NOUS AVONS PRIS NOTRE DÉCISION. Merci d'aller voir l'annonce, c'est peut-être l'annonce la plus importante du forum ici
fORUM FERMÉ, RENDEZ-VOUS SUR http://nothingelsematters.forumactif.com

Partagez|

Maiya Raksha - I'm Immortal

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage


avatar


Maiya Raksha
• Inscrit(e) le : 18/10/2010
• Messages Postés : 32


A b o u t. M e.
Côté Coeur & Amitiés:
You've got something to say?:
Dans mon sac à dos...:
MessageSujet: Maiya Raksha - I'm Immortal Lun 18 Oct - 6:26


© Abby


Maiya Raksha


• Age: semble avoir 26 ans
• Date & Lieu de Naissance: Né(e) 4 Aout 1835, Bangalore.
• Nationalité: Inde.

• État Civil: Mariée
• Occupation: Etait interprète pour les colonisateurs britanniques. Sur l’île, guide les candidats.

• Ce personnage est un... Personnage inventé.
• Votre Groupe: One of Them

• Avatar: Kristin Kreuk
• Code: Ok - Kate



Tout le monde a son petit caractère... même moi!



« Respire, et après, tu me redis tout. »
Maiya grâce ou à cause de sa vieillesse légendaire a hérité d’une sagesse calme et réfléchie. Elle a apprit avec le temps et son expérience qu’on a toujours le choix et qu’assumer ses décisions est quelque chose qu’il ne faut pas décider à la légère. Ainsi, elle évite d’aller trop rapidement lorsqu’elle fait face à une situation urgente. Elle a du mal à écouter quelqu’un qui panique littéralement et ne supporte pas les hystériques. Ainsi, elle préfère traiter avec les gens aussi calmes qu’elle. Elle déteste par-dessus tout les cris et les hurlements. Elle considère que parler ne modifie en aucun cas l’information apportée.

De plus, elle pense qu’un ordre dit avec un sérieux et un calme impressionnant a plus d’impact que si il est proféré en beuglant avec une agressivité inutile. Sa capacité à guider des gens n’est plus à prouver et elle le sait pertinemment. Elle se sait écoutée et n’aime pas qu’on ne fasse pas attention à ce qu’elle dit. Une fois que l’ont a manqué de respecter sa parole, il est extrêmement dur de regagner sa confiance. De la même manière elle aime beaucoup écouter les gens et se montrer concernée.

« Hey l’Akshaya* ! Fais gaffe à tes fesses ! »
        *l’indestructible
Elle possède néanmoins des réflexes rôdés dû à son très long séjour sur l’île. Elle a était beaucoup de fois confrontée à des animaux dangereux, son corps en porte d’ailleurs encore les marques. Elle sait se faire respecter même si c’est une femme. Elle a un caractère assez trempé et, comme une petite fille, elle est têtue. Généralement, il est très difficile de lui enlever une idée de la tête, et ça, même si elle a une preuve concrète qu’elle a tord. Elle a tendance à aller jusqu’au bout de ses envies, même si ces actions peuvent blesser voir tuer. Elle écoute aveuglément Jacob et par conséquent, elle pourrait tout faire pour lui.

« Tu ne me trairais pas, n’est ce pas ? »
Si elle semble être une petite femme tranquille et sympathique, il faut se méfier de ce qu’elle peut faire. Etant déterminée et réfléchie, elle en devient d’autant plus dangereuse. Elle a su apprivoiser l’île et à s’y déplacer de manière fluide. Néanmoins, elle sait que de mauvais alliés peuvent lui être fatal. Ainsi, elle s’est constituée un cercle de confiance et ne tolère aucune trahison, même petite. Non pas qu’elle prévoie de commettre un putsch, mais elle préfère avoir des gens loyaux qui lui sont dévoués corps et âmes en cas de situation conflictuelle. Elle sent qu’un changement est à l’œuvre et préfère anticiper.

« T’es trop jeune pour moi, petit. »
En effet, Maiya, même si elle n’en a pas l’air, avoisine les 170ans assez facilement. Elle n’envisage aucun homme sachant pertinemment que quand ils venaient à peine de naître, elle avait déjà dépassée outrageusement sa limite d’age. Elle les voit un peu tous comme des enfants perdus. Elle porte sur eux le même regard qu’une mère envers son enfant. Elle semble des fois deviner des airs de son fils, Mukunda. Mais elle reprend vite ses esprits. Ces hommes peuvent être aussi dangereux que le « monstre ».

« C’est fou ce qu’on peut cacher derrière des yeux d’anges… »
Maiya adopte par réflexe une position de méfiance avec tous les nouveaux venus. Elle considère que la confiance se mérite et qu’elle ne la donnera qu’après une « période d’essai » cette période s’allonge et se raccourcit en fonction des accomplissements du nouveau ou des dires de Jacob. Elle souhaite mettre une certaine distance, sachant que certaines personnes ne tiendront pas longtemps dans un environnement aussi hostile.

« La mort n’est qu’une étape. »
Étant immortelle, Maiya a un rapport étrange avec la mort. Elle voit les hommes tomber comme des mouches, et elle, reste au milieu d’un champ de cadavre. Pourtant, elle a finit par se détacher de ça. Maiya voit ça comme une étape nécessaire pour les autres. Elle ne veut pas penser qu’un jour, elle déclinera. Elle ne sait pas combien de temps continuera son pacte avec Jacob. Mais elle n’y pense pas.
Lors qu’elle enlève la vie à quelqu’un, de manière accidentelle, voulue ou pour se défendre, elle observe toujours une minute de silence par mort. D’une manière respectueuse, elle attend un moment calme pour envoyer une prière hindoue pour sauver les âmes de ces disparus. Elle ne s’autorise qu’une prière impersonnelle. Si elle s’impliquait trop, elle risquerait de tomber dans une détresse interminable.


Une photo, c'est joli, mais... de quoi j'ai l'air?

« Si je suis fou, ce n’est que de tes yeux »
Maiya est typée Indienne et par conséquent, elle a des yeux marron. Ses yeux tirent sur les reflets dorés et au soleil, on pourrait presque dire qu’ils scintillent de milles feux. Elle a des yeux tantôt indulgents, tantôt violents. En effet, étant d’un tempérament calme, elle se sert souvent du langage sourd du regard pour faire passer ses messages.
Pourtant il lui arrive souvent de regarder les paysages qui l’entourent. Elle a beau les avoir vu et revu durant sa longue vie, elle ne cesse de les redécouvrir.

« Her voice takes our soul »
Maiya n’a pas une voix très imposante. Elle a gardée celle qu’elle avait lorsqu’elle était un peu plus jeune. Sa voix de velours sait s’imposer d’elle-même. Dans un registre un peu plus grave que les voix féminines habituelles, elle semble empreint d’une sagesse profonde. Elle ne hausse pas souvent le ton et ne se souvient pas de la dernière fois qu’elle a crié sur quelqu’un. Elle n’a généralement pas à le faire car sa détermination réside dans chaque octave qu’elle produit.

« rhinestone falling from the sky »
Sa longue vie sur l’île l’a énormément musclée. Elle qui était arrivée frêle et fragile, elle s’est sculptée un corps plus solide et adapté à son environnement sauvage. Depuis qu’elle est arrivée, elle court très souvent et fait de la musculation. Elle sait que son autorité ne peut tenir qu’à sa force mentale. Pour elle, une femme doit toujours savoir se défendre. Ça lui aurait évité des ennuis par le passé. Elle apprécie aussi prendre soin d’elle et n’aime pas être crasseuse ou sale. Elle se lave le plus souvent possible et s’occupe énormément de ses cheveux qu’elle aime brosser.

Elle ne s’habille pas Chanel, mais elle fait un minimum attention à son image. Elle ne se permet pas de porter des robes ou des jupes (surtout que depuis son temps, les femmes ont enfin le droit de porter des pantalons). Ainsi elle revêtit souvent des pantalons confortables aux couleurs de la nature avec des t-shirt un peu plus léger, s’alliant avec la température assez fatigante de l’île. Elle arbore souvent une tenue presque militaire. Il lui ai arrivé cependant de se mettre en tenue de « soirée » lors d’occasions très spéciales… Mais ça, très peu de personnes s’en souviennent.


Tout le monde a une petite histoire... et moi aussi!

(l’histoire sera postée en deux fois parce que je dépasse les limites de forumactif :s)

Derrière l'écran, il y a... moi!

• Prénom et/ou Pseudo: Abby
• Age: 19ans

• Présence par semaine: 7 jours sur 7

• Comment avez-vous connu le Forum? PRD^^

• Que pensez-vous du Forum: Il est sympa. Le design me fait un peu mal au yeux mais en même temps je suis une taupe.

• Avez-vous déjà pris l‘avion? Si oui, vous êtes-vous déjà crashé sur une île bizarre en plein Pacifique? Oui et je suis toujours en vie, avec un pc… Le reste, ça ne regarde que moi^^

• Quel est votre niveau de cinglitude sur 10? Non c’est pas vrai ! Je ne suis pas folle ! Ma mère m’a fait tester !




Et pour terminer, un petit exemple de RP!

Spoiler:
 


Dernière édition par Maiya Raksha le Mer 20 Oct - 15:21, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar


Maiya Raksha
• Inscrit(e) le : 18/10/2010
• Messages Postés : 32


A b o u t. M e.
Côté Coeur & Amitiés:
You've got something to say?:
Dans mon sac à dos...:
MessageSujet: Re: Maiya Raksha - I'm Immortal Lun 18 Oct - 6:27

ENFANCE

──────────── 1835 - 1855 ────────────

Nous sommes le 4 Aout 1835. Dans une maison en bois près d’un baraquement britannique une femme enceinte crie. Sa femme de compagnie lui tient délicatement le poignet tendit que la sage femme revêtue d’un linge blanc entre précipitamment. Elle s’agenouille près de la mère.

- Vous n’avez pas appelez un Brahmanes pour la naissance ?

Dans des gémissements elle soupire un « non ». La sage femme soupire et soulève le linge de la femme. Le travail a commencé, ils ne peuvent attendre la bénédiction du prêtre. Dehors, un homme fait les cents pas. Avec lui attendent d’autres hommes, ses frères. Le futur père a les yeux graves et froncés. Un fils. Il veut un fils. Ses frères plus jeunes ont déjà eu des fils dont certains ont étés étudiés à la métropole colonialiste. Il lui faut un garçon pour perpétrer sa lignée. Pour perpétrer son nom. De l’autre côté de la porte, sa femme crie.
La maison est en boiserie ornée dans un quartier riche.
Monsieur Tarak est un commercial en liaison avec l’empire Britannique. Il assure l’approvisionnement de la capitale en coton et en matière première. Il a une place spéciale pour le colonisateur et il a reçu de nombreux « cadeaux » notamment cette somptueuse maison. Ses frères travaillent de près ou de loin dans le commerce et les liaisons avec l’homme blanc. Ils essayent un maximum de fermer les yeux sur les abus commis au nom de la civilisation de la population inférieure. Ils ignorent les regards haineux de leurs paires murmurant « traîtres » sur leurs passages.
Un cri cristallin déchire soudain le silence pesant de l’anti-chambre. La sage-femme murmure des bénédictions hindoues avant de sortir de la salle. Monsieur Tarak se redresse de toute sa hauteur. Il est grand, la barbe sombre et les yeux profonds. Il retient son souffle. La sage-femme se racle la gorge, sachant comment ce genre de nouvelles est prise par la haute société

- C’est une jolie fille.

L’homme craque les os de ses doigts et hoche la tête en remerciant la femme. Il entre ensuite dans la chambre et rejoint sa femme. Il s’assoit à côté d’elle et regarde la petite chose qu’elle tient dans ses bras. Le bébé a les yeux fermés et un air serein à souhait. Sa femme, épuisée murmure « Maiya… » qui veut dire Joie. Le père hoche la tête en répondant d’un « hum ». Il aura au moins la compensation de se rattacher à une autre famille qui sait…
Le calme était revenu dans la pièce jusqu’à ce que sa femme se torde en deux, de douleur… L’homme prit l’enfant et se leva pour appeler la sage-femme. Celle-ci revint et se précipita au chevet de sa patiente. Elle perdait trop de sang…

────────────────────────

- Maiya ! Par Brahman ! To break ! Break ! Bbbrrreeeaaakkk ! Un R !

La petite fille de 8ans était accoudée à la table de la salle de séjour, son père à côté d’elle, un livre anglais à la main. L’homme étant souvent en relation avec les britanniques, il avait apprit à parler Anglais très vite et il comblait ses lacunes en lisant chaque jour une page d’un livre d’apprentissage qu’un ambassadeur lui avait offert. A présent, il trouvait vital que sa fille unique apprenne cette langue devenue primordiale dans ce pays. Assise plus loin, sur une chaise, à broder des saris, la mère regardait la scène avec un sourire amusé. Après la naissance de Maiya, elle avait eu une hémorragie qui l’avait empêchée d’avoir d’autres enfants par la suite.

- To bleak.

- Non Maiya ! Brrrrrreak !

- Bllllleak !


Le père soupira, puis, il posa la livre sur la table considérant sa fille avec un sourire malicieux. Lui qui pensait avoir été le plus maudit des hommes en ayant reçu une fille, il s’était finalement prit d’une grande affection pour Maiya. Elle était très vive et apprenait vite malgré les apparences. La mère finit par plier le Saris et se leva. Elle regarda ses deux petits monstres et demanda :

- Qui veut un Gulabjam ?

- Moiiii !


Maiya se leva d’un bond et courut vers sa mère. Elle adorait ses petites pâtisseries à l’eau de rose ! Surtout que la cuisinière était incroyablement douée. Les repas étaient un émerveillement sans cesse renouvelé.

────────────────────────

- Maiya… Vient on rentre.

La mère de la jeune fille fit une petite pression sur son bras. En effet la vielle femme avait eu des problèmes de jambes dernièrement et devait s’appuyer sur quelqu’un pour marcher. Heureusement que sa fille, qui étudiait à la maison, était dans les parages. Mais elle ne supportait plus les regards qu’elle portait aux garçons de son age. Cela faisait déjà quelques temps qu’elle parlait souvent avec son mari d’un éventuel époux.
Leur choix s’était vite tourner vers les fils d’un collègue au père. La famille Raksha était Hindou et de très bonne réputation. Ils avaient des champs de cotons et des entreprises de tissages pour la colonie Indienne. Ils avaient un fils du même age que Maiya qui n’était pas excessivement horrible ni totalement bête comme ses pieds. Il suivait actuellement des cours de gestion à Londres aux frais du colonisateur. Il rentrerait bientôt au pays et il serait temps de négocier le mariage et la dote.

────────────────────────
- Bonjour.

Le jeune homme se pencha respectueusement. Dans un sari orange et doré, Maiya accepta humblement ses salutations. A ses côtés, ses parents et derrière le jeune homme, les siens. Il s’appelait Ambud. Il avait été choisit par ses parents pour être son époux. Il était très beau, grand et n’était pas gros. L’oisiveté des familles riches et la richesse de la nourriture indienne ne faisaient pas bon ménage avec les kilos. Il avait l’air d’une infinie gentillesse.
Ils se dirigèrent vers le salon et s’assirent autour de la table de discussion. A droite, la famille Tarak avec leur fille au milieu et en face, la famille Raksha avec le même modèle. Le sujet de discussion aujourd’hui était la date de mariage et le prix de la dot. Le mariage se déroulerait à la fin du mois prochain. Il y avait déjà 210 invités de prévus. La dot serait un don de terrain pour la famille du marié et une liaison commerciale assurée entre les deux entreprises familiales. Tout le monde y trouvait son compte.

De son côté, Maiya était satisfaite de son futur mari. Il avait l’air propre sur soi. Elle redoutait de devoir se marier à un vieil homme ronchon et moche. Là, il avait son age et avait l’air respectueux. De plus sa richesse assurerait un bon niveau de vie à Maiya. Tout allait bien.



LE MARIAGE

──────────── 1855 ────────────

Lilamayi, la domestique qui s’était occupée de Maiya durant son enfance, lui passait ses doigts dans les cheveux. Ses cheveux étaient longs et doux. Elle se l’ai étaient lavés avec une lotion à la rose. Une odeur douce et sucrée s’échappait de la future mariée. La domestique aida la jeune femme à revêtir son sari de mariage. Il était rouge avec d’immenses dorures. Elle avait d’immenses boucles d’oreilles en or et du maquillage royal. Lilamayi parlait beaucoup et très fort pour cacher les cassures de sa voix. Sa petite guerrière allait partir vivre ailleurs. Bien sur, elle la reverrait mais ce ne serait plus sa petite guerrière, mais ce serait une femme mariée… Elle s’essuya ses yeux rouges et mouillés d’un revers de la main. Alors qu’elle fixait des bijoux dans les cheveux de Maiya, Madame entra. La mère s’approcha et observa silencieusement sa fille dans le miroir. Tout était bien.
Elle venait à peine de quitter la chambre de la noce. Elle avait été préparée avec quelques domestiques, parfumée et décorée. Le mariage aurait lieu dans l’après-midi et la fête durerait jusqu’à tard la nuit. Ils avaient invités environs 350 personnes dont : la famille proche, la famille éloignée, collègues, connaissances, connaissances vagues… Les mariages de riches étaient toujours somptueux et bien garnis.

────────────────────────

La porte venait de se fermer. Le marié et la mariée s’étaient dirigés vers la chambre de noce sous le regard de leurs parents. La pièce était somptueuse. D’immenses tissus de couleurs pendaient du plafond et donnait un aspect féerique au lieu. Maiya s’assit sur le lit. Son sari était composé de plusieurs couches et il allait être assez difficile de l’enlever comme ça. Ambud se tenait près de la fenêtre. De là, on voyait au loin Bangalore et ses lumières fragiles. Il avait l’air tendu. Maiya comprit vite qu’elle devrait faire le premier pas. Elle enleva la première couche de son sari. Elle était maintenant dans une espèce de robe légère révélant une bonne partie de ses jambes. Elle se leva et s’approcha de son mari. Elle ne savait pas vraiment comme s’y prendre. Le bruit sourd de la fête, au loin, lui embrouillait l’esprit. Devait-elle lui sauter dessus sauvagement, l’enlacer ? Ambud se tourna et parut étonné de trouver Maiya derrière lui. Il sembla gêné. Il ne savait pas quoi dire. Comme un gamin qu’on prend en faute. Il se gratta la tête.

- Ecoutez… Enfin… Ecoute. Je… On peut leur mentir tu sais… Je voudrais attendre un peu.

Maiya fronça les sourcils. Evidemment dans ce genre de situation, la première chose à laquelle elle pensait c’était : était-elle si moche que ça ? L’homme sentit le malaise et lui prit les épaules.

- Maiya, ne t’inquiètes pas. Ce n’est pas toi… Je… J’avais une autre… Petite amie en fait.

Maiya passa alors de la mine renfrognée à la mine étonnée. Lui, un garçon de bonne famille, il avait flirter sans le consentement de ses parents ? Jamais elle ne l’aurait cru.

Ils s’assirent sur le lit et parlèrent la plus grande partie de la nuit. Il lui parla de la beauté de son ancienne petite amie. Elle était une fille de la classe inférieure qu’il avait rencontrée dans les champs de son père. Maiya avait l’impression de lire un roman. C’était une histoire destinée à la fugue, aux aventures, à l’amour contrarié… Mais non. Ambud avait décidé de suivre la tradition, de se marier avec elle. Il lui assura que l’amour viendrait avec le temps. Le temps… Elle avait l’impression d’avoir terminer sa vie, que maintenant, elle avait « finit ».





TOUS LES JOURS

──────────── 1855 - 1857 ────────────

Elle lisait. Elle lisait beaucoup. Elle lisait trop. Elle posa son roman sur ses genoux. Elle ne lisait pas des ouvrages de ménagères. Elle aimait les romans de combats, de guerriers et de guerres. Elle trouvait que la violence des hommes était presque belle. Elle était d’une telle passion que ça en était enivrant. Les hommes étaient les plus doués pour s’entretuer. Et ça, c’était paradoxale.
Maiya était une femme de lettre. Mais les femmes n’ont pas de places dans ce monde. Cette perspective décevait même Ambud, son mari. Il la voyait trépigner dans la maison. Il la savait très intelligente et lui répétait souvent que sa place était à l’école. Aussi bien en tant qu’étudiante qu’en tant que professeur. Ambud n’aurait jamais cru avoir une telle femme. Il aurait cru qu’elle serait soumise, toujours à la cuisine ou entrain de faire le ménage, entourée d’enfants… Mais Maiya n’était pas du tout comme ça. Elle n’était pas récalcitrante à l’idée d’avoir des enfants, mais elle n’aspirait pas à une passion sans borne pour les petits bouts. Sa mère les pressait en faisant sans cesse des références à des petits enfants. Evidemment, à son age elle avait déjà eu Maiya. Mais le mariage avait eu lieu tard et les deux époux s’étaient mit d’accord sur ce point. Ambud n’avait son autorité que sur la dimension économique de la maison. Sur tous les autres aspects, Maiya portait discrètement la culotte. Cela ne dérangeait pas le mari qui aimait voir sa femme ainsi. A vrai dire, son fort caractère la définissait entièrement. Et jamais il ne pourrait l’étouffer comme le faisait certains maris.
Elle fréquentait des femmes de lettres et des milieux littéraires. Elle avait un anglais savoureux avec un petit accent exotique. Elle était souvent invitée avec son mari aux soirées avec les colonialistes chez son père. Sa connaissance de l’anglais et ses connaissances littéraires en avait fait une petite curiosité dans le cercle des occupants.

Ainsi, Maiya vivait sa petite vie de femme cultivée à Bangalore dans une tranquillité rassurante. Mais un matin, une nausée lui prit, signe d’un nouveau tournant de sa vie.



MUKUNDA

──────────── 1857 ────────────

Dans son linge vert, le bébé dormait tranquillement. Maiya, pensive, observait son fils. Ambud arriva bientôt dans le salon pour rejoindre sa femme. Il se pencha aussi sur le berceau. Il caressa la petite joue de Mukunda. Son prénom signifiait « le donneur de liberté ». Dans ces périodes troubles, il était difficile de savoir ce qu’était la liberté. Maiya, en femme cultivée, ressentait les souffrances de son peuple… Mais en même temps sa famille, que ce soit ses parents ou son mari, recevait leur argent des Britanniques. Ils profitaient allègrement du financement des colonisateurs. Ils acceptaient timidement de se faire traiter de race inférieur. Ils acceptaient humblement de recevoir « la vraie éducation ». Mais sans cette « vraie éducation », serait-elle aussi cultivée qu’elle l’était. Elle ne savait pas de quel bord elle devait tenir. Ambud était aussi troublé qu’elle. Son comportement passif se manifestait par une indifférence forcée envers les évènements qui se déroulaient dehors.
Ils vivaient tranquillement dans une maison de banlieue, à proximité des champs de la famille. Ils avaient la protection des Britanniques et n’étaient pas assez nationalistes pour contester et risquer de tout perdre. Surtout après l’arrivée de leurs fils.
Le père Tarak avait accueillit son petit fils avec une émotion non dissimulée. Lors de la visite des parents de Maiya, il avait prit le petit garçon dans ses bras et rien n’avait pu les séparer de toute la soirée. Il était dans une véritable contemplation de son précieux héritier…

Maiya murmurait une berceuse hindoue. Sa mère lui avait apprit quelques jours plus tôt. Elle avait été euphorique. Elle s’était ramenée en trombe un après-midi avec des fiches de recettes pour enfants, des confitures, des draps, des tissus, des jouets, des sucreries… Comme si c’était elle qui avait eu un fils.

────────────────────────

- Maiya ! Ne le tient pas comme ça !

La vielle femme boita vers sa fille pour lui appliquer la main derrière la tête de Mukunda. Puis elle lui caressa la tête.

- Mon petit Mukunda… Il sera un grand commerçant. Non… Un politicien ! Il ira à Londres et il parlera à la famille royale ! Tu verras !

Maiya sourit tendrement devant les petites étoiles qui brillaient dans les yeux de sa mère. Ses mains tremblantes se dirigèrent alors vers une petite peluche en coton représentant un chat. Elle le secoua devant les yeux du bébé et rigola. La jeune femme avait l’impression que sa mère avait rajeunit de plus d’une dizaine d’années.
Dans la cuisine, les hommes parlaient business. En effet, les Britanniques avaient augmenté les taxes. Dans les magasins, les prix flambaient et la population s’énervait de plus en plus. Des mouvements anti-britanniques se formaient et se déformaient sous la force des armées colonialistes. Mais loin, dans leurs cocons, les hommes en avaient réduits les réalités à des chiffres, des prévisions et des taux…

La famille et le travail étaient finement liés par un lien fragile. Les hommes occupaient des positions stratégiques bien que différentes. L’un était plus du côté du peuple que l’autre et ils avaient différents objectifs et différents points de vues. Le père Tarak était fermement pour le régime colonialiste, disant que rien de mieux n’était arrivé depuis des centaines d’années. Les perturbations au sein du pays entre les différentes religions avaient pris fins. De son côté Ambud essayait de ne pas afficher ses doutes concernant le régime en place. Il hochait simplement la tête en murmurant des « hum ».

────────────────────────

Maiya de savait plus où donner de la tête. Entre les pleurs de Mukunda et les phrases hésitantes et paniquées de son mari, elle était perdue. Mukunda angoissait de voir son père dans cet état. Il avait eu une dispute concernant leurs opinions politiques et Monsieur Tarak était repartit, furax, criant qu’il allait dénoncer les collabos.
Finalement, Maiya reprit vite le contrôle de la situation. Elle envoya une gifle dans la figure de son mari.

- Ambud. Ca suffit. Tu es un homme. Agit comme tel.

Puis, elle mit Mukunda dans ses bras et s’habilla pour sortir devant les yeux incrédules de son mari.

- Je vais chez mon père. Je reviens ce soir.

Elle sortit et se fit conduire jusqu’à la grande maison familiale. Elle salua chaleureusement Lilamayi qui semblait pourtant soucieuse. Puis elle poussa la porte. Elle vit la grande silhouette de son père, tourné vers la fenêtre du salon, les yeux perdus dans les feuillages du jardin. La mère sortit de la cuisine, s’appuyant sur sa canne. Elle parut d’abord surprise de voir sa fille, puis elle considéra son mari et sortit. Maiya lui fit un signe de tête respectueux et s’avança dans le salon. Le père Tarak n’eut même pas besoin de se retourner pour savoir qui se trouvait là.

- Papa… Tu ne peux nous faire ça.

L’homme resta silencieux.

- Papa… Ambud restera un allié financier fidèle.

Elle s’approcha et elle posa sa main sur l’épaule de son père. Elle savait à quel point son mari représentait un peu le fils qu’il n’avait jamais eu. En plus la politique était un sujet houleux en ce moment. Finalement le père Tarak concéda à sa fille que l’union commerciale qui les unissait ne serait pas brisée. Il ne dénoncerait pas sa fille et son mari. Par contre, Ambud serait dispensé à l’avenir, de venir aux réunions de familles…

Des lendemains heureux en perspective…



LA PARLEUSE

──────────── 1857 - 1860 ────────────

Maiya lissait son sari sur ses genoux. Elle était stressée. Il était 9heure du matin et elle était dans le bureau de l’ambassadeur Britannique. Elle était seule pour l’instant dans la pièce. Une secrétaire Indienne lui apporta un thé à la menthe qu’elle but d’un coup pour se redonner un coup de fouet. Finalement, un homme petit et blond entra dans la pièce. Un européen assurément. Il avait le même air prétentieux qu’avaient les expatriés. Il s’assit et remit en place ses papiers.

- Alors alors, Madame Raksha. Votre père est un grand ami ! Comment va-t-il ?

Maiya sourit et baissa les yeux.

- Il va très bien. Il vous envoie ses plus sincères salutations.

L’homme sourit à grandes dents. En effet, il recevait des parts non négligeables du commerce de Monsieur Tarak. Il avait dernièrement reçu une demande de faveur : il devait prendre sa fille comme interprète. Maiya avait pendant un long moment exprimé son envie de travailler dans les langues. Ainsi, son père l’avait remercié de son héritier, de son courage et de son envie de se battre en faisant « jouer les contacts ».

- Alors, Madame Raksha. Je vois que votre anglais est impeccable. De plus, vous venez d’une famille réputée donc j’imagine que vous êtes d’une politesse irréprochable.

La femme rougit et baissa la tête timidement. Elle se recoiffa et releva la tête en souriant à pleine dent aussi.

- Ho Monsieur Thompson, vous me flattez beaucoup trop.

- Oui oui, je sais… Mais que voulez-vous ! Quand on est en face d’une femme aussi agréable et cultivée, on en a le vertige !

L’homme était dynamique et faisait de grands gestes avec ses bras. Il portait une chemise bleue d’où des auréoles étaient dessinées sous ses bras et sur son torse. Maiya rigola. Cet homme était très rigolo. L’humour britannique était réputé pour être absurde et extravagant comparé à la discrétion culturelle Indienne.

- Bon bon bon bon ! Madame Raksha ! Je pense que ça va coller entre nous ! Vous savez, le piston, souvent c’est juste parce qu’on aime bien le père de… Tout ça. Mais vous, je vous rassure : vous êtes la personne qu’il me faut ! Je sais que vous allez faire du très bon travail !

Maiya inclina respectueusement la tête et le remercia chaleureusement. Ils se serrèrent la main. La jeune femme retint bien cette poignée moite et chaude. C’était le départ de sa nouvelle vie de femme active.

Son travail consistait à traduire des textes Indiens en anglais. Elle était l’interprète de l’ambassadeur dans ses déplacements sur le territoire et lors de soirées chics. Elle était même sa conseillère concernant les cadeaux à offrir à tel aristocrate, la tenue la plus adéquate lors d’une cérémonie d’ouverture officielle, les gestes à avoir en société. Elle était aussi vite devenue une amie sincère. Gideon Thompson était souvent invité à la maison avec sa femme des Raksha. Au début, Ambud avait émit des doutes concernant cet ambassadeur. Mais très vite, il avait reconnu en lui le même homme qu’il était : un mari respectueux et attentif. Il n’y avait rien à craindre.

Rien à craindre venant de lui… Mais rien n’était moins sur concernant sa hiérarchie.


LE DÉPART

──────────── 1860 ────────────

Ambud se tenait au milieu du salon, un papier dans la main. Maiya referma la porte derrière elle. Elle venait de rentrer de l’ambassade. Son fils était dans sa chambre entrain de travailler les devoirs que le professeur à domicile lui avait donné. Ambud était décomposé. Maiya posa son sac et s’approcha de son mari.

- Ambud, qu’est ce qui se passe ?

L’homme n’arrivait pas à détacher ses yeux de la feuille. Il la serrait depuis à peu près 15 minutes. Maiya saisit la feuille et la lit.


Citation :
Madame Raksha,

L’empire Britannique vous réquisitionne pour un voyage colonial vers l’Est. En effet, des contrées barbares peuples notre monde et nous devons les civiliser pour les aider à se développer. Notre ambassadeur sur le terrain, Monsieur Thompson nous vanté vos qualités diplomatiques et linguistiques. C’est ainsi que nous vous intégrons au voyage maritime colonial numéro 1453 à bord du Wolfstone.
Le départ sera le 6 Novembre à 17h au port de Madras (Chennai). Veuillez vous munir du’une piève d’identité ainsi que des bagages nécessaires pour un séjour de deux semaines en mer.

Sa majesté vous remercie de participer à sa grandeur à travers le monde.

Cordialement,

Chargé des colonies Britanniques, James Staenberg.

Maiya restait sans voix devant ce morceau de papier. Le sceau officiel avait bombardé le papier. Cette missive était à présent des racines de fers tirant Maiya loin de chez elle. Elle sentait déjà son pied se perdre hors du territoire, flotter loin, dans des eaux profondes et meurtrières. Ambud observait à présent sa femme au teint pâle. Elle leva ses yeux pleins de larmes. Ses sanglots restaient bloqués dans sa gorge. Ambud se racla la gorge et lui demanda, la voix tremblante :

- On va faire quoi ?

Maiya ferma ses yeux pendant 10 secondes. Ces secondes parurent incroyablement longue pour le mari inquiet. Maiya rouvrit les yeux, un air décidé sur le visage. Elle essuya les larmes d’un revers de la main.

- Je vais faire ma valise.

Elle se retourna, prête à partir dans sa chambre mais elle fut stoppée par la main de fer de son mari, lui tenant le coude. Il inspira et émit un souffle tremblant.

- Qu’est ce qu’on va faire ?

D’une voix décidée et calme, Maiya répondit doucement.

- Maman t’aidera pour Mukunda.

Puis elle se dirigea d’un pas énergique vers sa chambre. Elle ouvrit l’armoire et s’effondra. Elle s’agenouilla dans sa penderie, sur ses draps. Elle pleura doucement et silencieusement pendant de longues minutes avant de se relever et de faire sa valise. Dans la soirée, le repas fut silencieux et mort. Mukunda comprit vite que quelque chose se préparait.
Le lendemain, Maiya parla sérieusement à son fils lui expliquant qu’elle serait absente quelques temps et qu’il n’y avait rien à craindre. Elle lui confia son père qui serait sûrement bouleversé par son départ.

────────────────────────

Les semaines avant le départ furent dramatiques. Maiya ne cessait de croiser le regard de son mari plein de désarroi et de détresse. Il avait l’air si perdu alors qu’elle n’était même pas partit. De leurs côtés, les parents de Maiya étaient partagés. Son père était fière qu’elle serve ainsi la nation et sa mère ne pensait qu’au danger. Maiya dû redoubler de force pour ne pas craquer devant ses géniteurs. Elle avait eu envie de crier, de pleurer dans les bras de sa mère, mais elle se retint. Elle devait se montrer forte. Pour son fils, pour son mari, sa famille.

────────────────────────

6 Novembre, 16h30, Chennai. Ambud tenait son fils par la main. Maiya s’approcha d’eux avec un billet dans les mains. Le billet était en carton humide et le sceau colonialiste était imprimé dessus. Elle ne savait pas quoi dire à ses hommes. Elle déposa un baiser timide sur la joue de son mari et elle s’accroupit pour caresser la joue de son fils. Elle l’effleura du bout des doigts. Elle le serra contre elle et versa d’amères larmes qui coulèrent et mouillèrent son cou.

Puis elle s’essuya les yeux, se redressa, dit un au revoir et esquissa un faible sourire. Enfin, elle se retourna et partit vers le grand bateau. Elle ne se retourna pas. Elle savait que si elle se retournait, elle n’irait pas. Et si elle n’y allait pas, les colonialistes lui rendraient la vie dure. Elle continua fermement jusqu’à la passerelle. Elle tendit son billet au capitaine rabougris qui le vérifia sommairement avant de le lui rendre. Elle gravit le ponton de bois. Elle crut que ses jambes pesaient environs 100 kilos. Elle fournissait des efforts surhumains. Elle avait l’impression de perdre un morceau de son corps. Son estomac chavirait dans son corps, se retournait, se contractait, mangeait les autres organes. C’était le bordel. Elle arriva sur le pont du bateau. Elle eut un mouvement réflexe des épaules mais se retint de se retourner. Elle ferma les yeux quelques secondes et souffla.

- Bonjour !

Elle ouvrit les yeux. C’était une femme assurément Indienne, mais elle portait une espèce de tailleur. Elle avait la peau foncée du pays mais avait des manières, des bijoux et des habits européens. Elle tendit sa main que Maiya saisit immédiatement.

- Je suis Caroline.

- Heu, Maiya.

Elle s’extasia sur la beauté de son prénom et lui fit la visite du navire. Elle était diplomate britannique. Elle lui expliqua que sa mère était indienne et que son père était un militaire colonialiste. Ceci expliquait clairement cela. Elle lui montra aussi leur chambre. Elles seraient à deux dedans. Maiya n’était pas habituée mais savait qu’elle serait bien avec cette Caroline. Au moins elle serait en bonne compagnie durant ce long périple…

Elle posa sa valise sur le lit et regarda la mer. Si elle avait su qu’elle allait la voir le restant de ses jours…



PERDUE EN MER

──────────── 1861 ────────────

Janvier 1861,

Nous dérivons toujours avec le vent. L’eau berce doucement l’immense navire et berce aussi nous sentiments houleux et révoltés. Cela fait bientôt 4 semaines que le capitaine à perdu la route. Il se défend en disant que les vents ont été trop violents et que les courants ne correspondaient pas à ce qui était prévu. Les militaires du rafiot commencent à échauffer les esprits, ils veulent sûrement faire une mutinerie.
Caroline m’assure que tout ira bien. Elle a l’air sir calme qu’elle pourrait presque calmer la rage qui me consume de la tête au pied. Je suis un immense brasier bouillonnant qui ne fait que rouler jusqu’à la cantine et jusqu’à son lit. Je me retourne et me retourne sur ma couche en pensant à la probable lettre qu’à reçu Ambud l’informant de la perte de mon bateau. Mukunda devait être entrain de pleurer sa mère morte engloutie par les eaux. Elle n’était certainement pas morte, mais elle était engloutie par les eaux. Le son des vagues a littéralement envahi ma boite crânienne. Comparé au calme de la banlieue de Bangalore, ici le son du fracas de l’eau ne fait que rythmer nos pas et notre respiration.
Comme une sorte de menace sourde, le vide sous nos pieds nous rappelle tous les jours qu’il n’attend qu’une faille humaine ou matérielle pour nous avaler. Nous tomberions dans son gosier d’acier trempé. Il broierait nous os et sucerait notre chair. Il enlèverait notre âme de notre corps pour en nourrir les poissons et les baleines.

La colonne vertébrale liquide qui fait rouler notre navire n’a pas de fin. Et le départ nous semble si loin que nous pensons être né sur ces planches. L’humidité fait désormais partit de nos fibres et de nos vêtements. Mes saris ne sont plus que des étoffes moisies sentant la transpiration et le sel. Le sel nous consume jour après jour, dévorant de son avide salive corrosive. Ca gratte, ça pique, ça infecte. Nous avons eu 2 morts. Ils s’étaient coupés sans en parler au médecin et ils ont attrapés des infections mortelles. Nous n’avons pas eu d’autres choix que de jeter les cadavres par-dessus bord. Combien encore allons nous en semer derrière nous, dans l’écume blanche ? Certains jours j’y vois des nuages.

Et si le paradis était sous nos pieds ?



TERRE EN VUE !

──────────── 1861 ────────────

Mars 1861,

Nous avons amarré sur une île. Elle semble inhabitée et notre capitaine ne sait pas du tout où nous sommes. Nous comptons sur la présence de gens réputés sur le navire pour espérer des secours. Nous avons établis un camp sur la plage. Nous avons perdu 2 autres personnes juste avant de découvrir le lopin de terre. Ils étaient malades et vomissaient du sang. Nous soupçonnons le médecin de les avoir tuer par peur d’une épidémie.

Le sol ferme nous fait du bien. Notre corps est encore un peu habitué à tanguer alors nos estomacs supportent mal la stabilité. Le bruit des vagues m’obsède. Caroline m’a assurée que ça se calmerait. Elle est d’un optimisme à toute épreuve. Elle semble satisfaite d’être arrivée sur cette île. Elle m’a racontée que sa vie de femme rangée ne lui plaisait pas beaucoup et que les aventures sauvages l’attiraient énormément…

J’avoue bien aimer l’inconnu et la découverte de nouvelles choses. J’aurais cependant préféré faire la démarche de vouloir partir ainsi comme une guerrière des anciens temps. Je ne suis peut être pas faite pour ce genre de choses. J’en rêvais tellement pourtant… Et là, la réalité s’est fracassée contre mon visage et les morceaux se sont plantés dans ma poitrine. Je ne cesse de penser à Ambud et à Mukunda. Mes prières sont tournées vers eux. J’aimerais tant qu’ils arrivent à surmonter mon absence.

Je pressens quelque chose arriver. Je pressens que jamais je ne repartirais. Ou alors, morte, emportée par les eaux. Je pressens qu’une chose est à l’œuvre à travers cette jungle. Elle contamine nos esprits et corrompt nos corps. Les militaires s’échauffent de plus en plus avec l’équipage. Les diplomates ont baissés les bras et se morfondent tous dans leurs coins à pleurer qu’ils vont mourir.

Nous pleurons tous en fait. Caroline pleure avec son sourire figé. Les militaires pleurent avec leurs points. Et je pleure avec ma colère. J’aurais aimé pouvoir blâmer quelqu’un, avoir un visage à haïr et à frapper. Mais il n’y a aucun responsable de tout ça. Une suite d’évènements que les Dieux nous ont envoyés dans un but inconnu encore. J’aimerais tant pouvoir voir où ils veulent que j’aille… J’espère encore voir un chemin tracé vers ma destinée. J’aimerais tant être sure de ce que je fais. Mais mes pas sont hésitants et maladroits.

J’aimerais pouvoir marcher sans hésiter.



LES DISPARITIONS

──────────── 1861 ────────────

C’était la première fois qu’elle voyait Caroline comme ça. La pauvre avait les yeux dans le vide et ne quittait plus le petit revolver qu’elle avait emporté comme ça. Il n’était pas sensé servir mais vu la situation critique, elle l’agrippait fermement et devenait paranoïaque. Elle n’avait confiance qu’en Maiya. Pourtant, Maiya n’avait pas plus confiance en elle. Elles étaient des femmes, indiennes qui plus est, alors leur crédibilité était négligeable. Les militaires et l’équipage les regardaient négligemment. Evidemment certains regards étaient plus insistants que d’autres mais la présence d’un revolver calmait leurs ardeurs. Mais l’état psychologique de Caroline était préoccupant, quand tombera-t-elle définitivement dans la folie ?

A vrai dire, il était étonnant qu’ils n’aient pas tous déraillés. En effet, depuis 1 semaine, il y avait des disparitions toutes les nuits. Toutes les nuits, des gens disparaissaient dans le silence. Ils avaient beau faire des rondes, rassembler tout le monde au même endroit, les gens s’éclipsaient inexorablement sans qu’aucune action physique ne puisse l’en empêcher. C’était comme si une force invisible opérait derrière les gens. Maiya avait l’impression qu’à chaque fois qu’elle se retournait elle risquer de croiser le regard de ce qui était responsable de tout ça. Comme si elle était constamment observée. Elle vivait dans l’angoisse persistante de disparaître aussi. Quand son tour viendrait ? Est-ce qu’elle allait simplement ne plus exister, comme ça, du jour au lendemain ?

Elle en avait rêvé, de disparaître, pour revenir chez elle. Rien ne lui était familier ici, rien ne lui rappelait la chaleur et la sûreté. Elle se sentait constamment en danger. Elle restait près de Caroline. Elle s’était déjà fait la réflexion suivante : une paranoïaque avec un flingue, était-elle plus dangereuse qu’une chose qui enlevait les gens ? En même temps, elle, au moins, elle pouvait la tenir à l’œil.

Mais pendant combien de temps encore la situation serait sous contrôle ?



LA VISION

──────────── 1861 ────────────

Maiya s’assit sur sa couche où Caroline était toujours agrippée à son revolver, regardant autour d’elle. Elle posa finalement ses yeux sur son amie. Elle se pencha vers elle et l’observa longuement avant d’oser ouvrir la bouche. Sa voix était rauque et pâteuse, signe de nuits d’insomnies et de tension.

- Maiya, qu’est ce qu’il y a ? Ca va pas ?

Maiya secoua la tête et se recoiffa. Elle rajusta son voile sur sa tête et se frotta les yeux. Sa respiration était rapide et ses muscles étaient tendus. Elle venait à peine de réaliser ce qui venait de se passer. Elle devait manquer d’eau, de nourriture, de sommeil, les trois. Car sinon, ce n’était pas possible. Sinon, ça bouleversait tout ce qu’elle croyait et envisageait. Caroline lui mit une main sur son épaule tremblante. La jeune femme avait encore les yeux dans le vide.

────────────────────────

2 heures plus tôt.

Maiya se pencha sur une plante verte qui dépassait du sol. Elle l’observa attentivement puis elle agrippa la tige et la tira de toutes ses forces. En sortit une espèce de patate, du manioc. Cette plante bâtarde poussait partout sur cette île. Par contre il fallait bien se laver les mains et bien laver le légume éplucher, en effet du poison naturel était sur sa peau. Une mauvaise préparation pouvait être fatale. Elle mit l’énorme patate dans son sac en toile et continua sa recherche de nourriture. Soudain elle sentit une présence tout près d’elle. Comme si quelqu’un l’observait fixement. Elle leva la tête et chercha du regard la source de cette gêne. Ne voyant rien elle baissa la tête vers le sol. C’est là qu’elle vit deux pieds nus. Elle bondit en arrière et tomba sur les fesses. Ce qu’elle vit en face d’elle l’horrifia et l’épouvanta.

Devant elle se tenait Ambud, son mari. Il portait une espèce de turban et avait un regard vide et triste. Il tendit une main vers elle. Maiya ne pu rien dire du tout tellement elle n’arrivait pas à assimiler l’information. Son mari était là, devant elle, elle aurait pu le toucher, tendre la main et caresser sa peau, elle aurait pu lui parler. Mais rien, absolument rien, ne sortait de sa gorge. Ses muscles étaient figés comme dans la pierre. Son corps était tendu comme si il s’était paralysé en une demi seconde. Tout ce qu’elle pouvait faire c’était contemplé son mari, immobile devant elle. Dans son regard elle lisait une détresse sans fin. Comme si il lui demandait « pourquoi tu nous as abandonné ? ». Elle avait envie de hurler qu’elle voulait revenir, qu’elle voulait les serrer contre elle. Mais elle n’y arrivait pas.

Elle cligna des yeux et en un coup de vent, il avait disparu. Elle se redressa et rampa jusqu’à l’endroit où il se trouvait. Rien. Mais qu’est ce que c’était ? Etait-ce la paranoïa qui lui montait à la tête ? Caroline l’avait « contaminée » ? En tout cas, le flou dans lequel elle venait juste d’aller restait dans sa tête. Elle avait une épaisse brume qui l’empêchait de réfléchir. Elle était tournée vers une seule pensée : rentrer au camp et dormir. Il fallait qu’elle se repose. Rien que le fait d’avoir vu son mari l’avait fait prendre 10ans, elle se sentait fatiguée comme si elle était restée éveillée des semaines entières.

Dormir.


LE MEURTRE

──────────── 1861 ────────────

Caroline avait disparue. C’était arrivé il y a deux jours. Maiya s’était réveillée et avait découvert sa couche vide. Sur son oreiller reposait tranquillement son revolver. Maiya l’avait prit. Il était encore chargé. Ca s’était passé à 2 mètres d’elle. Elle n’avait rien entendu. Le groupe avait énormément diminué depuis le début. D’une trentaine d’individus ils étaient à présent une dizaine. Les espoirs de survie et d’éventuels secours avaient depuis longtemps disparus, créant des tensions de plus en plus fortes. Il semblait que le mal qui faisait disparaître les gens s’était définitivement infiltré parmi eux. La jeune femme essayait pourtant de garder la tête froide et de ne pas montrer de signes de faiblesses. Elle était à présent la seule femme de l’équipe et elle avait peur que le désespoir pousse certains hommes à des actes irréfléchis.

Elle qui avait étudié l’histoire, la sociologie et des matières variée, elle savait que l’isolement et l’instinct de survie poussaient les hommes à faire des choix regrettables. Elle était aussi bien sur ses gardes concernant les bruits inconnus de la jungle que concernant les autres du groupe. Elle s’empêchait de dormir de peur de voir un homme débarquer en plein milieu de la nuit. 48h sans sommeil. Elle était littéralement un zombi. Le colonel du groupe l’avait bien remarqué. Il était le plus haut gradé depuis la disparition du capitaine. Cela faisait plusieurs jours qu’il lui tournait autour et qu’elle le surveillait de loin.

Nous sommes vendredi et le colonel Abblestone veut « passer à l’action ». Il profita du fait que Maiya s’était éloignée du camp pour se faire un brin de toilettes pour la suivre. La femme, exercée aux bruits de la nature avait tout de suite repéré que quelqu’un la suivait. Elle avait été tentée de retourner tout de suite au camp, mais pour aller voir qui ? Personne ne l’aurait aidé. Ils auraient peut être fait pires… Elle continua donc son avancée et se mit à courir n’importe où. Sur ses talons, l’homme lui courrait après. Mais l’entraînement du colonel primait sur les jambes frêles de Maiya. Finalement il lui agrippa le bras. La femme tomba à terre et, à sa suite, Abblestone. Elle entendit un bruit sourd et commença à se débattre comme un petit diable. Mais elle se rendit compte très vite que rien ne la tenait. Elle s’arrêta net et se releva. Le colonel gisait à côté d’elle, la tête éclatée sur une pierre. Elle se recula, voyant son premier mort d’aussi près. Elle se mit une main sur la bouche. Elle avait du mal à respirer. Un énorme poids lui écrasait la poitrine et ses jambes se mirent à trembler.

Au loin, des voix appelaient le colonel. Ils viendraient vite dans le coin pour le chercher. Et qu’est ce qu’ils trouveraient ? Maiya à côté du corps. Évidemment elle aurait beau s’expliquer, qui faisait la loi ? Assurément pas un tribunal équitable. C’était une femme, une indienne, elle n’avait aucune justification. Il fallait partir. Où ? N’importe où qui s’éloignait d’ici.

Elle se leva en s’aidant d’un arbre à côté d’elle. Elle fit quelques pas vers le Nord puis accéléra le rythme. Au bout d’un moment elle se rendit compte qu’elle était entrain de courir à grande foulée à travers la jungle. Elle n’avait plus conscience du temps. Elle n’avait plus conscience de son corps ni de l’effort. Elle déboucha finalement sur une grande plaine qui faisait face à une immense montagne. Elle apparut comme une salvation divine. Elle semblait être un chemin vers le ciel. Comme si les portes du paradis l’attendaient sagement. Elle courut encore. Jamais elle n’aurait cru courir ainsi dans une jungle inconnue, sans aucune affaire, sans aucun regret et sans aucune appréhension pour le futur. Elle entendait encore Caroline dans sa tête « tout irait bien. »



LE MONSTRE

──────────── 1861 ────────────

Elle se rafraîchissait dans la rivière. Elle s’était trouvée une sorte de petit terrier dans la pierre à proximité d’une source d’eau potable. Elle s’était bricolé un petit lit avec des feuilles et dormait relativement bien, seule. Elle n’avait plus l’angoisse de disparaître ou de se faire agresser par les fous du bateau. Ici elle se sentait en sécurité.

A l’aube du 3ème jour seule, alors qu’elle était près de la rivière, se mettant de l’eau sur les bras et la nuque, elle entendit des cailloux tomber. Elle leva la tête et émit un cri de surprise. Elle se releva et recula, dévisageant son visiteur.
L’homme portait un costume noir. Il avait un petit sourire narquois en coin et semblait tout à fait calme. Il n’était pas un passager du bateau. Une autre hallucination ? Non, celui-là semblait très réel. Mais d’où venait-il ? Cette île était-elle habitée finalement ? En tout cas, la présence de ce personnage dans cet environnement était insolite. Il semblait se détacher du paysage comme si il flottait à l’intérieur. Il pouffa et salua de la main.

- Bonjour Maiya.

La femme rajusta ses habits et se tritura les mains. Ce personnage avait beau être tout sourire et enjoué, il ne lui inspirait que de la méfiance.

- Vous… Vous connaissez mon nom ?

Il afficha un sourire carnassier malsain. Quelque chose clochait chez cet homme mais Maiya n’arrivait pas à savoir quoi. Elle voulait qu’il parte le plus vite possible.

- Oui Maiya. Je t’ai longtemps observé tu sais.

- Quoi ? Pourquoi ?

- Parce que tu es exceptionnelle.

- Moi ?

- Oui. Tu penses n’être rien, mais tu es beaucoup pour cette île.

- L’île ?


Au fur et à mesure qu’il parlait, il l’embrouillait. Chacune de ses affirmations lui faisait se poser plus de questions sur sa présence, sur cette île, les évènements étranges qui s’y passaient… Cet homme avait l’air parfaitement assuré et convaincu de ce qu’il disait, comme si il énonçait des vérités générales.

- Maiya…

Il fit un pas en avant que Maiya s’empressa d’exorciser en faisant un pas en arrière. Déjà que sa présence la dérangeait, elle ne voulait absolument pas que la distance entre eux diminue. Elle voulait savoir que si elle voulait s’enfuir, elle avait une marge acceptable avant qu’il ne la rattrape.

- Maiya. N’ai pas peur. Je peux t’aider. Je peux te faire quitter l’île.

Maiya fronça les sourcils. Son cœur s’emballa. Mais quelque chose l’empêchait de vraiment se réjouir de cette « nouvelle ». Maiya espérait du plus profond d’elle-même de retrouver son fils et son mari. Mais logiquement, c’était impossible. Et elle en avait connu des gens prêt à vous promettre la lune pour que vous fassiez quelque chose. Et puis non, sa présence était trop malsaine. Il semblait être tout droit sortit d’un enfers étrange. Une sorte d’esprit malfaisant prêt à corrompre toutes les âmes sans défenses. Et elle, elle était particulièrement vulnérable pour l’instant. Elle fit un pas en arrière et l’homme fronça les sourcils.

- Maiya voyons… Tu ne veux pas revoir ta famille ?

Elle fit un autre pas en arrière. Il ne fallait pas céder à ses paroles empoisonnées. Elle sentait qu’il crachait l’acide comme il respirait. Il était maléfique. Il fallait partir, s’enfuir, encore. Mais si cette chose était une envoyée du malin, arriverait-elle à le fuir ? Un seul moyen d’en être sur.

Maiya fit volte-face et commença à courir de toutes ses forces. Elle traversait la jungle sans se soucier de ce qu’il y avait derrière. A un moment, elle entendit des drôles de craquements, comme des sortes de criquets. Un souffle glacé léchait ses mollets. Elle accéléra une ultime fois et arriva sur des rochers au bord de la mer. Elle courut comme une dératée jusque sur la plage. Face à l’océan, elle se résolue enfin à se retourner. Rien. Elle souffla finalement, se rendant compte par la même occasion que sa poitrine la brûlait littéralement.



JACOB

──────────── 1861 ────────────

Elle se mit à l’abri dans une grotte naturelle creusée dans les rochers. Elle fit un feu pour la nuit. Elle ne dormit que d’un œil. Elle ne cessait de réfléchir à propos de cet homme maléfique. Le lendemain matin, elle trouva assez facilement des fruits. Elle les mangeait dans sa petite grotte lorsqu’elle entendit du bruit l’extérieur. Elle sortit la tête pour observer les environs. Elle sursauta : près de la mer, un homme en chemise beige et en pantalon de lin se lavait les mains dans la mer. A côté de lui se trouvait un panier plein de poissons.

Elle regarda autour d’elle. Personne d’autre. L’avait-il vu ? Avait-il sentit la fumée ? C’était étrange qu’il soit là. Les coïncidences avaient leurs limites. Même si Maiya n’était pas une extrémiste religieuse, elle se demandait à présent si le destin ne lui envoyait pas un signe pour la sauver. Qui aurait cru que sur cette île insignifiante, une jeune indienne aurait pu rencontrer autant de choses étranges ?

Elle se décida enfin à sortir de sa grotte. L’homme, à présent, était assit sur la plage et vidait ses poissons. Elle fit 3 pas dans sa direction et l’homme l’entendit. Il tourna la tête vers elle et lui sourit.

- Bonjour.

Maiya ne répondit pas tout de suite. L’homme était blond aux yeux bleus. Il semblait candide comme ça mais ses yeux reflétaient la sagesse qu’ont souvent les anciens. Sa barbe de trois jours lui donnait un air sauvage. Maiya s’assit à côté de lui à 2 mètres. Puis elle le regarda vider ses poissons. Leurs tripes tombaient mollement sur le sable. Le sang dégoulinait de ses doigts et tâchait sa chemise. Maiya, par réflexe, s’approcha et remonta ses manches pour limiter les dégâts.

- Merci.

Puis l’homme se remit au travail. Il continua ainsi jusqu’à avoir vider tous ses poissons, 6 au total. Puis il s’approcha de la mer pour se les relaver. Il revint ensuite vers Maiya et, en lui montrant son panier :

- On va les cuire ?

Maiya acquiesça. Elle prit une pierre qu’elle mit près de son feu pour griller les morceaux. L’homme s’assit à côté d’elle. Au bout de quelques secondes il lui tendit une main.

- Je m’appelle Jacob.

Maiya lui sourit, lui serra la main en retour.

- Enchantée, je m’appelle Maiya.

L’homme hocha la tête. Puis, il continua de surveiller le poisson.

- Vous avez vu un homme dans la jungle n’est ce pas ?

Sa voix était grave et profonde. Il avait perdu son air enfantin pour paraître à présent sérieux.

- Oui… Vous savez qui c’était ?

Il se gratta l’arrière de la tête.

- C’est le diable.

Il avait prononcé ce mot avec un léger sanglot dans le fond de la gorge. Il semblait déstabilisé à présent. Il tendit la main, prit la fourche qu’il avait amenée avec lui et retourna un morceau de poisson suffisamment grillé. Il fit de même pour les autres à côté. Maiya se risqua alors :

- Comment vous êtes arrivé là ? Vous êtes britannique ?

Jacob sourit et secoua la tête.

- Non non. C’est une longue histoire. Aussi longue que la votre Maiya. Et certaines histoires de valent pas la peine d’être racontées…

Maiya sourit poliment et sortit quelques herbes d’un linge. Elle les avait ramassées dans la jungle. Ses parents ayant eu un immense jardin, elle avait longtemps aidée les bonnes et les cuisinières à ramasser les plantes. Elle assaisonna ainsi le poisson. Jacob la regarda faire. Puis il fronça les sourcils.

- Comment vous avez su ? Je veux dire. Cet homme dans la jungle, comment vous avez su qu’il était le mal ?

Maiya haussa les épaules en testant la cuisson du poisson.

- Je ne sais pas… Un pressentiment qu’il ne m’apporterait que des ennuis.

Jacob la regardait toujours d’un air grave. Finalement la femme se tourna vers lui. Dans sa main se trouvait une feuille sur laquelle était posé un morceau de poisson cuit. L’homme la prit et y goûta. Il sourit.

- Très très bon ! Vous êtes bonne à marier Maiya.

Elle rigola timidement.

- Je suis déjà mariée.

Jacob se sentit un peu mal à l’aise et continua de manger son morceau de poisson. De son côté, Maiya prenait de timides morceau qu’elle portait doucement à sa bouche. Elle savourait ce moment. Ca faisait bien des jours et des jours qu’elle n’avait pas mangé de viandes. Les fruits et les légumes qu’elle trouvait ne comblaient pas tous ses besoins vitaux. Elle s’était dernièrement sentit un peu faible. Mais rien qu’au goût de ce poisson, elle reprenait des forces. Brisant le silence, Jacob dit, sérieusement :

- Vous m’aideriez Maiya ?

La femme fronça les sourcils, mâchant un morceau de viande. Elle s’essuya le coin de la bouche.

- Comment ? A faire quoi ?

- A aider les gens qui viendront sur cette île.

- Qui doit venir ?

- Personne en particulier.

- Je ne comprends pas vraiment…

- Il faudrait que vous m’aidiez à aider les gens qui arriveront ici à choisir le bien. A ne pas céder à la chose que vous avez vu dans la jungle.


Maiya s’était arrêtée de manger pour écouter Jacob. Il continua.

- Je vous donnerais ce que vous voulez, dans la mesure du possible…

Maiya baissa timidement la tête. Elle observa le feu qui dansait devant eux. Elle releva la tête et demanda, sans convictions.

- J’imagine que vous ne pouvez pas me ramener ma famille…

Jacob hocha négativement la tête. Maiya soupira.

- Je ne sais pas ce que je pourrais vous demander… Je … Je ne sais pas.

Elle observa son poisson qui commençait à refroidir lentement. Jacob se pencha vers elle, comme lui faire une confession.

- Je peux vous donner la vie éternelle.



Dernière édition par Maiya Raksha le Lun 18 Oct - 18:20, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar


Maiya Raksha
• Inscrit(e) le : 18/10/2010
• Messages Postés : 32


A b o u t. M e.
Côté Coeur & Amitiés:
You've got something to say?:
Dans mon sac à dos...:
MessageSujet: Re: Maiya Raksha - I'm Immortal Lun 18 Oct - 6:27

POSEZ VOTRE FARDEAU

──────────── 1861 - 1867 ────────────

- Maiya, on a réussit à trouver un sanglier.

La jeune femme était assise près du feu, écrivant le rapport de la journée. Elle s’empressa d’ajouter « 1 Sanglier » dans la colonne des vivres. Elle referma le carnet et sourit à Lina. Elle était arrivée en 1863 avec ses amis. Ils avaient rejoint Maiya dans la plaine près de la montagne. Ils avaient fait la connaissance du « monstre » dans des circonstances tragiques. Ils étaient un équipage d’une vingtaine de personnes au départ mais la plus part avait disparu. A présent ils étaient 8. Le camp tournait relativement bien. Maiya avait été la leader naturelle depuis le début. Elle était là depuis « longtemps » et connaissait quelques lieux stratégiques. Elle organisait souvent de petites expéditions pour explorer les environs. Elle avait presque enterré son ancienne vie. Elle était bien loin d’elle à présent. Ca faisait environs 5ans qu’elle était partie et pourtant, elle n’y repensait plus. Elle savait pertinemment qu’elle ne repartirait pas. Par conséquent, elle avait prit la décision d’y penser le moins possible. Ca lui faisait du bien finalement.

Elle organisait simplement la vie des survivants et rendait quelques fois visites à Jacob dans sa statue près de la mer. Le monstre n’avait pas clairement réapparut depuis quelques temps. Des fois, on entendait des craquements caractéristiques mais son ombre noire n’apparaissait qu’à travers des arbres, au loin. Il passait furtivement, comme pour jeter un coup d’œil et il repartait, comme un voleur. Maiya surveillait les environs du coin de l’œil assez souvent.

Les vivres de l’île étaient suffisants pour faire vivre son petit groupe. Ce modèle de vie lui convenait tout à fait en fait. Simple et calme. Bien sur, ses fonctions lui avaient donné des responsabilités envers les gens et Jacob, mais elle les acceptait plutôt bien. Les nouveaux arrivants lui avaient donnés des nouvelles concernant l’extérieur. Elle les avait écouté d’un air distrait. Elle ne voulait pas trop se rapprocher de « ce » monde. Elle voulait maintenir la distance le plus possible. Elle ne voulait pas ne serait-ce qu’envisager de pouvoir revenir. Ca lui ferait trop mal.

────────────────────────

Elle était venue seule. Sur la falaise, Jacob l’attendait. Il observait au loin. Elle arriva à côté de lui. A l’horizon un bateau tanguait doucement dans la mer. Maiya fronça les sourcils et se tourna vers l’homme.

- Tu l’as amené ?

Jacob hocha la tête. Les yeux plongés dans l’horizon il dit simplement :

- Je vais aller voir comment ça se passe pour eux. Je te contacterais si j’ai des résultats.

Maiya hocha la tête et repartit en direction de la jungle.


GUIDER RICARDO

──────────── 1867 - 1869 ────────────

Jacob l’avait amené dans la soirée. Il était exténué et s’était endormit comme si c’était la première fois qu’il pouvait se reposer depuis des centaines d’années. Il avait une barbe en friche, des longs cheveux noirs. Il aurait pu avoir l’air d’avoir environs 40 ou 50ans. Mais Maiya devinait derrière toute cette crasse un homme de son age. Dehors, les autres dormaient.

Près du feu, Jacob s’assit avec Maiya. Il lui expliqua que cet homme allait l’aider à guider les gens. Il lui avait fait le même don qu’à elle. Ils allaient devoir s’allier pour être plus fort envers le « monstre ». Maiya était partagée et ne savait pas vraiment comment prendre cette nouvelle. Elle était soulagée que quelqu’un puisse enfin comprendre ce qu’elle vivait. Mais : est si ça ne collait pas ? Maiya savait qu’une incompatibilité d’humeur pouvait être fatal. Si on rajoutait en plus le fait qu’on était sur une île inexplorée et que le mal rôdait dans cette jungle, le futur semblait incertain et angoissant. Jacob s’en alla rapidement.

Maiya resta quelques minutes seule devant le feu, puis, elle se dit qu’il ne fallait pas trop anticiper tout ça. Elle devait agir sur le coup. Il faudrait expliquer la présence de l’homme aux personnes du camp. Ce ne serait pas le problème. « Former » ce Ricardo était une notion assez floue. En effet, il n’y avait pas grand-chose à apprendre à part l’instinct. Elle se demandait ce qu’avait cet homme pour que Jacob ai voulu le rendre immortel aussi… M’enfin, Jacob était aussi mystérieux que toute cette île et Maiya doutait un jour comprendre l’un ou l’autre…

────────────────────────

Rasé et lavé ce Ricardo ressemblait enfin à quelque chose. Il était perdu et ne savait pas vraiment où était sa place. Ca viendrait vite. Très vite. Les autres avaient acceptés sa présence comme les autres bizarreries de l’île : simplement et sans poser de questions. La vie reprenait son cours avec ses petites aventures. Le camp semblait incroyablement banal et rassurant sous cet angle. Plus rassurant encore que la vie paisible qu’ils auraient pu tous vivre dans le monde extérieur. L’étrangeté de l’île en devenait presque un paysage normal. Comme si tout avait toujours été comme ça depuis la nuit des temps.



MENER LES AUTRES

──────────── 1869 - 1992 ────────────

1954

Maiya venait d’arriver avec son groupe de 20 personnes. Son camp se trouvait dans la montagne à l’intérieur de grottes. Ils avaient creusaient des tunnels et aménageaient l’intérieur pour y vivre. En bas dans la plaine, Richard avait son camp composé d’une trentaine de personnes. Ils étaient souvent jeunes et intrépides. Contrôler leur fougue était un travail de chaque instant. Mais ce pourquoi Richard lui avait demandé de venir était d’un autre ordre. Elle arriva dans le camp et se dirigea directement vers la tente de son collègue. Elle poussa le tissus et trouva l’homme assit à un bureau. Il se tourna.

- Richard. J’ai vu des bateaux près de la côte.

- Oui. Ce sont des militaires.

- Des militaires ? Ils veulent quoi ?

- Faire des tests avec une bombe.


Maiya fronça les sourcils. Richard se leva et croisa les bras. Il regarda la jeune femme d’un air grave.

- Je dois leur demander de partir. Et si il refuse, on doit tous les tuer.

Maiya hocha la tête. C’était une décision difficile à prendre aussi bien qu’à appliquer. Mais étant donné que Jacob l’avait demandé, ils n’avaient pas grand-chose à dire en fait. Maiya ressortit pour établir un camp voisin à celui de Richard.

────────────────────────

Ils se préparaient à partir. Les militaires avaient tous été tués jusqu’au dernier mais il restait une bombe. Ce problème était préoccupant mais la menace directe avait été éradiquée. Richard prévoyait d’enterrer, ou au moins d’essayer d’enterrer, l’énorme objet à fin qu’elle fasse le moins de dégâts possibles si il arrivait un malheur. Mais dans l’après-midi, Maiya entendit de l’agitation dans le camp voisin. Elle s’en approcha et vit, de loin, des inconnus.

Richard s’entretint longuement avec eux et il les fit partir accompagné de quelques-uns de ses hommes. Maiya s’approcha.

- Richard, qu’est ce qui se passe ?

Il semblait un peu troublé.

- Des scientifiques, ils vont nous aider à sceller la bombe. Tu peux repartir Maiya, la situation est sous contrôle.

- Qu’est ce qui te dit qu’ils ne vont pas la faire exploser ?


Il leva les yeux vers elle et les planta dans son regard.

- Fais moi confiance.

En même temps, elle ne pouvait rien faire d’autre. Elle n’avait pas vraiment le contrôle de cette zone et puis, elle n’irait jamais à l’encontre de ses décisions. Il avait toujours été quelqu’un de sérieux et de droit, il faudrait vraiment que quelque chose de grave se passe pour que ça change.

Un peu angoissée quand même, Maiya repartit dans son camp pour indiquer qu’ils repartiraient dans la soirée. Quelques minutes plus tard, un étrange éclair frappa l’île. Le ciel était pourtant dégagé. Alors que Maiya sortit, elle croisa le regard plein d’étonnement de Richard. Il lui raconta plus tard qu’il avait fait une bien étrange rencontre avant que son visiteur ne disparaisse dans cet éclair.

────────────────────────

1992

Maiya marchait dans les baraquements vides. Le sol était peuplé de corps de part et d’autre du village. Ses pieds nus lui firent mal lorsqu’elle foula la route de pierre qui reliait les bâtiments. Ca faisait tellement longtemps qu’elle n’avait pas vu de vraies maisons, de vrais constructions comme ça. L’aspect moderne l’intriguait énormément. Elle tourna la tête. Richard émergea de la jungle avec son groupe. Il se dirigea vers Benjamin. C’était à présent le commencement d’un nouvel ère.



UN NOUVEAU VENU

──────────── 1992 ────────────

Benjamin Linus était un chef d’un autre ordre. Alors que Wildmore était fougueux et lunatique, Benjamin se montrait réfléchi et calme. On arrivait rarement à lire ses intentions dans son regard. Il était assez particulier de parlementer avec lui.
Il avait assigné Maiya à la surveillance de l’île. Elle était établie de manière permanente aux baraquements, mais elle devait faire d’immenses rondes sur l’île pour surveiller les activités diverses : Rousseau, le « monstre », le groupe du temple… Tout devait être minutieusement contrôlé. Et pour ça, Ben était le chef. Il avait le don de mettre les gens en faute rien qu’avec un coup d’œil. Ses grands yeux bleus roulés lentement jusqu’à vous et là, vous vous faisiez tout petit même si vous n’aviez rien fait.

Les recherches qu’il faisait sur l’île ramenaient sans cesse de nouvelles personnes, grâce au sous-marin. Si Maiya avait su s’adapter aux nouvelles technologies basiques, ça, elle n’arrivait pas. Pourtant Ben envisageait de l’envoyer sur le continent pour quelques « affaires ». Elle avait une véritable terreur de cet engin. Rendez-vous compte, une boite de conserve sous l’eau… L’oxygène tout ça… Même si Richard avait réussi à surmonter son scepticisme, il avait du mal à la convaincre d’essayer seulement.

Ses dernières années avaient étés riches en rebondissements. Les militaires, Dharma, Wildmore, les recherches de fécondité sur l’île. Ca avait été des affaires compliquées mais la collaboration entre les deux immortels n’avait jamais été ébranlée. Ils avaient une confiance entière l’un envers l’autre et si les chefs et les candidats changeaient régulièrement, leur place, elle, était permanente.

Combien de temps encore cette tranquillité allait être conservée ?



ET MAINTENANT...

──────────── 2004 ────────────

L’appareil déchira littéralement le ciel. Du haut de sa montagne, Maiya observait la scène avec 2 de ses plus fidèles compagnons : Rogers et Jess. La hauteur leur offrait une vue imprenable : l’avion c’était scindé en deux. Une partie plus vers le Nord et l’autre, à l’opposé. Il fallait vite redescendre aux baraquements pour recevoir les ordres de Ben. Maiya était tentée d’aller voir le morceau d’avion le plus proche, mais elle n’avait pas cette liberté.

Ces derniers temps, elle s’était quelque peu détaché de Ben. Elle ne comprenait pas certains de ses choix et commençait à se questionner sur sa légitimité. Mais elle gardait ce genre de réflexion pour elle. Peut être qu’un jour elle afficherait son hostilité de manière évidente, mais en attendant que la situation soit propice, elle préférait obéir aveuglément.

────────────────────────

Ils mirent 1 journée entière à descendre de la montagne et à rejoindre les baraquements. Les gens étaient euphoriques. Maiya rejoint immédiatement la maison de Richard. Ben devait être occupé ailleurs et elle préférait demander à son ami de longue date plutôt que déranger le chef. Il la briefa rapidement : un avion s’était écrasé. Ben l’envoyait faire de la surveillance à longue distance avec le moins de gens possibles. Elle ressortit de la baraque de Richard. Dehors, Jess et Rogers se reposaient.

- On décolle les amis.

──────────────────────────────────── 2007 ────────────

3 ans plus tard.

La situation avait changé du tout au tout. A présent ils étaient tous au village avec les survivants. Oui, les survivants. Ils avaient été obligés de s'allier avec eux contre la menace qui venait juste d'arriver. Évidemment, il y avait de fortes tensions. Maiya faisait généralement bande à part en restant avec les siens, les autres. Elle ne pouvait s'empêcher de regarder d'un air méprisant les survivants.
Mais à présent les adolescents s'étaient enfuis. Même si elle estimait que les gens faisaient leurs propres décisions, qu'ils meurent ou non, ça l'importait peu ; elle se sentait quand même un peu anxieuse de les savoir dehors comme ça... Et si leurs actes mettaient en danger son groupe ? Sales gosses...

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Co-Admin Rousse & Rebelle

avatar


Angel C. Delcourt
• Inscrit(e) le : 23/03/2008
• Messages Postés : 1667


A b o u t. M e.
Côté Coeur & Amitiés:
You've got something to say?:
Dans mon sac à dos...:
MessageSujet: Re: Maiya Raksha - I'm Immortal Lun 18 Oct - 12:38

Bienvenue sur le forum !!! Aprés mes 8h de cours enchainés de psychologie divers et variés, je n'ai pas le courage de lire ta fiche qui semble trés interressante et bien faite, donc si un admin passe par là avant ou si mon cerveau change de mode, je lirais ça plus tard Wink

En tout cas, si tu as des questions n'hésite pas Wink


[[ Bonnie change de personnage ^^ ]]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

| Tigresse de Lost Reversed! |

avatar


Katherine Austen
• Inscrit(e) le : 30/10/2009
• Messages Postés : 2622


A b o u t. M e.
Côté Coeur & Amitiés:
You've got something to say?:
Dans mon sac à dos...:
MessageSujet: Re: Maiya Raksha - I'm Immortal Lun 18 Oct - 13:27

Bienvenue sur le forum! Du sang neuf, voilà qui va faire beaucoup de bien! ^^


Je vais essayer de commencer à lire ta fiche. Franchement, elle est très longue, mais c'est super comme ça. C'est la preuve que tu connais ton personnage et c'est ça le plus important à la base. Bref, je vais essayer de lire ça et... je t'en redonne des nouvelles très bientôt! Mais si Bonnie ou Sawyer veulent s'y mettre, ça me dérange pas! Razz

Et comme l'a dit notre Bonnie, s'il y a quoique ce soit, hésite surtout pas à le dire!


WHEN YOU LOVE A WOMAN YOU TELL HER
THAT SHE'S REALLY WANTED
WHEN YOU LOVE A WOMAN YOU TELL HER THAT SHE'S THE ONE
SHE NEEDS SOMEBODY TO TELL HER
THAT IT'S GONNA LAST FOREVER
SO TELL ME YOU EVER REALLY
- REALLY REALLY EVER LOVED A WOMAN?

♪ Have you ever really loved a woman?♪ Vidéo
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar


Maiya Raksha
• Inscrit(e) le : 18/10/2010
• Messages Postés : 32


A b o u t. M e.
Côté Coeur & Amitiés:
You've got something to say?:
Dans mon sac à dos...:
MessageSujet: Re: Maiya Raksha - I'm Immortal Lun 18 Oct - 15:08

Merci pour l'accueil et désolée pour la longueur mais je pense que vous l'avez remarqué : mon personnage a 150ans (je vais pas spoiler les gens n'ayant pas finit lost ><) et j'espère que vous allez accepter mon personnage un peu spéciale :s
En tout cas c'est gentil de votre part et bonne lecture ^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

| Lost & Insecure |

avatar


James Ford
• Inscrit(e) le : 25/07/2007
• Messages Postés : 8234


A b o u t. M e.
Côté Coeur & Amitiés:
You've got something to say?:
Dans mon sac à dos...:
MessageSujet: Re: Maiya Raksha - I'm Immortal Lun 18 Oct - 17:58

YEAAH une longue fiche à lire xD
Je vais lire ça avec grand plaisir et on verra bien pour ton personnage après. En tout cas, bienvenue miss =D



Time is gonna take my mind and carry it far away where I can fly
My eyes are on you they're on you and you see that I can't stop shaking no, I won't step back but I'll look down to hide from your eyes 'cause what I feel is so sweet and I'm scared that even my own breath Oh could burst it if it were a bubble and I'd better dream if I have to struggle so I put my arms around you around you and I hope that I will do no wrong my eyes are on you they're on you and I hope that you won't hurt me Dancing
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lost-reversed.activebb.net


avatar


Maiya Raksha
• Inscrit(e) le : 18/10/2010
• Messages Postés : 32


A b o u t. M e.
Côté Coeur & Amitiés:
You've got something to say?:
Dans mon sac à dos...:
MessageSujet: Re: Maiya Raksha - I'm Immortal Lun 18 Oct - 18:22

Merki les gens c'est vraiment gentil ! ^^

(sur ce, je vais dodoter, j'ai cours tôt demain -_-)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

| Lost & Insecure |

avatar


James Ford
• Inscrit(e) le : 25/07/2007
• Messages Postés : 8234


A b o u t. M e.
Côté Coeur & Amitiés:
You've got something to say?:
Dans mon sac à dos...:
MessageSujet: Re: Maiya Raksha - I'm Immortal Lun 18 Oct - 18:24

aa bonne chance pour tes cours surtout -___-
Moi j'ai encore toute la soirée^^. Je vais essayer de lire ce soir, mais j'ai énormément de travaux...



Time is gonna take my mind and carry it far away where I can fly
My eyes are on you they're on you and you see that I can't stop shaking no, I won't step back but I'll look down to hide from your eyes 'cause what I feel is so sweet and I'm scared that even my own breath Oh could burst it if it were a bubble and I'd better dream if I have to struggle so I put my arms around you around you and I hope that I will do no wrong my eyes are on you they're on you and I hope that you won't hurt me Dancing
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lost-reversed.activebb.net


avatar


Sayid Jarrah
• Inscrit(e) le : 25/06/2010
• Messages Postés : 199


A b o u t. M e.
Côté Coeur & Amitiés:
You've got something to say?:
Dans mon sac à dos...:
MessageSujet: Re: Maiya Raksha - I'm Immortal Lun 18 Oct - 18:38

Bienvenue !! =D
Ta fiche m'a l'air... géniale !
Ayant cours avec Bonnie ^^ je n'ai pas non plus le courage de lire ta fiche pour l'instant même si ce n'est pas l'envie qui manque. Je tâcherai de la lire durant ma semaine pédagogique Razz encore bravo pour cette jolie fiche !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar


Maiya Raksha
• Inscrit(e) le : 18/10/2010
• Messages Postés : 32


A b o u t. M e.
Côté Coeur & Amitiés:
You've got something to say?:
Dans mon sac à dos...:
MessageSujet: Re: Maiya Raksha - I'm Immortal Mar 19 Oct - 1:20

Merci beaucoup >< j'espère qu'elle est bien écrite :s
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Princess Leïa, Juliet's Daughter

avatar


Leïa Scott
• Inscrit(e) le : 22/02/2010
• Messages Postés : 988


A b o u t. M e.
Côté Coeur & Amitiés:
You've got something to say?:
Dans mon sac à dos...:
MessageSujet: Re: Maiya Raksha - I'm Immortal Mar 19 Oct - 7:15

J'AAAAAAAAADOOOOOOOOOREEE Very Happy Ton histoire est super Smile && puis Kristin Kreuk est splendide !! & les images vont super bien avec l'histoire Smile

Bienvenue Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://TOtakeAWAY.skyblog.com/


avatar


Maiya Raksha
• Inscrit(e) le : 18/10/2010
• Messages Postés : 32


A b o u t. M e.
Côté Coeur & Amitiés:
You've got something to say?:
Dans mon sac à dos...:
MessageSujet: Re: Maiya Raksha - I'm Immortal Mar 19 Oct - 8:26

Merci Leïa !!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

| Tigresse de Lost Reversed! |

avatar


Katherine Austen
• Inscrit(e) le : 30/10/2009
• Messages Postés : 2622


A b o u t. M e.
Côté Coeur & Amitiés:
You've got something to say?:
Dans mon sac à dos...:
MessageSujet: Re: Maiya Raksha - I'm Immortal Mer 20 Oct - 12:46

Bon, déjà désolée du délais! Sans te raconter ma vie (c'est loin d'être intéressant ^^), j'avais pas vraiment la tête à tout ça... bon c'est pas vraiment mieux aujourd'hui, mais je vais faire un effort puisque tu attends depuis quoi? Deux jours? Bref, j'y vais de ce pas. Razz

Je peux cependant déjà te dire qu'il te manque ton exemple de rp, mais ça, c'est un tout petit détail. ^^ Sinon je sais que notre Sawyer national devait t'envoyer un mp... mais je sais pas si c'est fait... Avec sa petite mémoire de poisson rouge comme elle le dit si bien, on sait jamais à quoi s'attendre. ^^

Edit: Donc oui, je te validerais, mais il te manque toujours ton exemple de RP. Ça peut en être un que tu as fait sur un autre forum. Le thème, le personnage et l'histoire importe peu. On a juste envie de voir ce que tu peux faire en matière de RP. Donc... poste ton exemple de RP et tu seras validée. Tu devras cependant communiquer avec Sawyer si tu n'as pas reçu de MP. Il y a des petites choses à préciser concernant ton personnage, mais ce n'est pas grand chose. Sinon j'aurais peut-être allongé le bout concernant les survivants et tout, mais vu la longueur de ta fiche, je vais être raisonnable et te laisser tranquille avec ça. ^^


WHEN YOU LOVE A WOMAN YOU TELL HER
THAT SHE'S REALLY WANTED
WHEN YOU LOVE A WOMAN YOU TELL HER THAT SHE'S THE ONE
SHE NEEDS SOMEBODY TO TELL HER
THAT IT'S GONNA LAST FOREVER
SO TELL ME YOU EVER REALLY
- REALLY REALLY EVER LOVED A WOMAN?

♪ Have you ever really loved a woman?♪ Vidéo
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar


Maiya Raksha
• Inscrit(e) le : 18/10/2010
• Messages Postés : 32


A b o u t. M e.
Côté Coeur & Amitiés:
You've got something to say?:
Dans mon sac à dos...:
MessageSujet: Re: Maiya Raksha - I'm Immortal Mer 20 Oct - 14:48

J'ai bien reçu un MP de Sawyer mais il (elle ?) ne m'a pas parlé de quelconques changements. Je suis entrain de terminer le test RP >< mon frère a débarqué dans la soirée donc j'ai pas pu le finir plus tôt désolée :s
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

| Tigresse de Lost Reversed! |

avatar


Katherine Austen
• Inscrit(e) le : 30/10/2009
• Messages Postés : 2622


A b o u t. M e.
Côté Coeur & Amitiés:
You've got something to say?:
Dans mon sac à dos...:
MessageSujet: Re: Maiya Raksha - I'm Immortal Mer 20 Oct - 14:53

En ce qui concerne Sawyer, c'est un "elle" en réalité. ^^ Mais bravo, je pensais qu'elle aurait pas pensé au MP. Elle m'impressionne! Faut dire qu'elle dit toujours qu'elle a une mémoire de poisson rouge, mais je ne fais que la citer! Razz

Sinon... J'ai dit changements? Ç'a dû m'échapper parce qu'en fait, c'était peut-être davantage spécifications que j'aurais dû écrire. Mais cherche pas, j'ai moi-même du mal à me comprendre aujourd'hui, donc...!

Et pour ce qui est de ton rp, tu peux faire qu'un copier/coller d'un RP que tu as déjà fait sur un autre forum. C'est pas vraiment un test, c'est juste pour avoir un léger aperçu de ton niveau. Qui doit être très bon si j'en juge par ta fiche. J'aime bien ton style soit dit en passant! ^^ Donc dès que ton exemple est posté, fais-le moi savoir et je te posterai le truc de validation. Wink


WHEN YOU LOVE A WOMAN YOU TELL HER
THAT SHE'S REALLY WANTED
WHEN YOU LOVE A WOMAN YOU TELL HER THAT SHE'S THE ONE
SHE NEEDS SOMEBODY TO TELL HER
THAT IT'S GONNA LAST FOREVER
SO TELL ME YOU EVER REALLY
- REALLY REALLY EVER LOVED A WOMAN?

♪ Have you ever really loved a woman?♪ Vidéo
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar


Maiya Raksha
• Inscrit(e) le : 18/10/2010
• Messages Postés : 32


A b o u t. M e.
Côté Coeur & Amitiés:
You've got something to say?:
Dans mon sac à dos...:
MessageSujet: Re: Maiya Raksha - I'm Immortal Mer 20 Oct - 15:22

Voilà mon test RP est posé^^ j'ai préféré en faire un avec le contexte du forum pour montrer le sale caractère de Maiya XD !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

| Tigresse de Lost Reversed! |

avatar


Katherine Austen
• Inscrit(e) le : 30/10/2009
• Messages Postés : 2622


A b o u t. M e.
Côté Coeur & Amitiés:
You've got something to say?:
Dans mon sac à dos...:
MessageSujet: Re: Maiya Raksha - I'm Immortal Mer 20 Oct - 15:33

Fouttu caractère la madame. Je sens que les toits des chaumières vont lever...! ^^ Bref, je te valide... et si jamais il y a quoique ce soit que je fais de travers, bah je décrète que c'est la faute de Sawyer. ^^ Ce que j'aime lui mettre tout plein de choses sur le dos! Razz


Enfin Validé(e)!

Pour t’aider à débuter, je vais te donner quelques liens utiles:

• Tu dois commencer par aller réserver ton avatar ici s'il n'est pas déjà réservé. Ça peut paraitre idiot, mais c'est une chose à faire. Si c'est un personnage de la série, il devrait déjà être réservé, mais ne prends pas de chances et jette quand même un coup d'oeil à notre liste. Nous ne sommes pas à l'abri des oublis!

• Ton premier post RP doit être dans la partie Flashback, dans le topic réservé à ton groupe. Tu devras y décrire ce qui s'est passé pour ton personnage depuis son arrivée sur l'île jusqu'à ce qui s'est passé pour lui dernièrement. Lis bien le premier post, tout est expliqué. Tu peux également lire ce que les autres ont écrit avant toi, ça te donnera peut-être quelques idées.

• De par ta validation dans un groupe, tu gagnes automatiquement un certain nombre de Noix de Coco. Il te faut donc aller les réclamer ici. Il ne faut pas hésiter à demander ce qui te revient de droit, ça pourra te servir afin de procéder à certains achats! Pour en savoir plus, poursuis ta lecture, tu auras un point concernant justement les Noix de Coco.

• Pour mieux t’intégrer au forum, tu peux utiliser la partie Liens & Rp et ainsi te former un cercle de connaissances sur le forum et de te trouver des partenaires de rp, bien sûr! Il ne faut surtout pas hésiter à demander et proposer des liens/topics. Personne ne mord dans le coin et tout le monde est content de se faire proposer un lien.

• Tu peux également créer des scénarios liés à ton personnage dans la partie qui est juste . Veille bien à donner toutes les informations pertinentes qui pourraient donner envie à quelqu'un de le prendre. Donc, vends bien ta salade.

• Tu peux demander aussi rang & logement par ici. Après tout, il faut bien habiter quelque part... eh oui, même sur cette île!

• Si tu te sens un peu perdu(e) sur le forum, tu peux retrouver toutes les informations nécessaires, mais aussi poser tes questions, dans la FAQ. Si ça ne suffit pas, n’hésite surtout pas à envoyer un MP à un Admin qui t'aidera à t'y retrouver. Pour nous joindre, passe par le menu déroulant sur l'Index, tu trouveras nos pseudos et tu pourras nous contacter en passant par là.

• Besoin d'un peu d'aide pour tes RP? Vas fouiller dans la section d'Aide au RP qui est disponible. Pour le moment, elle est peut-être un peu vide, mais ça se remplira tranquillement. Et si tu veux donner un coup de pouce, c'est également là que tu pourras nous en faire part!

• Toutes les intrigues spéciales (mission principales, parallèle ou proposées par les membres) et les missions de l’Île en cours sont accessibles ici.

• Le Système de Points de LR est activé. A ton profil, tu verras les termes "Noix de Coco". Ce sont les fameux points. Si tu souhaites avoir plus de détails à ce sujet, je t'invite à lire le topic explicatif qui est juste ici.

• Et finalement, tout le monde aime faire de jolies mises en page et tout, mais ce n'est pas nécessairement tout le monde qui s'y connait. Tu peux donc avoir accès à certains codes juste . Si tu en connais d'autres qui pourraient peut-être plaire, n'hésite pas à le faire savoir!


Et voila, je pense que je t’ai tout dit! Je te le répète, si jamais tu as une question sur quoique ce soit, n’hésite pas! Tu es aussi invité(e) à nous rejoindre dans le flood, on ne mord pas! Razz

Amuse-toi bien surtout! ^^


WHEN YOU LOVE A WOMAN YOU TELL HER
THAT SHE'S REALLY WANTED
WHEN YOU LOVE A WOMAN YOU TELL HER THAT SHE'S THE ONE
SHE NEEDS SOMEBODY TO TELL HER
THAT IT'S GONNA LAST FOREVER
SO TELL ME YOU EVER REALLY
- REALLY REALLY EVER LOVED A WOMAN?

♪ Have you ever really loved a woman?♪ Vidéo
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur




Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Maiya Raksha - I'm Immortal

Revenir en haut Aller en bas

Maiya Raksha - I'm Immortal

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Lost Reversed RPG :: Before getting lost :: The List :: Welcome Home-

Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Signaler un abus | Forum gratuit