu devrais jamais écouter ton cerveau, il a toujours tort...et c'est encore pire pour les femmes complexes comme toi
3) Si ça peut t'aider à te sentir mieux Freckles...j'ai vu des filles jalouses encore pires que toi; du genre qui peuvent lancer des assiettes quand une femme appelle à la maison...et même des fourchettes
4) Haa Freckles, je suis abasourdie de comment tu tiens à moi. Je pensais pas que Cass voulait me tuer comme ça par contre. C'est toujours bon à savoir.



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MessageSujet: Re: The heat of the night [James Ford] Mar 22 Juin - 18:59

Il fallait croire qu’elle n’avait pas bien saisit ce que James avait dit si Kate en jugeait par ce qu’il venait de dire, soit qu’il avait déjà dit qu’il ne voulait pas la perdre. Certes, elle s’en était peut-être fait inutilement, elle avait peut-être sauté trop rapidement aux conclusions, mais ç’avait été plus fort qu’elle. Étrangement, elle avait toujours peur qu’il se lasse d’elle. Ou pire, qu’il se rende compte que finalement, il ne l’aimait pas autant qu’il avait pu le croire, qu’il avait enfin réalisé qu’il faisait une bêtise et qu’il était grandement temps pour lui de s’ouvrir les yeux. Voilà un truc que Kate avait peur de voir se produire. Et c’était probablement ça qui la rendait aussi anxieuse, aussi inquiète. Insécure était le mot approprié pour décrire correctement ce que la jeune femme ressentait. Kate retint de justesse un profond soupir de soulagement lorsque James lui dit qu’il avait déjà vu des filles jalouses qui étaient pires qu’elle. Bon, ça aidait à la faire se sentir mieux, mais ça ne la soulageait pas totalement. Parce que si elle n’était pas du genre à lancer des assiettes à la tête de quelqu’un, elle n’aimait pas se sentir aussi insécure pour autant. Elle n’était pas habituée à être vulnérable comme ça et franchement, Kate ne se reconnaissait plus. Avant, elle était du genre à foncer sans trop se poser de questions, sans trop s’en faire avec la vie et tout… mais depuis qu’elle était devenue maman, il en allait autrement. C’est aussi en devenant mère que Kate est devenue plus craintive, toujours à se demander si elle faisait bien la bonne chose. Parce qu’Aaron méritait d’avoir une vraie mère… et ç’avait aussi amené le sentiment de culpabilité. A en croire les mères qu’elles avaient croisées, c’était une chose naturelle, mais… Kate avait du mal avec ce concept-là. Maintenant, elle craignait toujours de se tromper, qu’Aaron soit victime de ses erreurs, de faire une bêtise qui ne ferait qu’amener que des ennuis… Et bien-sûr, à quelque part, elle se sentait franchement coupable d’élever Aaron et de passer pour sa mère alors que Claire était là. Mais même si Kate savait que ce n’était que provisoire et qu’un jour elle devrait rendre cet enfant à sa véritable mère, Kate ne pouvait pas s’empêcher d’espérer que Claire ne retrouverait jamais la mémoire. Elle se sentait coupable de l’espérer, mais à quelque part, c’était plus fort qu’elle.

Et comme si ce n’était pas suffisant de se sentir mal pour tout ça, voilà que maintenant cette fouttue insécurité la faisait se sentir idiote devant James. Idiote et jalouse. Elle qui, adolescente, avait toujours trouvé les filles de son âge complètement idiotes parce qu’elles s’accrochaient bêtement à un garçon et leur faisaient des scènes pas possibles, voilà qu’elle aussi était atteinte de ce… de cette tare-là. Génial. Pourquoi n’avait-elle jamais ressentit ça par le passé? Parce qu’elle n’avait pas aimé ces hommes-là comme elle aimait James? C’était fort probable. Mais la jalousie n’était pas un sentiment qu’elle aimait ressentir, mais c’était plus fort qu’elle. Kate avait beau tenter de se raisonner en se disant que ce qui s’était passé entre James et Juliet était maintenant chose du passée à cause de son retour sur l’île, elle ne pouvait pas s’empêcher de craindre que James retourne vers la blonde si jamais elle faisait une véritable connerie. Parce que ça, c’était évident, elle avait le don de tout détruire parce qu’elle n’en faisait qu’à sa tête. Parce que oui, depuis qu’elle et James étaient à nouveau ensembles, Kate avait peur de faire une bêtise. Ou qu’il se mette à croire n’importe quoi qui aie un rapport avec Jack. Parce que ça, c’était une chose que Kate ne voulait pas qui se produise. Non, elle ne voulait pas perdre James à cause d’une histoire pas possible qui mettrait en scène Jack et elle. Pourquoi? Parce que c’était justement à cause des crises de jalousie de ce cher médecin qu’ils n’étaient plus ensembles. Même si James n’était pas dans les parages et que Jack n’avait rien à craindre, il avait fallut qu’il lui fasse une crise quand Kate lui avait dit ce qu’elle lui cachait. Et pourquoi lui avait-elle caché qu’elle rendait service à James en tenant la promesse qu’elle lui avait faite? Parce qu’elle savait comment ça déboucherait. Et l’avenir lui avait clairement démontré qu’elle avait eu entièrement raison de lui cacher tout ça. Certes, la jalousie n’était pas la seule responsable de leur rupture, mais ça n’avait aidé en rien. Et Kate s’était jurée que cette fois-ci, elle ne ferait rien pour détruire cette relation qu’elle bâtissait lentement, mais sûrement avec James. Non, si ça merdait, ça ne serait pas de sa faute, elle s’en était fait la promesse.

- Excuse-moi, c’était stupide… marmonna-t-elle en baissant brusquement les yeux parce qu’elle se sentait légèrement mal… et parfaitement idiote d’avoir abordé un tel sujet et d’avoir paniqué aussi facilement. Et tout ça, pour absolument rien. Mais ne vas pas me tenter avec l’idée te de lancer des assiettes par-contre Je tiens aussi à te dire que si tu fais l’imbécile, je te jure que tu verras pire que des fourchettes. ajouta-t-elle en lui faisant un petit sourire, histoire de lui faire comprendre qu’elle rigolait. A moitié.

Parce que pour être honnête, si James avait le malheur de faire la bêtise de ne serait-ce que toucher une autre femme, Kate ne savait pas comment elle réagirait… mais une chose était sûre par-contre, il ne s’en sortirait pas facilement. Elle pouvait tout aussi bien chercher à l’éviter pendant un moment…tout comme il pourrait être forcé de lui rendre des comptes. Bon, d’accord, dans la liste des défauts, on pouvait aisément ajouter qu’elle était possessive. Ce qui était à elle, Kate le gardait… mais sur ce sujet-là, il lui faudrait peut-être revoir ses positions. Enfin! James avait raison sur un point, elle devrait arrêter de laisser sa tête se faire des scénarios grotesques. D’ailleurs, ça lui simplifierait fort probablement les choses, ce qui serait déjà une bonne affaire de faite. Il fallait qu’elle arrête de s’imaginer le pire et qu’elle commence à se dire que ça irait bien. Ils avaient tous les deux traversé les trois derniers mois sans problèmes particuliers, il n’y avait aucune raison de croire que ça ne serait plus le cas. Et Kate ne doutait pas de James. Elle espérait juste qu’il n’irait pas s’imaginer n’importe quoi et qu’il avait entièrement confiance en elle. Certes, elle savait qu’il pouvait s’imaginer que Jack pourrait s’immiscer dans leur relation, mais elle ne laisserait jamais une telle chose se produire. Kate aimerait toujours Jack, comme un frère si possible, mais elle savait qu’elle ne serait jamais pleinement heureuse avec lui. Pas comme elle le serait avec James et ça, c’était clair dans sa tête à elle. Ne restait plus qu’à James de le comprendre et de l’assimiler…

Vint ensuite un sujet un peu plus léger, un peu plus amusant, celui de la performance de James. Kate savait que ç’aurait mal tourné s’il ne l’avait pas pris en riant, mais elle savait aussi qu’il avait un fort sens de l’humour. Parfois un peu tordu, mais c’était une chose qu’elle aimait chez lui. Une chose parmi tant d’autres en réalité. Et le voilà qu’il faisait l’idiot pour la faire rire alors qu’elle avait parlé de sa performances… et James ne manqua d’ailleurs pas de profiter de l’occasion qui lui était donnée pour lui rappeler qu’il ne manquait justement pas de pratique. Ouais, ça c’était une chose que Kate savait et franchement, elle espérait qu’il avait été assez malin pour s’habiller avant d’aller jouer dehors. Elle ne voulait pas attraper une saleté que lui aurait refilé une de ses nombreuses… conquêtes d’un soir. D’ailleurs, Kate préféra ne pas y penser, ça l’écœurait légèrement et pour être tout à fait honnête, elle n’aimait pas trop s’imaginer tout ça. Non, son cerveau lui créerait un autre petit film qu’elle ne voulait pas voir. Enfin! La jeune femme espérait que son homme serait suffisamment honnête pour lui avouer s’il risquait de lui refiler un truc et qu’il l’avertirait. Enfin! Grâce à Jack, elle savait que James avait déjà eu des petits pépins de cet ordre par le passé… et elle se doutait que par la suite il avait dû s’arranger pour que ça ne se reproduise plus. Elle devait donc croire qu’elle ne risquait rien. Ensuite, le beau blond ne put évidemment pas passer sous silence le fait qu’il ne devrait pas demander à Cassidy d’évaluer ses performances… et qu’il ne savait pas qu’elle planifiait de le tuer. Certes, elle exagérait et en était consciente, mais Kate savait également que les choses n’étaient pas encore tout à fait claires entre sa meilleure amie et son homme. S’ils tâchaient de faire plus ou moins bonne figure, ce n’était pas pour la galerie, mais pour leur fille… et Cass gardait son ex à l’œil dès qu’il était avec Clementine. A sa place cependant, Kate n’aurait pas fait autrement. Il fallait maintenant que sa meilleure amie comprenne et réalise que James avait bien changé et que jamais il ne ferait de mal à sa fille. Il avait peut-être bien des défauts, mais il aimait sa petite Clementine, ça Kate en aurait mis sa main à couper. Elle aurait pu parler, dire qu’il était un idiot, mais c’était exactement ce qu’il attendait, alors la brunette se contenta de lever les yeux au ciel en secouant la tête, un petit sourire aux lèvres.

Enfin, ils abordèrent le «sujet» qui les intéressait. A savoir s’ils restaient à l’extérieur, qu’ils allaient sur le canapé ou la chambre de Kate. James lui laissait le choix… même si de toute évidence, il aurait bien aimé s’amuser à l’extérieur. Bien-sûr, ç’aurait été agréable, mais… la seule fois où ils avaient passé la nuit ensembles dans un vrai lit, ça s’était pas très bien terminé. Cette fois-là, ça serait différent, Kate s’en faisait bien la promesse. C’est également à ce moment-là qu’elle se rendit compte qu’elle était prête à faire bien des choses pour que leur relation fonctionne et dure longtemps. Par le passé, c’était différent. Ils avaient pris de la maturité et ça, c’était une bonne chose.

- Personnellement, je préfère le lit. souffla Kate à l’oreille de James pour ensuite approcher son visage de celui du beau blond. Ça va être bien plus confortable si jamais on s’endort ensuite… mais promis, si tu performes bien, la prochaine fois, on pourra même prendre un bain de minuit… souffla-t-elle avant de l’embrasser doucement… pour le pousser lentement sur le côté se lever presque d’un bond avant qu’il ne la retienne.

Kate se dirigea à grands pas vers la maison et y resta un petit moment avant de revenir rapidement à l’extérieur avec un pichet d’eau dans les mains. Elle versa toute l’eau sur le feu pour l’éteindre et il ne resta bientôt plus qu’un peu de fumée. Ensuite, Kate se retourna pour regarder James et elle lui tendit la main pour l’aider à se relever. Et c’est légèrement pressés qu’ils rentrèrent dans la maison pour ensuite retrouver la chambre de Kate…


WHEN YOU LOVE A WOMAN YOU TELL HER
THAT SHE'S REALLY WANTED
WHEN YOU LOVE A WOMAN YOU TELL HER THAT SHE'S THE ONE
SHE NEEDS SOMEBODY TO TELL HER
THAT IT'S GONNA LAST FOREVER
SO TELL ME YOU EVER REALLY
- REALLY REALLY EVER LOVED A WOMAN?

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The heat of the night [James Ford]

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